Depuis longtemps j’avais envie de découvrir le Monténégro et les fameuses bouches de Kotor. C’est chose faite, et voici ici notre itinéraire sur 12 jours, au départ de Dubrovnik. Définitivement une belle découverte, plus pour ses parcs nationaux pour ses plages, et qui vaut vraiment le détour. Plus de détails dans les autres articles à venir !
J1 : AVION PARIS-DUBROVNIK
Arrivée à Dubrovnik à 18h30. Il est possible d’atterrir à Podgorica, capitale du Monténégro, mais les billets coûtent beaucoup plus cher et ce petit détour permet de découvrir ou redécouvrir Dubrovnik. Taxi jusqu’à la vieille ville de Dubrovnik (30 minutes).
J2 : VISITE DE DUBROVNIK, TOUR DES REMPARTS, PLAGE DE BELLEVUE
Dubrovnik est toujours une destination très courue. Traduire : il y a trop de monde. Une bonne option est donc de la découvrir très tôt. Le tour des remparts reste impressionnant avec sa vue sur la mer et sur la vieille ville dans laquelle il faut nécessairement flâner, d’autant qu’on peut faire un plongeon dans la mer depuis une toute petite plage de rochers, littéralement à deux pas d’un mur de la vieille ville. Et comme il fait très chaud en cette saison, finir la journée sur la plage de Bellevue, à ne rien faire et à regarder sauter depuis les hauts rochers les ados du coin.
J3 : PLAGE DE SILIC, BALLADE DANS DUBROVNIK ET PLAGE DE BANJE
Très chouette petite plage (toute petite), au calme, et à l’eau translucide; petit bar et un peu de musique juste à côté. Encore un tour dans Dubrovnik pour finir de découvrir ses églises et musées. Enfin plage de Banje, à supprimer de l’itinéraire tellement elle est invivable : trop de monde au mètre carré et trop de bruit.
J4 : ROUTE VERS LE DURMITOR – PARC DURMITOR
Direction l’aéroport pour récupérer une voiture de location puis route vers Zabljak, dans le parc du Durmitor. Prévoir un temps d’attente (2h15 précisément) à la frontière. Arrivée à Zabljak en fin de journée (6 heures de trajet au total) et première découverte du parc.
J5 : DURMITOR – LAC NOIR
Randonnée dans le Durmitor, découverte du lac noir et baignade dans un décor de rêve.
J6 : DURMITOR – ROUTE VERS SVETI STEFAN – SVETI STEFAN
Randonnée le matin, pique-nique et départ en début d’après-midi pour Sveti Stefan (3 heures). Première découverte de Sveti Stefan, magique en fin de journée.
J7 : SVETI STEFAN
Journée plage face à l’île de Sveti Stefan, un lieu incroyable. La plage est très grande, donc rien à voir avec la plage de Banje à Dubrovnik. Ca reste très calme, avec un tourisme plutôt local.
J8 : BUDVA ET SVETI STEFAN
Bus pour Budva (30 minutes), visite de la vieille ville et de la citadelle, retour en bateau vers Sveti Stefan (30 minutes) et après-midi plage.
J9 : ROUTE VERS LE LAC SKADAR, BOAT TOUR ET ROUTE POUR KOTOR VIA LA SERPENTINE
Départ matinal pour le lac Skadar (50 minutes), ballade (2 heures) en bateau dès 8 heures pour être seuls sur le lac, puis route vers Donji Soliv en passant par la route Serpentine et donc Kotor, jusqu’à Donji Stoliv (3 heures).
J10 : KOTOR et DONJI STOLIV
Visite de Kotor (30 minutes de trajet) puis découverte de la vie locale de bord de mer à Donji Stoliv, un hâvre de paix … Plage (ou plutôt jetée).
J11 : PLAGE ET PISCINE LE MATIN, BOAT TOUR POUR PERAST ET SES ILES L’APRES MIDI
Matinée dans l’eau puis tour en bateau (1h30) pour découvrir les deux îles au large de Perast puis Perast. A faire absolument.
J12 : RETOUR A DUBROVNIK PAR LE FERRY A LEPETANI
Fin des vacances ! Retour à Dubrovnik par le car ferry de Lepetani à Kamenari (10 minutes), itinéraire total 3 heures, avec à nouveau 1h d’attente à la frontière.
EN RESUME
Un itinéraire d’environ 1 000 kilomètres, assez peu chargé, ceux qui veulent visiter plus de choses dans chacune des villes auront largement le temps de le faire. Avec un enfant de 6 ans, on fait le choix de vacances avec des temps calmes (petits repos pour les enfants et pour les parents !) Il est aussi possible de faire plus de stops en voiture, mais finalement, même si les distances ne sont pas énormes, nous n’avons pas du dépasser les 90 km/h de tout le voyage, donc c’est à prendre en compte.
En tout cas, un itinéraire qui permet de voir la montagne, la mer et la ville pour des vacances complètes.
A refaire sur 12 jours, je passerai un jour de moins à Dubrovnik et un jour de plus dans le Durmitor et j’essaierai de prendre un vol plus tôt le jour de l’arrivée (arrivée à Dubrovnik à 18h30) et plus tard le jour du départ (départ de Dubrovnik à 14h15). Beaucoup font l’itinéraire dans l’autre sens et finissent par le Durmitor. Nous avons fait le contraire et c’était parfait. Le petit tip : la route vers le Durmitor depuis Dubrovnik est moins longue si on passe par la Bosnie mais nous n’étions pas complètement sûrs de pouvoir le faire avec la voiture de location Croate pour laquelle nous avons payé des frais pour le fait de passer au Monténégro.
Pour ceux qui sont en train de préparer leurs vacances d’été (il y en a, je le sais !), retour sur notre itinéraire de deux semaines dans les Cyclades l’été dernier !
Ah les Cyclades, vingt-quatre îles, une mer magnifique, des eaux translucides, des paysages à couper le souffle, du bleu, du blanc, des paysages arides, d’autres bien verts. Oui d’accord, mais … comment faire son choix quand on y va pour deux semaines ?
Voici notre itinéraire, à trois avec un petit bonhomme de 5 ans. Nous avons choisi de ne pas atterrir à Athènes, pour limiter les longs trajets en ferry, et de visiter trois îles, plutôt familiales, sans pour autant faire l’impasse sur Santorin.
J1 : AVION PARIS-SANTORIN
Dès l’aéroport, on peut récupérer sa voiture de location et filer vers le AirBnB, pour nous à Pyrgos, magnifique village au centre de l’île. La place centrale est pleine de chouettes restaurants pour un premier dîner.
J2 : VISITE DE PYRGOS LE MATIN, PLAGE DE VLYCHADA L’APRES-MIDI
Le village de Pyrgos est une petite merveille, avec tout ce qu’on aime dans les cyclades : de petites rues toutes blanches et bleues, aucune voiture bien sûr, des églises aux clochers bleus, des ânes qui transportent tout, du haut du village vers le bas du village et inversement, et réapprovisionnent habitants, hôtels et restaurants. Le matin c’est très très calme, il faut s’y perdre pour apprécier l’ambiance et découvrir les maisons traditionnelles.
Avant de partir, rares étaient ceux qui nous conseillaient les plages de Santorin : « On ne va pas à Santorin pour ses plages ». Alors certes, le sable est moins beau, il y a beaucoup de galets, mais certaines plages comme celle de Vlychada sont immanquables : longue étendue de sable noir, falaises multicolores le long de la plage. On y passera trois après-midi, à nager dans ses eaux chaudes et claires.
Tip : ne pas oublier les magnifiques chaussures pour aller dans l'eau. Vous éviterez ainsi les acrobaties pour rentrer dans l'eau!
J3 : VISITE DE FIRA LE MATIN, PLAGE DE VLYCHADA D’APRES-MIDI
Il y a deux villes à ne pas manquer à Santorin dit-on : Fira et Oia. Le conseil à bien suivre est d’y aller tôt le matin pour éviter la foule. Dans les faits, sortir des rues très passantes peut suffire à ne pas se retrouver bloquer derrière les groupes qui visitent cette magnifique ville.
A faire : descendre les quelques centaines de marches qui mènent à l’ancien port, et remonter en téléphérique (pour les enfants), à moins d’avoir le courage de remonter à pied. Certains préfèreront les ânes qui attendent par dizaine en bas des marches. Ils font un peu de peine à voir, mais disons que ça fait partie du folklore.
La ville en elle-même est très belle, on a de magnifiques points de vue sur la mer, tout est très esthétique, très bien tenu, très propre. Les bougainvilliers apportent la dernière touche de couleur qu’il manquait pour faire des photos incroyables.
J4 : VISITE DE OIA LE MATIN, PLAGE DE VLYCHADA D’APRES-MIDI
Même conseil que pour Fira : y aller vraiment vraiment tôt, ou éviter les 2-3 rues passantes et étroites dans lesquelles on se trouve très vite coincés. Et là forcément, ça perd de son intérêt. Ne pas hésiter à prendre les autres petites rues, à descendre vers les entrées des maisons et hôtels et à regarder la mer et la caldeira de tout là haut. C’est vraiment spectaculaire.
J5 : VISITE DE PYRGOS LE MATIN (BIS) et DEPART POUR SIFNOS
A Pyrgos, il faut flâner dans les rues, mais on peut aussi monter jusqu’au « château », comprendre ruine plutôt, mais c’est assez impressionnant de monter tout en haut du village pour admirer tous les paysages alentours.
Taxi pour le port (inutile d’être plus d’une heure en avance contrairement à ce que vous diront les locaux) puis 3 petites heures de ferry jusqu’au port de Kamarès sur l’île de Sifnos.
Tip : réservez bien en avance votre taxi pour le port l'été, ou bien demandez à la personne qui vous loge qui aura forcément des bons plans. Inutile d'y être plus d'une heure avant, à moins d'avoir envie d'attendre sous un soleil de plomb.
Nous avons choisi de ne pas louer de voiture sur l’île de Sifnos sur laquelle le réseau de bus était sensé être très actif. C’est à peu près vrai, et ça permet de faire un voyage un peu différent. Attention pour autant, on ne se parle pas non plus de bus qui passent toutes les 5 minutes, plutôt toutes les heures. Le trajet coûte entre 2 et 3 euros, et est gratuit pour les moins de 5 ans.
Résultat, bus depuis Kamares jusqu’à Artemonas, et dîner à Artemonas en attendant le bus pour le minuscule et génial port de Cheronissos où nous avons logé.
J6 : CHERONISSOS
Cheronissos est un minuscule port de pêche tout au Nord de l’île de Sifnos. Un coin on ne peut plus reculé, un mini-market pour seul ravitaillement et deux tavernes au bord de la plage. En résumé, l’idéal pour des vacances simples et au calme. C’est tellement petit que vous avez toutes les chances de loger à 50 mètres de la plage maximum, voir sur l’eau.
La plage est à la fois touristique (Français quasi exclusivement) et locale avec tous les enfants et ados du coin qui passent leurs journées à sauter du ponton. La taverne sur la plage est familiale, remplie tous les jours et vous régale de bons produits cuisinés maison.
J7 : VISITE D’ARTEMONAS et APOLLONIA LE MATIN, PLAGE DE CHERONISSOS L’APRES-MIDI
Deux petites villes accessibles en bus, et à 5 minutes l’une de l’autre depuis Cheronissos. On y (re)découvre les villages typiques des Cyclades, murs blancs, toîts, volets, touches de bleu un peu partout, des chats en veux tu en voilà. Le matin au calme, c’est juste parfait.
J8 : RANDO JUSQU’AU MONASTERE AGIOS GEORGIOS AU DESSUS DE CHERONISSOS ET APRES-MIDI A LA PLAGE
Depuis Cheronissos, un chemin monte jusqu’au monastère Agios Giorgios. L’aller ne vous prendra qu’une heure, à un rythme plutôt modéré. De là haut, on a une très belle vue sur la mer et sur le port. Le monastère est tout petit mais vaut largement la ballade. Résultat, ça occupe largement une matinée.
J9 : FERRY JUSQU’AU PORT DE PARIKIA SUR L’ILE DE PAROS, APRES-MIDI A LA PLAGE DE LAGGERI
En route pour Santa Maria pour y passer plusieurs jours et découvrir la magnifique plage de Laggeri, une vraie merveille, une eau chaude, transparente, une grande baie qui donne l’impression d’être sur un lac, et ce calme …
Tip : on peut s'arrêter bien avant le parking principal pour profiter d'une partie de la plage de Laggeri plus confidentielle. Il y a un tout petit parking de 5-6 places, il faut s'y arrêter, passer par dessus le muret en face et marcher environ 10 minutes pour arriver dans un coin très calme et en partie naturiste.
J10 : VISITE DE PARIKIA ET APRES-MIDI A LA PLAGE DE LAGGERI
Parikia mérite vraiment une visite. Là encore, (re)découvre le charmes d’un village typique des Cyclades, idéalement pas trop tard le matin parce que c’est assez touristique, avec pas mal de restaurants, cafés, magasins de souvenirs, mais l’ensemble est vraiment joli. Surtout, il y a une église byzantine à ne pas manquer.
J11 : SENTIER BYZANTIN LE MATIN ET APRES-MIDI A LA PLAGE DE LAGERRI
Le matin, rendez-vous à Lefkès pour prendre le sentier byzantin jusqu’à Prodomos. Il est possible de continuer encore plus loin, mais nous avons adoré cette portion. Les paysages sont magnifiques, les oliviers centenaires, on a une vue dingue sur la mer, et sur la ville de Lefkès au retour. Prodomos est une toute petite ville où vous n’aurez pas forcément besoin de passer un temps fou.
Tips : visiter Lefkès tôt le matin parce qu'ensuite il y a foule ET organisez-vous pour prendre le bus de retour de Prodomos à Lefkès pour ne pas avoir à faire l'aller-retour à pieds. Pour ça, prévoyez 1h15 de rando entre Lefkès et l'arrêt de bus à Prodomos.
J12 : VISITE DE NAOUSSA, PLAGE DE KOLYBITRES ET APRES-MIDI A LA PLAGE DE LAGGERI
On dit qu’il faut visiter Naoussa tôt le matin et tard le soir. Nous ne l’aurons pas vue de nuit, mais le matin, c’est un régal. Ce petit port a un charme fou et est extrêmement photogénique. Il ne faut surtout pas le rater.
Pas très loin de là, il faut faire un stop sur la plage de Kolymbitres. Là encore, des paysages spectaculaires et uniques, et une eau toujours aussi limpide. Vous pouvez rester sur la partie « principale » de la plage ou vous aventurer un tout petit peu plus loin pour être plus au calme. Oubliez votre serviette à étaler, il s’agira plutôt de grimper sur les petites rochers arrondis par la mer.
J13 : RETOUR A SANTORIN ET PLAGE DE PERISSA L’APRES-MIDI
Après 5 heures (bien trop longues) de ferry jusqu’au port de Santorin, nous voilà en route pour Perissa et sa plage de sable noir, avant le retour vers Paris le lendemain. Autre ambiance, autre style, mais de quoi finir cette quinzaine au bord de l’eau, sur une immense plage loin d’être trop fréquentée. Ici, restaurants et bars sont légions. Pas forcément fait pour y passer plusieurs jours, mais un petit dernier, c’est parfait.
J14 : BALLADE LE LONG DE LA PLAGE ET RETOUR A PARIS
La plage est immense est très étendue, propice au footing pour certains. Il faut faire cet effort de marcher un peu car la plage est très irrégulière, parfois il n’y a que des galets et parfois il y a un beau sable fin. Il faut chercher le meilleur coin !
L’ITINERAIRE EN RESUME
J1 à J5 : Santorin
J5 à J9 : Sifnos
J9 à J13 : Paros
J13-J14 : Santorin
LES TRANSPORTS EN RESUME
Avion aller-retour Paris Santorin pour éviter le ferry depuis Athènes
Location de voiture : indispensable à Santorin et Paros, pas utile à Sifnos. Privilégiez les agences locales qui sont plus souples, plus sympas et moins chères que les agences internationales. Et amusez-vous en Chevrolet Spark ou Fiat Panda, ça suffit amplement pour les routes grecques sur lesquelles la vitesse est souvent limitée à 50 km/h. Les îles sont petites, donc vous ne vous ruinerez pas essence.
Bus à Sifnos : les horaires ici . Attention toutefois, il n’y a que 9 taxis à Sifnos donc réservez bien à l’avance votre taxi pour votre arrivée ou votre retour au port. Bien à l’avance = plusieurs semaines avant.
Pour les ferrys, il faut idéalement acheter ses billets à l’avance. Les ports sont très bien organisés, la montée et la descente des ferrys sont super fluides. Mon conseil reste de ne pas manger avant de monter, mais chacun fait comme il préfère 🙂 Contrairement à ce que vous pourrez entendre, il n’est pas utile d’être au port une heure ou plus avant le départ de votre bateau. Vous attendrez au soleil pour rien (en tout cas en mode piéton, nous n’avons pas pris le ferry avec voiture).
ET LES ENFANTS DANS TOUT CA ?
Pour ceux qui hésiteraient encore, les Cyclades, c’est le voyage idéal pour les enfants, c’est facile, les trajets sont courts et variés, le ferry, c’est drôle pour eux. Les plages sont idéales avec leurs eaux chaudes, transparentes, et on a rarement beaucoup de fond au bord de la plage. Il y a quelques aires de jeux par-ci par là, pas énormément, mais la plage vaut toutes les aires de jeux ! Il y a aussi des chats dans toutes les rues, donc ça plus les anes dans des villes comme Pyrgos, tout est est 🙂
Ca y est la rentrée est passée, c’est reparti pour une année. Finis les week-ends au soleil ? A la mer ? Au vert ? Pas du tout, au contraire, à 3 heures de Paris, le Touquet offre à la fois dépaysement, calme et paysages magnifiques. Il faut vite en profiter avant l’arrivée des jours plus frais.
AVANT MEME LE CENTRE VILLE, RENDEZ-VOUS DANS LES DUNES
Quelle belle découverte ces dunes du Touquet. J’avais en tête une petite ville de bord de mer plutôt chic mais je n’avais jamais entendu parler de ses dunes. Elles sont tout simplement magnifiques, et si vous avez la chance de loger dans les résidences qui sont juste derrière, c’est un vrai plaisir que d’y monter pour découvrir, d’en haut, la plage immense et la mer d’un magnifique bleu.
Pour les enfants c’est drôle parce que certaines sont bien pentues, et se prêtent à toutes les roulades. Il faut un peu d’endurance parce que ça monte, bien sûr, et qu’on est les pieds dans le sable, mais c’est une belle expérience.
LA PLAGE EST IMMENSE, A MAREE BASSE COMME A MAREE HAUTE
C’est l’autre belle surprise du Touquet : sa plage … Vous pouvez marcher sur plusieurs kilomètres et le jeu des marées donne plusieurs visages à cette plage, tous plus beaux les uns que les autres. L’eau est belle, chaude en ce début septembre, et bien sûr il faut marcher beaucoup vers la mer pour avoir du fond. C’est idéal avec les enfants et pour se rafraîchir.
En partant des dunes, et au bout d’une petite vingtaine de minutes, on rejoint la partie de la plage qui est la plus proche du centre, avec ses cabines colorées, et ses maisons traditionnelles de bord de plage. C’est aussi là qu’on a accès à tous les sports d’eau, char à voile, longe-côté, catamarans, paddle, il y en a pour tous les goûts, dans une atmosphère très familiale.
C’est dans les années 70 que pas mal de bâtiments ont été construits au bord de la plage. On aime ou pas, mais finalement, ça donne aussi son charme au Touquet.
LE CENTRE EST TYPIQUE ET SES MAISONS TRADITIONNELLES SONT MAGNIFIQUES
Maisons anciennes, colorées et très élégantes, c’est vraiment un plaisir de se promener en ville. Les rues sont petites et peu de voitures y passent ce qui est particulièrement plaisant.
LE MARCHE, PASSAGE OBLIGE … OU PAS
Découvrir une ville, ça passe aussi souvent par découvrir son marché. Si celui du Touquet vaut le coup d’oeil pour sa belle place et son architecture unique, avec notamment son marché couvert et son horloge, il vaut mieux tout de même y aller très tôt afin de ne pas souffrir de la cohue. Et quand je dis cohue, je n’exagère pas … Paraît il qu’en août, c’est bien pire.
En tout cas, il faut bien un détour, et permet aussi de manger local.
EN RESUME …
Allez vite y passer un week-end pour profiter des derniers jours de soleil. C’est beau, c’est reposant, la plage est tellement grande qu’on s’y sent forcément bien, et surtout qu’on a chacun de la place pour s’installer, dormir, courir, jouer !
ET AVEC LES ENFANTS ?
C’est un superbe terrain de jeu avec cette immense plage. Il y a aussi toutes les activités de bord de mer, et même quelques clubs enfants sur la plage. Et surtout les dunes, où ils pourront passer des heures …
COMMENT Y ALLER ?
Depuis Paris, en voiture, en 3 heures, ou en train en un peu plus de 2 heures depuis la Gare du Nord.
OU DORMIR ?
Nous avons choisi de dormir proches des dunes plutôt que dans le centre. Il y a toute une résidence faite de toutes petites maisons de vacances adorables, toutes avec un petit jardin, et comble du luxe : trois terrains de tennis pour les amateurs. Par les dunes, le centre est à 20 minutes à pieds environ.
Le génocide du Rwanda et la guerre civile au Burundi racontés par un enfant
Je ne suis pas en avance, me direz-vous, plus de trois ans déjà que ce livre est paru. Sauf que je suis revenue à mon Kindle, conjoncture oblige, et qu’il s’y était endormi. Une bonne raison de reprendre ce beau livre et de le finir en seulement 4 jours …
Du haut de sa dizaine d’années, Gabriel, dit Gaby, nous raconte ces quelques années de son enfance où, insouciant et peu conscient de ce qui se tramait chez « les adultes », il ne pensait qu’à s’amuser avec ses amis, profiter de la liberté que lui offrait sa vie d’alors, ses parents plutôt absents, et son statut un peu à part, de fils d’un père français et d’une mère Rwandaise, installés au Burundi.
C’est à travers ses yeux que l’on sent monter le drame, la catastrophe humanitaire. Son père l’invite d’abord à ne pas se mêler de politique, pour l’en protéger, sans aucun doute. Vient ensuite le déni, la lutte pour se convaincre que l’on n’est pas concerné. Mais la réalité est plus forte que ce qu’un père peut tenter de cacher à ses enfants.
J’ai aimé le style, les descriptions, les belles images employées pour décrire ce quotidien d’abord banal puis malheureusement terrible. J’ai aimé le fait que l’auteur décrive simplement à la fois la vie de l’enfant, et ce qui se passait de pire dans ce petit pays et son voisin le Rwanda. L’alternance entre les récits des évolutions politiques du pays et la vie simple de cet enfant fait vraiment comprendre comme la guerre peut être présente au quotidien, donner l’impression d’un répit et finalement emporter tout sur son passage.
C’est un beau livre sur l’enfance, sur l’innocence que l’on ne voudrait jamais perdre, sur les amis que l’on voudrait garder pour soi pour toujours, sur la famille et sur la façon dont la vie peut nous obliger à choisir. Je ne dirais pas que c’est un livre triste parce que l’auteur utilise les restes de son âme d’enfant pour tout nous raconter. A lire absolument.
Quand on visite un appartement, on se projette, on inspecte les détails, on imagine comment on pourrait l’aménager, qui dormira où, quel meuble ira où. Et on regarde par les fenêtres ce qui nous attend dans ce potentiel nouveau quartier. C’est ce que je fais toujours : je fonce vers les fenêtres. Sans doute un besoin de lumière, d’espace, et de se projeter dans la vie autour de l’appartement, pas juste entre ses murs.
Aujourd’hui de mes fenêtres, j’ai le choix entre la rue, sa vie, ses passants, son bruit, la vie de mes voisins, que l’on s’amuse à imaginer, sans pour autant les épier, et sûrs qu’ils font la même chose; et la vue sur un arbre qui lutte pour se déployer dans une courette, et qui a le mérite d’apporter un peu de vert à notre vie citadine.
Il me semble que c’est le meilleur moment pour faire le tour de quelques autres fenêtres par lesquelles j’ai pu me pencher à travers le monde, pour faire ce petit exercice qui consiste à s’y re-projeter, pour pouvoir imaginer les voyages que, j’espère, nous pourrons refaire très bientôt.
C’est parti pour un petit tour du monde (plutôt à l’Est) en 7 photos …
Paris, Bois de Boulogne, quand le soir se couchait, sur la Seine, depuis la péniche sur laquelle nous avons vécu quelques mois; un moment magique, doux, calme, et un espace libre qui nous fait souvent défaut.
Cette vie sur la Seine mérite d’être découverte, si ce n’est vécue. Se lever le matin, compter le nombre de petits canetons autour de leur maman, observer toutes les couleurs que peuvent prendre le ciel et l’eau, regarder passer les cargaisons de matériaux sur leurs longues péniches plates, et lentes et surtout être éblouis par la luminosité et le soleil. A Paris, tout ça est très précieux.
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Dans les airs, depuis un hublot, vers l’île de Phu Quoc au Vietnam. Le ciel et le soleil avaient tenu leur promesse une fois arrivés à bon port. Cette petite île de moins en moins sauvage réserve de très belles surprises et de beaux moments comme seuls au monde.
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A Bali, près de Ubud, mais à au moins une demie-heure tout de même, un vrai petit paradis, un hôtel de quelques chambres seulement, perdu dans les rizières, dans lequel on se serait cru sur une autre planète. Tout est ouvert, les rizières sont juste là, la nature est envahissante, éclatante, ça fait un bien fou.
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En Russie, Sibérie occidentale, juste en face de la gare de Novossibirsk, le matin du départ pour l’étape suivante qui durera quelques jours, à bord du Transsibérien et de ses 9 288 km jusqu’à Vladivostok. En dessous la même gare, de nuit.
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Dans les airs encore, et toujours depuis un hublot, juste avant l’arrivée à Hong Kong, cette ville trépidante, dense, peuplée, active, où il faudra que je retourne pour en découvrir le côté face, le côté vert.
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Ho Chi Minh City, Vietnam, quartier de Thao Dien, la vue depuis notre balcon, au soleil couchant, le moment de la journée où la ville s’apaise, où le bruit des moteurs s’éteint, où les travaux s’interrompent enfin, pour laisser la place à un peu de calme et à celle belle couleur rose …
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Quelque part entre Novossibirsk et Irkoutsk, à bord du Transsibérien, quand le confinement à bord du train était un confinement choisi, avec des kilomètres et des kilomètres de blanc à parcourir, et jusqu’à trois jours de train pour relier deux villes. Du temps pour réfléchir, lire, parler, se taire, dormir, faire une pause dans le vrai sens du terme.
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A choisir, là tout de suite, je crois que je repartirais pour quelques heures à Bali, dans ces belles rizières, au calme, au chaud, au vert, avec tellement d’espace autour. Et vous ?
Cette jolie accroche c’est celle de l’EFS, l’Etablissement Français du Sang, l’unique en France à collecter le sang des donneurs. Donner son sang, c’est simple, c’est rapide, et ça sauve des vies, c’est pour ça que je voulais en parler ici.
Je ne saurais plus très bien dire quand j’ai commencé à donner mon sang, ni ce qui m’y a motivée la première fois. Peut être le fait de suivre l’exemple de ma petite maman qui a beaucoup donné le sien, peut être aussi parce que je suis O-, c’est à dire donneuse universelle, autrement dit, je peux donner mon sang à tout le monde.
En tout cas, c’est pour moi une évidence, et une façon simple d’aider. Pour certains, ça sauvera leur vie, pour d’autres, ça les aidera dans leur quotidien de malade. Pour moi, c’est l’histoire d’une heure tout au plus passée dans un centre de don. Je sais que pour beaucoup la fameuse « piqûre » fait peur, alors je voulais vous raconter comment ça se passe, et à quoi ça sert, en espérant en convaincre certains parmi vous de sauter le pas.
1 // COMMENT CA SE PASSE ?
Concrètement, vous pouvez donner votre sang à peu près tout le temps, il y a des établissements qui le recueillent toute l’année. Mais comme les besoins sont grands, des collectes ponctuelles sont organisées très régulièrement, il y en a forcément près de chez vous, à votre bureau, bref à quelques minutes de là ou vous vivez ou de là où vous travaillez.
Et là, c’est très simple, ça se passe en 4 étapes :
Le questionnaire médical
D’abord, on vous fait remplir un questionnaire médical d’environ 3 pages, pour connaître vos antécédents, votre situation personnelle, vos habitudes, les médicaments que vous prenez, les maladies que vous avez ou que vous avez eues et les voyages que vous avez fait.
L’idée n’est pas de vous juger bien sûr, mais d’évaluer si votre sang pourrait être à risque pour les receveurs. Ainsi par exemple, si vous avez voyagé dans certains pays lointains, on laissera passer quelques mois avant de prendre votre sang, idem si vous changez régulièrement de partenaire, si vous êtes malade (un rhume, une gastro), si vous avez pris des antibiotiques, si vous avez passé une endoscopie récemment, etc. Vous pouvez retrouver ici tous les critères pour pouvoir donner.
L’entretien avec le médecin
Ensuite, vous passez un petit entretien de 5 minutes avec un médecin qui récupère votre questionnaire et fait le point avec vous.
Le prélèvement
Troisième étape : le prélèvement.
Vous vous installez pour que l’on collecte votre sang. La quantité prélevée dépendra de votre poids et de votre taille. A titre d’exemple, pour une femme d’1m70 et de 60 kg, c’est 480 ml.
Concrètement, vous êtes confortablement allongé, une infirmière vient vous poser l’aiguille après avoir parfois piqué d’abord votre doigt pour vérifier que vous avez assez de globules rouges. On vous demandera de serrer votre point de temps en temps pour que le sang circule bien, et une quinzaine de minutes plus tard, ce sera terminé !
La collation
Dernière étape : la collation. Certains y verront une récompense, mais c’est surtout qu’après un don de sang, on vous offre toujours des boissons et de quoi manger, histoire de reprendre quelques forces et un peu de sucre. Le temps de manger une petite madeleine, un croissant, un biscuit, de boire un jus de fruit, un café ou un thé, et vous êtes déjà reparti.
C’est vraiment l’histoire d’une heure dans votre journée maxiumum.
2 // A QUOI CA SERT ?
Le sang qui est collecté a plusieurs usages. D’abord, il faut savoir qu’il n’existe aucun substitut au sang, aucun médicament ou traitement de synthèse pour le remplacer, c’est pourquoi donner a tant d’importance.
Concrètement, aujourd’hui en France, nous avons besoin de 10 000 dons de sang par jour, et ce chiffre a plutôt tendance a augmenter sous l’effet de l’allongement de l’espérance de vie et des progrès de la médecine.
Le sang collecté sert :
Au traitement de maladies chroniques comme les maladies du sang et du cancer. Un exemple très concret, c’est le traitement de la drépanocytose., une maladie du sang qui se caractérise notamment par une forte anémie. Ceux qui en souffrent ont besoin de sang de la part de donneurs sains afin de rétablir un taux de globules rouges acceptable
Aux situations d’urgence : une hémorragie lors d’un accouchement, un accident, une opération chirurgicale
A la fabrication de certains médicaments
En bref, vous êtes majeur, vous avez moins de 70 ans, vous pesez plus de 50 kg ? Répondez au questionnaire questionnaire anonyme en ligne et voyez si vous pouvez donner votre sang dès maintenant. A vous de jouer !
LE SAVIEZ VOUS ?
1 million de malades sont soignés chaque année grâce au don de sang
Les produits sanguins issus des dons de sang ont une durée de vie limitée, c’est pourquoi il faut donner régulièrement
Le don de sang est saisonnier, à certaines périodes (à Noël, pendant les vacances, pendant les grosses épidémies de grippe), on donne moins, alors que les besoins sont constants
Si on approche dangereusement zéro degré à Paris en ce moment, à Marrakech, le thermomètre affiche encore 30 bons degrés. L’occasion d’un long week-end, et de re-découvrir cette ville pour le moins vivante …
Si vous avez envie de soleil, de couleurs, d’un peu de bruit et d’agitation, Marrakech est toute indiquée. En creux, lisez que si c’est du calme que vous recherchez, il ne faudra y faire qu’un petit saut de puce parce que Marrakech est une ville vivante, animée, et que sa Medina foisonne sauf … tôt le matin où vous aurez l’opportunité de ne croiser que quelques chats paresseux.
4 jours sont suffisants pour visiter Marrakech et ne rien râter de ce qui fait sa renommée. Voici en tout cas mon point de vue, dans l’ordre de mes préférences.
1 // Se balader dans la Medina tôt le matin
La Médina, c’est le vieux centre de Marrakech. C’est un dédale de petite ruelles et impasses, toutes plus étroites les unes que les autres, dans lesquelles il est facile de se perdre.
Les murs sont hauts, ils protègent du soleil et gardent le frais, abritant de grands riads dont on ne soupçonnerait pas l’existence, ces habitations souvent construites autour d’un patio principal, avec un ou deux étages et souvent une terrasse pour surplomber le tout.
La Médina, c’est aussi là où l’on retrouve tous les souks : toutes les ruelles sont commerçantes, on vend de tout, partout, à tous les coins de rue. C’est un marché géant, un entrelacs de ruelles et de marchands, de couleurs, d’odeurs, de sacs, de babouches, de souvenirs, de cuir, d’huiles, de tapis, de linge, de céramiques, et j’en passe.
C’est pour ça que j’ai préféré les matins à l’aube : pour le calme avant la tempête …
2 // Prendre un thé à la menthe et des pâtisseries en terrasse vers 18 heures sur la place Jemaa El Fna
C’est ce que tout le monde fait, donc on pourrait se dire qu’on va faire la même chose que tout le monde en même temps que tout le monde. Eh bien oui, c’est le cas, mais c’est chouette. C’est un joli moment de repos après une journée à arpenter les rues agitées de la ville. Ce n’est pas exactement un moment de calme parce que tous les bruits de la place Jemaa el Fna montent jusqu’aux terrasses mais c’est agréable de regarder l’agitation du haut des terrasses justement.
Le café de France propose un bon thé à la menthe et de très bonnes pâtisseries pour trois fois rien, je le conseille. Et de là haut, on peut voir la place se remplir, écouter la rumeur du soir se lever, et apprécier les couleurs changeantes du coucher de soleil.
3 // Savourer le calme du jardin Majorelle
Pour ceux qui n’ont pas entendu parler du jardin Majorelle, c’est le fameux jardin entièrement conçu par le peintre Jacques Majorelle qui en inventa la tonalité de bleu. Il tomba en désuétude à sa mort, jusqu’à ce qu’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé n’en tombent amoureux, et le rachètent pour vivre dans la jolie Villa Oasis.
Aujourd’hui on peut donc s’y balader, paresser au bord de son grand bassin, admirer la diversité des plantes et des arbres et rester marqués par le fameux bleu, qui contraste avec les pots jaunes que l’on trouve un peu partout dans le jardin. Il est en pleine ville, abrité par de hauts murs, et jamais on ne pourrait imaginer qu’un tel jardin se cache derrière.
4 // Se perdre dans les ruelles les plus étroites des zouks
Quite à se balader dans les souks … autant s’y perdre. C’est typiquement le genre d’endroit où ils ne faut pas suivre un chemin tout tracé mais voguer en fonction de ce qu’il y a sur un stand, d’une couleur qui attire l’œil (et il y en a beaucoup !), d’un objet qui vous appelle, d’un bruit qui attire votre attention.
C’est drôle, et se perdre est un grand mot parce qu’on retombe toujours sur ses pieds. Mais ça permet surtout de sortir des rues où il y a le plus de monde.
5 // Visiter le Palais de la Bahia
Le Palais Bahia est un palais du XIXème qui regorge de beaux plafonds sculptés et peints, de petites fontaines, de patios et de cours intérieures, et de beaux carrelages et mosaïques. C’est une sorte de riad gigantesque qui vaut vraiment la peine d’être visité.
Un seul conseil : y aller tôt le matin, quand il n’y a pas encore foule.
Un musée agréable et très joli, qui n’est pas le musée de la ville contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, mais qui permet de découvrir l’architecture typique du Maroc, avec ses grands patios, ses aménagements tout autour, et même un hammam traditionnel.
Les sols sont très beaux, le patio est magnifique, et il y a de très belles mosaïques.
7 // Marcher dans les jardins de la Koutoubia
Le fameux minaret qui sert presque de tour d’orientation pour se repérer à Marrakech. Ses jardins sont très ouverts, à l’écart de la Medina, mais juste devant la place Jemaa el Fna. Le soir, c’est paisible.
Il y a sans doute bien d’autres choses à faire, mais c’est ce qui m’a le plus marqué. La Medersa Ben Youssef était aussi dans la liste de ce que je voulais voir, mais elle est actuellement en travaux.
Paris regorge d’idées pour des sorties avec des tout-petits. C’est presque dur de choisir tellement il y a de choses. Certaines sont très prisées et il faut s’y prendre très tôt pour avoir des places. Il y en a pour tous les âges. Voici 10 idées, adaptées pour un enfant de moins de 2 ans, certaines déjà essayées et d’autres encore à tenter.
1 // Visiter des musées, peu importe lesquels !
On pourrait se dire que nos tout petits, en tout cas en dessous de deux ans, sont justement trop petits pour les musées, qu’on ne peut les emmener que dans ceux qui sont réservés aux enfants, ce qui clairement à cet âge limite les possibilités.
Pour moi, c’est faire fausse route. Quand on voit tout ce qu’ils sont capables d’apprendre, de retenir, de copier, d’ingurgiter à cet âge, quand on voit comme ils sont curieux et comme tous les intéresse à défaut de toujours les amuser, il ne faut vraiment pas se priver.
Ils ne regarderont évidemment pas les oeuvres d’art, les sculptures, les tableaux, les pièces rares de la même façon que nous, mais tout les intéressera. Musée de l’homme, musée de la porcelaine à Sèvres, musée des années 30, musée Paul Belmondo, musée Eugène Delacroix, musée de la ville, fondation Louis Vuitton, Petit Palais, notre petit coco a une dizaine de musées à son actif et je crois qu’il ne s’est ennuyé dans aucun.
Bien sûr, il faudra éviter les visites qui durent trop longtemps mais dans tous les cas, ce sera une belle expérience. Et bien sûr, ne pas oublier de profiter des premiers dimanches du mois pour entrer gratuitement dans un grand nombre de musées.
2 // Aller voir une pièce en plein air au théâtre Shakespeare dans les jardins de Bagatelle
Le théâtre, ce n’est évidemment pas que pour les grands non plus. Encore plus si c’est à l’extérieur. La saison se termine bientôt, mais les jardins de Bagatelle du Bois de Boulogne abritent le très joli théâtre Shakespeare qui présente des pièces pour les enfants en plein air.
L’endroit est très joli, la scène est magique, c’est un vrai théâtre de verdure. Pas de crainte que les enfants ne soient pas sages ou fassent trop de bruit : ils sont captivés par le spectacle mais peuvent aussi bouger, gambader, bref, s’exprimer !
Nous avons vu Pierre et le loup. Une petite heure c’était presque trop pour un petit garçon de 15 mois, mais il est quand même resté captivé et surtout tous les enfants ont pu aller voir les comédiens et leurs marionnettes à la fin du spectacle, c’était vraiment super. L’endroit se prête aussi aux pique-nique d’après spectacle, pour passer un après-midi au vert.
3 // Aller à un concert de jazz au Jazz et goûter du Sunside
Pour ceux qui adoraient les concerts avant d’être parents, réjouissez-vous, ce n’est pas terminé, en particulier si vous aimez le jazz, le « vrai », pas juste pour les enfants.
Le Sunside, célèbre salle de jazz parisienne près de Châtelet propose régulièrement des « Jazz et goûter ». Au sous-sol, les enfants et leurs parents peuvent assister à de vrais concerts, dans l,’ambiance cocooning de cette salle de jazz typique.
Les musiciens font quelques intermèdes interactifs sur les instruments de musique, les enfants se donnent à cœur joie de répondre à leurs questions, avant de revenir à un super concert, hommage à Nina Simone lorsqu’on y est allés.
C’est vraiment un bon moment, ça dure une petite heure, la durée parfaite pour les petits,
4 // Se balader sur les bords de Seine dans le bois de Boulogne
Cette année, la grande découverte pour moi, c’est le bois de Boulogne. Le pauvre n’a pas bonne réputation alors qu’il regorge de choses à faire et à voir.
Entre autres choses, une super jolie balade le long de la Seine, notamment sur l’avenue du bord de l’eau pour découvrir la vie sur l’eau, les péniches, les animaux du coin. La balade est agréable, verte, fraîche, au calme. Du pont de Suresnes en allant vers Boulogne, c’est une bonne demie-heure au bord de l’eau, et pour qui veut prolonger la balade, le bois de Boulogne et ses lacs est juste à côté.
5 // Ecouter un joli conte musical à l’atelier de la main d’or
Dans le passage de la main d’or se niche un tout petit atelier, animé par un couple de passionnés, qui réservent certains dimanches aux enfants. L’occasion d’aller écouter de jolies contes musicaux dans une salle aménagée exprès pour eux, pour les poussettes et pour les familles.
Sur la petite scène un piano et une comédienne, devant elle, un parterre de coussins pour les petits, et juste derrière, les chaises pour « les grands ».
Là aussi, le spectacle dure une heure, les petits sont captivés à la fois par la voix de la comédienne et par le piano … ou bien vaquent à d’autres occupations quand ils décrochent, sans que cela ne soit un problème.
Le tout finit par un goûter pour tout le monde, très sympa, l’occasion de papoter avec d’autres parents, et de socialiser pour les enfants.
6 // Rencontrer les animaux du jardin d’acclimation, après avoir fait un tour à la fondation Louis Vuitton
Le jardin d’acclimatation de Neuilly, tout le monde en a entendu parler, on pourrait dire que c’est un grand parc plein d’activités pour les enfants, avec notamment des jeux dignes d’un grand parc d’attraction, dans un style « à l’ancienne » vraiment beau à voir.
Ici je voulais parler des animaux à y découvrir : il y a une sorte de petite ferme qui permet de découvrir les petits animaux de la ferme : poules, lapins pour les plus classiques, mais il y a aussi une très belle « collection » d’oiseaux venus de très loin, magnifiques pour la plupart, et qui ont le don d’attirer l’attention des petits (et des grands). C’est vraiment à voir.
L’idéal, c’est de profiter d’une visite à la fondation Louis Vuitton pour finir par une visite du jardin, pour profiter d’un peu de culture et d’un peu de verdure. Et la vue du haut de la fondation Louis Vuitton vaut vraiment le coup d’oeil.
7 // Plonger dans la vie sous-marine à la fondation Good Planet
La fondation Good Planet est la fondation créée par le célèbre Yann Arthus Bertrand. Logée dans une magnifique bâtisse dans le bois de Boulogne, elle permet entre autres en ce moment de découvrir la vie sous-marine grâce à de très belles images qu’il a filmées.
Elles sont projetées dans plusieurs petites salles dans lesquelles la vidéo s’accapare les murs. On peut s’installer par terre ou sur de grands poufs. C’est assez impressionnant, ça vit, ça bouge, et les enfants sont forcément captivés.
La fondation propose bien d’autres activités, expositions, projection de films, des ateliers pour petits et grands, et possède aussi de très beaux jardins ainsi qu’un espace appelé La Clairière dans lequel on peut déguster des esquimaux et des jus maisons à base de fruits et légumes bio devant des concerts en plein air.
L’entrée est gratuite, et certaines activités sont payantes.
8 // Profiter de tous les parcs pour enfants, tout simplement
Il y en a partout, l’air de rien, des petits parcs, jardins avec parfois juste deux ou trois jeux, parfois beaucoup plus. Mais c’est déjà génial pour les petits. Un toboggan coloré sur lequel grimper dans le bon sens et dans le « mauvais », le sable par terre, ou bien le sol un peu mou qui rassure, une petite fontaine à eux, et tout simplement les autres enfants (et leurs jouets !) sont autant de découvertes pour les petits qui ne s’en lassent pas.
9 // Assister aux bébé-concerts au théâtre du conservatoire de Paris
Un concept original, fait pour les enfants de 0 à 5 ans : concrètement, il s’agit de revisiter des grands classiques, dans notre cas, les ballets russes, au sein d’un beau théâtre, celui du conservatoire de Paris ou bien celui de la salle Gaveau, pendant 30 minutes d’une représentation interactive à la fin de laquelle le public entame même une petite chorégraphie.
C’est joli, c’est drôle, un peu bruyant compte tenu du jeune public, mais c’est aussi ce qui fait tout le charme ! Ce n’est ni trop long, ni trop court et les petits s’en donnent à cœur joie.
10 // Jouer et se détendre dans les cafés pour les enfants et les parents
Il y a eu une mode des cafés poussette mais beaucoup ont fermé. Sans doute que leur modèle économique ne leur permet pas de subsister. L’idée est pourtant maline : un café accueillant pour les enfants, dans lequel ils ne sont pas de trop, ils ne peuvent pas faire de « bêtises », où ils peuvent tout simplement s’amuser pendant que leurs parents prennent un verre, un café, ou mangent.
Au Vietnam, c’est beaucoup plus répandu, et le concept va un peu plus loin : les parents peuvent discuter autour d’un verre, un jus, un café, pendant que les enfants peuvent jouer de leur côté, avec la plupart du temps des animatrices qui sont là pour jeter un oeil sur eux et jouer avec eux.
Il en reste quelques uns à Paris. J’ai testé le cafézoïde à La Villette, qui fonctionne sur un mode associatif. C’est un lieu à découvrir, c’est étonnant, c’est le bazar, un tout petit peu trop pour moi, mais l’intention est vraiment sympa de proposer un lieu partagé parents-enfants avec bien sûr beaucoup de jeux, des animations, des goûters, des concerts, etc.
Il y a encore bien d’autres choses à essayer …
La péniche Antipode à La Villette
Le musée en herbe
Un cours d’éveil musical à la Philharmonie ou assister à un concert pour enfants
Aller voir un film un dimanche matin à l’entrepôt au cours de séances spéciales parents-enfants avec des films pour « parents » qui sont diffusés dans une salle un peu moins sombre qu’à l’accoutumée et dans laquelle les enfants peuvent jouer
Cette année, la nouveauté ce sera le cyclo-tourisme, comprendre partir à vélo pour au moins deux nuits.
L’occasion de découvrir de superbes paysages et lieux, en totale indépendance, à son propre rythme et sur des chemins alternatifs, avec pas ou peu de voitures, et beaucoup de vert et de forêt. A trois bien sûr, baby on board !
Après presque deux ans passés au Vietnam, je dois l’avouer, l’envie d’exotisme m’est un peu passée. Au contraire, et pour l’instant en tout cas, j’ai envie de redécouvrir la France et les environs proches de là où je vis, et les possibilités sont légions. Les destinations, bien sûr, mais aussi les moyens de locomotion. Après avoir marché (en partie) sur le chemin vers Saint Jacques de Compostelle, après avoir traversé la Russie à bord du Transsibérien, après avoir arpenté l’Asie en avion, il est temps de se mettre … au vélo !
Nous ne sommes pas les seuls : le vélo a le vent en poupe, il suffit de s’y intéresser un tout petit peu pour voir que nombreux sont ceux qui partent faire de longs voyages à vélo, les équipements sont de plus en plus sophistiqués, il existe à peu près tout pour partir confortablement à vélo, et il existe aussi et surtout quelques longs itinéraires « presque » réservés aux vélos. Le Paris-Londres en est un, plus connu sous le nom de l’avenue verte.
Notre étape cette fois-ci : Pontoise – Chantilly, un vrai régal sous un beau ciel bleu que de découvrir les environs de Chantilly.
Pontoise pour commencer, une petite ville bien tranquille, bercée par l’Oise que l’on longe pour partie.
Auvers sur Oise, ville bien connue pour avoir hébergé le célèbre Van Gogh et son frère. Ils y sont d’ailleurs tous les deux enterrés.
L’Isle Adam, ville sportive, verte et aérée.
Et enfin Chantilly, son magnifique château et ses magnifiques jardins.
Le dernier week-end d’août était tout particulier à Chantilly puisqu’y avaient lieu plusieurs épreuves dont des triathlons, semi-marathons et marathons. Un magnifique cadre pour de belles épreuves sportives et la possibilité pour eux de nager dans les douves du château.
L’occasion pour les autres de découvrir les triathlètes et le fonctionnement de ce sport qui lui aussi fait de plus en plus d’adeptes : récupérer son dossard, laisser les organisateurs écrire son numéro de participant au feutre indélébile sur les mains, les jambes et les bras, préparer son matériel dans la zone de transition, traverser pieds nus et en combinaison le parc pour rejoindre la zone de natation, s’élancer dans une eau pas exactement transparente, ressortir de l’eau au pas de course pour sauter sur son vélo avant de terminer par la course à pied. Le triathlon, c’est toute une histoire !
On peut aussi visiter le musée vivant du cheval, découvrir les écuries, et assister à une démonstration de dressage. Le musée est très beau, j’ai particulièrement adoré les différentes pièces de manèges et jouets.
J’ai vraiment aimé Chantilly et ses environs. La forêt est immense et se prête vraiment à de belles promenades. C’est beau, c’est très vert, le petit village d’Apremont où était notre gîte est charmant et le restaurant Craft a été une excellente façon de terminer ce beau week-end avec un brunch champêtre et presque chic. Un brunch-buffet frais et gourmand dans les jardins de l’hôtel Hyatt dans une ambiance très décontractée.
Je conseille donc vraiment ce bel itinéraire. Il est très bien balisé, à peine besoin d’un GPS pour s’y retrouver. Sur une bonne partie, le chemin est réservé aux vélos. On longe l’Oise, on passe par de très jolis et très calmes petits villages et on profite des sous-bois proches de Chantilly, ce n’est pas dangereux parce que le chemin est vraiment conçu pour les vélos, donc très peu de voitures. Par contre certains chemins sont des chemins de terre, donc plus adaptés aux VTT et VTC qu’aux vélos de route. Rien qui n’ait posé de problème à notre petit coco de 17 mois qui a vraiment apprécié le trajet lui aussi !
Quelques détails ici :
Départ de la gare de Pontoise
Pontoise – Auvers sur Oise – L’Isle Adam – Chantilly
Ce samedi 15 septembre a eu lieu le world cleaning day. L’idée : une journée mondiale de ramassage des déchets pour sensibiliser sur ce thème.
Ici au Vietnam, c’est d’autant plus d’actualité que les déchets sont partout. Et le plastique est au cœur des débats et des initiatives vertes. Quelques idées pour mieux consommer …
C’est un sujet « mondial » mais ici, c’est une vraie préoccupation, en tout cas pour ceux qui viennent vivre au Vietnam ou viennent y passer des vacances : la gestion des déchets. Je ne parle même pas des dernières étapes sur leur traitement ou leur conservation/destruction ou encore leur enfouissement, je parle simplement de la collecte.
Malheureusement, le système de ramassage des déchets est soit inexistant soit inefficace soit encore à ses balbutiements. Je parle précisément de Ho Chi Minh City et tout particulièrement du quartier de Thao Dien.
En fait c’est simple : soit vous habitez dans une grande résidence et les déchets sont collectés par la résidence, soit vous habitez dans un compound où là aussi il y a un ramassage de prévu, parfois même avec des poubelles plastiques, soit le reste du temps, et en particulier dans la rue, il y a des déchets partout.
On trouve aussi beaucoup de caisses en polystyrène qui font office de poubelles. Mais il n’y a pas, ou très peu de poubelles « publiques » ou municipales. Résultat, les déchets s’accumulent partout. Si vous avez pris une boisson à emporter, vous aurez le droit de la conserver jusqu’à ce que vous soyez rentré chez vous. Pour certains cela semble être insurmontable vu les déchets que l’on trouve sur le bord des rues et des chemins.
Donc, premier sujet : comment reprocher aux habitants de jeter par terre s’il n’y a pas de poubelles dans les rues ? On peut se dire que c’est une question d’éducation, de respect des autres et de la planète, ou même tout simplement de respect de son propre environnement. Ou bien on peut se dire que c’est culturel : ici, on ne rentre pas avec ses chaussures chez soi et on passe beaucoup de temps à balayer, à nettoyer. Mais on jette tout par terre.
Aucun jugement ici, pour avoir vécu longtemps à Paris, poubelles ou pas, ça n’empêche pas les gens de jeter par terre. J’ai un jour croisé quelqu’un qui venait de récupérer un petit flyer sous son essuie-glaces. Il l’a aussitôt jeté par terre. Quand je lui ai dit que ça ne se faisait pas de jeter ça comme ça par terre, il m’a tout simplement répondu « ce n’est pas de ma faute, ce n’est pas moi qui l’ai mis sous mon essuie-glace ». J’ai espéré que ce n’était pas ce qu’il allait enseigner à ses enfants s’il en avait.
Mais revenons ici. On jette « tout » quoi par terre ? C’est là le deuxième sujet. On est clairement sur-consommateurs de plastiques. Quand vous prenez une boisson à emporter, vous allez avoir droit au gobelet bien sûr, à son couvercle, parfois même à un petit accessoire pour le fermer, mais aussi à une paille, et enfin à un petit sachet plastique pour le transporter.
Achetez un petit beignet frit à une vendeuse dans la rue, elle vous le donne dans … un sachet en plastique. Devant les vendeurs de recharges de téléphone, vous allez trouver ces recharges usagées par terre. Des bouteilles plastiques partout. Des boîtes, des sacs, des morceaux de mannequins dans des sacs ?! Car s’il n’y a pas de ramassage des déchets du quotidien, autant dire que c’est pire pour les encombrants. Et une tête de mannequin, ça encombre …
Le bonne nouvelle, c’est que les choses semblent bouger. D’abord avec ces fameux cleaning days, souvent organisés par des écoles, régulièrement par les écoles internationales; mais pas seulement, et dont le but est de sensibiliser.
La seule question que je me pose, c’est dans quelle mesure on peut faire changer les habitudes, j’allais presque dire les coutumes avec des cleaning days. J’espère que cela fait partie des choses que les écoles ici peuvent apprendre à leurs élèves.
Ensuite, certains magasins abandonnent petit à petit les sacs plastiques. Là encore les courses sont mises dans des sacs plastiques pour certains encore très épais, et les produits frais comme la viande, qui sont souvent déjà emballés, sont mis dans de plus petits sacs plastiques puis dans le grand sac plastique, sans doute pour les protéger des autres aliments.
Encore plus ironique, souvent, les produits bio sont sur-emballés, sachets plastiques épais et refermables, barquettes plastifiées, c’est à croire qu’il faut choisir entre bio trop emballé et conventionnel trop chimique.
Quelques initiatives de magasins poussent cependant les consommateurs à rapporter leurs sacs en échange d’un petit discount. On voit également de plus en plus de sacs réutilisables, mais c’est vraiment tout récent.
En France les distributeurs se sont attaqués au problème il y a longtemps, avec les centres E. Leclerc comme tête de pont. Ils ont été les premiers à retirer les sacs plastiques des caisses. Aujourd’hui, ils semblent prêts à arrêter vendre de la vaisselle en plastique dans leurs magasins d’ici peu, entament des négociations avec leurs fournisseurs pour réduire l’utilisation du plastique d’emballage et font des tests de réintroduction de la consigne sur le verre et le plastique. En mai, Carrefour s’est de son côté engagé à supprimer d’ici à 2025 les emballages en plastique non-recyclable des fruits et légumes Carrefour Bio. Et les enseignes commencent à supprimer les tickets de caisse en les remplaçant par des mails, ce qui bien sûr leur permet aussi de récupérer des données clients. Ici, ça démarre seulement.
Et ça ne concerne évidemment pas tous les petits magasins et toutes les petites échoppes traditionnelles qui se servent quasi exclusivement de plastique.
Les restaurants s’y mettent aussi, et dans un pays où l’on achète beaucoup de repas tout prêts, sans même descendre de son scooter, c’est un vrai challenge. Certains restaurants vous offrent désormais une remise quand vous venez avec votre propre boîte. Il faut imaginer, surtout lorsque vous prenez des repas à emporter que l’on va vous livrer votre repas dans une boîte plastique, parfois, elle est recouverte de papier sulfurisé (sans doute pour éviter les fuites), et elle est livrée dans des sacs en plastique.
D’autres, c’est la tendance du moment, ont arrêté d’utiliser des pailles en plastique et les remplacent par des pailles en bambou ou en métal. Les hôtels Marriott viennent de communiquer sur le fait qu’ils arrêteraient d’en utiliser dans leurs 6 500 hôtels d’ici à la fin de l’année prochaine, et ce n’est pas rien puisqu’on estime que cela éliminera un un milliard de pailles plastiques.
D’autres enfin, sur Vietnammm notamment, une application pour se faire livrer ses repas chez soi du type Just’eat, Deliveroo ou Ubereats, certains restaurants vous demandent, pour chaque plat acheté, si vous souhaitez recevoir des couverts en plastique ou si ce n’est pas nécessaire. Bonne idée si l’on pense au nombre de fois où l’on a jeté les baguettes en bois des livreurs de sushi.
Alors que faire d’autre ? Comment consommer moins de plastique au quotidien ? Je me dis que les petites choses que l’on peut faire sans pour autant faire la révolution dans son quotidien ne sont pas qu’une goutte d’eau dans l’océan. Il faut bien commencer quelque part, et par exemple :
1 // Utiliser des filets pour ses fruits et légumes. Jusqu’ici, j’utilisais déjà un unique sac en plastique pour tous mes fruits, ce filet est un pas supplémentaire
2 // Utiliser des sacs recyclables et réutilisables, soit des cabas, soit les jolis sacs comme le propose Monoprix. Et éviter au maximum de prendre ses courses dans des sacs en plastique
3 // Oublier les bouteilles plastiques et utiliser des petits thermos, des bouteilles en métal ou même des gourdes à l’ancienne, pas de doute qu’elles reviendront vite à la mode. L’Occitane offrait ces très jolies bouteilles de 24Bottles au printemps, légères, jolies, vraiment parfaites
4 // Apporter ses propres boîtes et/ou acheter en vrac quand c’est possible
5 // Refuser les pailles et autres contenants et sacs non indispensables. Pour l’instant je ne suis pas encore complètement convaincue des pailles en bambou, et en fait, plus que de remplacer les pailles plastiques par des pailles en bambou j’opterais plutôt pour … ne pas utiliser de pailles du tout
6 // Ne pas jeter les sacs plastiques qu’on nous donne et les utiliser comme sacs poubelles
7 // Côté baby, au-delà de l’allaitement qui limite naturellement les déchets, utiliser des petites gourdes réutilisables façon pom’potes. On les trouve entre autre chez Squiz, petite entreprise française très sensible à l’environnement. On fait soi même ses compotes ou ses purées et on évite les déchets
Ce n’est qu’un début mais c’est simple et ça ne coûte rien. Et si ça peut contribuer à utiliser moins de plastique et à réduire la quantité de déchets ambiants, il faut le faire …
Pour finir, je creuserai bientôt pour mieux comprendre l’association Zero Waste, que l’on trouve un peu partout dans le monde. Je n’ai pas encore compris s’il s’agissait d’une ou plusieurs associations, si c’était mondial ou multi-local, mais je les suis et ici au Vietnam Zero Waste Saigon est assez actif. Cet article de Asia Life donne déjà quelques clés.
Après quelques mois d’absence me voici de retour, avec un article qui de lui-même expliquera mon silence : un petit bébé est arrivé parmi nous fin mars, et quoi de mieux pour commencer à en parler que de parler de son premier vol long courrier à seulement … 6 semaines ?
Disons le clairement : j’ai passé des heures sur Internet à lire à partir de quel âge un bébé pouvait prendre l’avion, quels étaient les risques, quelles étaient les précautions à prendre, est-ce que c’était bien raisonnable, quelles étaient les politiques des différentes compagnies aériennes, et j’en passe. J’avais fait la même chose enceinte, et voyagé en avion jusqu’à six mois et demi. La théorie c’est une chose, mais le jour J, je n’en menais pas forcément très large. Et pourtant …
Pour toutes celles et ceux qui se posent des questions, voici « mes réponses », fruit d’une expérience réussie, avec un nourrisson pendant 12 heures de vol entre Paris et le Vietnam.
1/ A partir de quel âge un bébé peut il prendre l’avion ?
D’après mes recherches, à partir de quelques jours seulement. que ce soit sur des longs vols ou des vols courts. Le risque potentiel, c’est que dans l’espace confiné que propose un avion, les microbes ambiants circulent peut être plus et surtout restent dans un espace pas forcément très aéré. Les nouveaux nés y sont plus sensibles, et surtout, on aimerait éviter qu’ils soient en contact avec ces microbes.
Deuxième bémol : il faut trouver son rythme avec son bébé, et ça prend plusieurs jours, voir plusieurs semaines, voler quelques jours ou quelques semaines après la naissance peut donc être un peu sport : on n’a pas encore trouvé ses rituels, ses habitudes, que ce soit pour le soin ou pour les repas.
Cela dit, pour avoir voyagé avec un bébé de 6 semaines, et toute seule (pour rejoindre son papa à 12 heures de vol), un nouveau né en avion, c’est très simple et c’est peut être la période la plus simple pour voyager avec son enfant car … il dort beaucoup !
2/ Que proposent les compagnies pour les bébés ?
Personnellement, j’ai fait le premier voyage seule avec mon enfant pendant sa sixième semaine avec Air France, j’imagine que les autres compagnies du même type fonctionnent à peu près de la même façon. Concrètement, vous avez 3 possibilités.
Première option : voyager avec votre enfant sur vous. Je le déconseille vraiment sur les longs courriers, pour le confort de l’enfant et pour le vôtre. Par contre, sur des vols courts d’une ou deux heures, c’est possible et c’est surtout moins cher.
Dans ce cas, on vous propose une ceinture de sécurité enfant. C’est simple : vous glissez un passant dans votre ceinture. Vous installez votre enfant sur vos genoux, dos contre vous et vous fermez sa ceinture comme vous avez fermé la vôtre.
Deuxième option : vous réservez un siège pour votre enfant. En fonction de son âge, et surtout s’il est tout petit, vous fixez dessus un siège auto façon maxi-cosy compatible et homologué pour les vols en avion. Il faut juste bien se renseigner avant. Pour les longs vols, je ne le conseille pas non plus, d’une part parce que 12 heures dans un cosy, c’est trop, et d’autre part parce que ça revient très cher d’acheter ce deuxième siège (prix normal).
Troisième option : vous réservez une nacelle, aussi appelée berceau. C’est pour moi, et de loin, la meilleure option pour les vols longs courriers. C’est un petit lit que l’équipage va fixer devant vous pendant le vol. Votre enfant est donc confortablement allongé, juste devant votre propre siège. Accessoirement, ces nacelles sont installées exclusivement sur les rangées de devant donc vous avez en général un peu plus de place pour vos jambes et pouvez aussi sortir dans les premiers.
Réserver sa nacelle, comme ça se passe ? Pour commencer, attention, cela vaut pour les bébés jusqu’à 10 kg seulement.
Vous achetez votre billet, ensuite vous appelez le service client d’Air France (qui répond plutôt vite) et vous demandez cette option. En Economy premium elle est gratuite, en economy, elle ne coûte que 20 euros par exemple sur un voyage Paris-Ho Chi Minh City (Vietnam).
Attention à bien vérifier que vous avez reçu la confirmation par mail pour être sûr d’avoir votre place et surtout votre nacelle le jour J. Astuce pour le vérifier par vous même : sur le site d’Air France, en bas de page, vous allez sur Plan du site puis Préparer votre voyage puis Choix de siège et plan de cabine puis Plan de cabine et enfin Par destination. Vous choisissez votre vol et vous voyez s’il y a bien une nacelle prévue devant votre place. Exemple ici, quelqu’un a réservé une nacelle à la place 5A, 5G, 14F, 19B, etc.
3/ Comment ça se passe à l’aéroport ?
Grosse question : le check in, le contrôle des passeports, l’attente à l’aéroport, les toilettes (tout simplement !), le dépôt des bagages, le voyage avec poussette, etc, etc, comment ça se passe ?
D’abord, le check-in. Là aussi, Air France assure vraiment. Concrètement, on est prioritaire pour le check-in quand on voyage avec un enfant. Ce n’est indiqué nulle part mais le personnel est très attentif aux familles, donc très facile de passer en priorité au check-in : demandez juste aux personnes d’Air France présentes comment vous devez vous enregistrer. Même si c’est un enregistrement « autonome », c’est à dire que c’est vous qui devez imprimer vos cartes d’embarquement et vos étiquettes bagages, ils vous feront passer d’abord et vous aideront pour tout. Pour la poussette et le siège-auto, j’en parle un peu plus bas.
Ensuite le contrôle des passeports. Là aussi, rien d’officiel, mais concrètement, on vous fait toujours passer devant quand on voit que vous avez un enfant et quand il y a la queue.
Enfin le contrôle des bagages. Là s’il y a du monde, on vous proposera aussi de passer devant. Personnellement, je vais dans la file prioritaire en me disant qu’ils ne vont pas nous « rejeter » vers les longues files d’attente s’il y en a.
Tout doit passer sous les « rayons », donc si vous avez encore votre poussette (voir plus loin), il faut la plier et la passer sur le tapis. Ca veut bien sûr dire prendre votre enfant dans les bras et passer avec lui sous le portique.
Bonne nouvelle, avec un enfant, on a le droit de faire passer de quoi le nourrir dans l’avion et également des bouteilles d’eau sans la restriction des 100 ml. Elles seront juste contrôlées avant que vous ne puissiez les récupérer. C’est très rapide.
Autre sujet important : l’attente et … les toilettes. Les toilettes des aéroports sont faites pour les mamans, en tout cas à Charles de Gaulle ! Concrètement, vous avez des toilettes familles, dans lesquelles tout est prévu pour changer votre bébé. Elles sont surtout suffisamment grandes pour y entrer avec une poussette. Il y a dans ces toilettes des toilettes pour enfant (utilisables aussi par la maman avec sa poussette sous les yeux et sans se contorsionner pour entrer), une table à langer avec du papier à dérouler dessus et un lavabo. C’est donc tout équipé pour changer confortablement son bébé.
4/ Comment ça se passe avec la poussette et/ou le siège auto ?
Pour la poussette, tout dépend du modèle que vous avez choisi. Si vous avez une grande poussette, volumineuse, il faudra la mettre en bagage en soute et donc la laisser au moment du check-in. On vous demandera de la déposer aux « bagages hors format ». A partir de là, vous devrez donc prendre votre enfant dans les bras. Pensez à une écharpe de portage ou à un porte-bébé sinon vous allez fatiguer. D’autant que vous ne récupérerez donc votre poussette qu’avec vos bagages.
Si votre poussette est une poussette canne, il y a des chances pour que vous puissiez la garder jusqu’à la porte d’embarquement, voire jusque dans l’avion. Dans le premier cas, vous la récupérerez avec vos bagages. Dans le deuxième cas, quelqu’un de l’équipage vous en débarrassera dans l’avion en la mettant dans un coffre à bagage plus grand que celui au dessus de votre tête.
Dernière option : vous avez une poussette super compacte, et là, vous la gardez avec vous comme un bagage à main et pouvez la ranger comme un bagage classique. C’est le cas de la YoYo par exemple. Je me félicite tous les jours d’avoir choisi cette poussette super légère, compacte et pratique. Une main suffit pour la plier et la déplier. Une fois pliée, elle rentre dans un sac fourni avec et hop, c’est rangé.
Le siège auto passe lui en bagage « hors format ». Le personnel d’Air France l’emballe dans un grand sac en plastique et l’étiquette comme un bagage classique, sans frais supplémentaire.
5/ Quels documents de voyage faut il prévoir ?
Tout le monde doit avoir un passeport, donc baby y compris. Si vous ne portez pas le même nom et que son papa n’est pas avec vous, pensez à prendre le livret de famille ou une photocopie du livret de famille, on vous le demandera. Idem pour les visas, il en faut un pour tout le monde.
6/ Quels équipements dans l’avion pour changer baby et le nourrir ?
Dans l’avion, les toilettes sont équipées. On ne s’en aperçoit pas avant d’en avoir besoin. Il y a une table à langer pliable au dessus des toilettes. C’est étroit mais super pratique. Il faut juste emmener un petit linge ou matelas à langer en tissu imperméable à poser dessus.
Pour ce qui est des repas l’équipage propose de réchauffer ce dont vous avez besoin. C’est au bain Marie donc ça prend un peu de temps, il faut prévoir de leur demander un peu avant l’heure du repas.
7/ Comment on l’habille dans l’avion ?
Dans l’avion, sur un vol de 12 heures, à un moment, ça se rafraîchit toujours. Pour autant, pour moi, inutile de trop couvrir votre enfant.
Dans la nacelle il est un peu comme dans son lit et il supportera toujours mieux le froid que le chaud. Pour moi c’est donc body à manches longues, et par dessus un petit pantalon et un petit gilet ou pull ou sweat. Et c’est tout.
8/ Quoi prendre dans l’avion ?
La réponse à cette question est sûrement très personnelle et dépend de votre façon de faire en général. De mon côté, j’essaie toujours de prendre le minimum nécessaire. Dans le petit espace dont vous disposerez je vous assure que c’est une bonne idée. Pour les longs courriers, je conseille donc :
Une petite trousse à langer, du type tote bag en tissu ou trousse comme celle ci-dessous achetée sur Amazon (Reisenthel) avec dedans des couches, des lingettes format voyage, un petit tapis à langer tout fin juste pour pouvoir poser votre enfant dessus quand vous le changerez, et du serum physiologique au cas où.
Un change complet en cas de fuite/pépin
Une tétine avec une petite accroche + une tétine « de secours » si celle-ci tombe, se salit, est introuvable, etc.
Un lange. J’en ai toujours un avec moi, ça sert à tout : tapis à langer, petite couverture, couverture pour l’allaitement, jeu, etc.
2 ou 3 petits jouets, pour varier et pour l’occuper si toutefois le bruit de fond de l’avion n’a pas suffit à le bercer et à l’endormir (ce qui a été mon cas la première fois : sur 13 heures, il a du dormir 11 heures …)
Une bouteille d’eau pour vous, les hôtesses vous la rempliront. Cela vous évitera de vous lever, de déranger votre enfant si vous préférez le prendre avec vous, etc. De la même façon je prends toujours un petit en-cas : des amandes ou une pomme. Il y en aura dans l’avion mais il faudra vous déplacer (et accessoirement ils seront beaucoup plus caloriques qu’une pomme ou des amandes …)
Je déconseille de se charger avec des couverture : la compagnie en fournit une avec la nacelle et on peut en demander une deuxième si besoin
9/ Comment se passent l’atterrissage et le décollage ?
Au décollage, si on a opté pour la nacelle, on a son enfant sur les genoux. On s’attache avec sa propre ceinture et on attache l’enfant à la nôtre avec une petite ceinture spéciale. Il doit être dos contre vous, face « à la route » donc.
On dit qu’il faut que l’enfant tète ou mâche quelque chose pour ne pas avoir de douleur aux oreilles. Adultes, nous avalons mécaniquement, sans y faire attention, pour déboucher nos oreilles mais un petit bébé ne sait pas le faire. Une tétine fait donc très bien l’affaire. J’avais peur que mon petit garçon ne s’endorme pile au moment du décollage. Ca a été le cas, mais comme il avait sa tétine, il suffisait de tirer doucement dessus pour qu’il reprenne son mouvement de succion. Pas de soucis pour les oreilles, idem à l’atterrissage.
Une fois que l’avion a atteint sa vitesse et son altitude de croisière, l’équipage vient installer la nacelle. Et la retire quand l’avion commence sa descente. Entre temps, la nacelle reste fixée, et il est possible de la fermer sur le dessus au niveau du ventre du bébé.
10/ En résumé, on prend l’avion avec son bébé ou pas ?
Oui, oui et oui ! Pas de soucis, les enfants s’adaptent bien mieux que nous. Et tout petits, ils dorment à peu près n’importe où et n’importe quand.
Et si vous êtes seule ou seul avec un bébé, idem, le personnel est vraiment aidant, que ce soit à l’aéroport ou dans l’avion, et les autres passagers aussi. C’est largement faisable donc, l’essentiel est de s’organiser un minimum pour que tout se passe bien.
L’illustration du petit prince est faite par un artiste dont vous pouvez retrouver les oeuvres ici. Il propose de très beaux cadres avec notamment une peinture phosphorescente qui illumine les étoiles la nuit.
On est toujours à la recherche de choses à faire, ici ou ailleurs, on cherche des sorties, des idées, des expos, des spectacles, etc. J’ai passé une journée à faire tout autre chose. Ça faisait longtemps que j’y pensais et je m’étais promis de le faire à un moment ou à un autre. Pour moi, mais aussi pour les autres, et pour me sentir utile le moment venu.
Et pour l’occasion, je reprends le slogan de la Croix Rouge, particulièrement bien trouvé : préparez-vous à être prêts.
Qu’est-ce donc ? Tout simplement une journée avec la Croix Rouge pour une formation au PSC1, comprendre prévention et secours civique de niveau 1 pendant laquelle on apprend à faire les premiers gestes qui sauvent. Et voilà comment ça se passe …
Tout d’abord l’inscription : rien de plus simple, il suffit d’aller sur le site de la Croix Rouge et de choisir le lieu où on veut être formé et bien sûr la formation que l’on souhaite suivre. Il y a beaucoup de sessions un peu partout, à Paris en tout cas, et l’inscription est très rapide. Pour cette formation PSC1, qui dure dix heures, le coût est de soixante euros. En soi, je ne trouve pas que ce soit énorme, cependant, si l’on considère que cela tient du volontariat, on peut se dire que tout le monde n’a pas forcément les moyens, et préférera mettre ces soixante euros ailleurs. C’est peut être d’ailleurs ce qui fait qu’aujourd’hui très peu de gens sont formés en France, d’autant que ces formations aux premiers secours ne font malheureusement pas encore vraiment partie des programmes de l’éducation nationale : c’est au bon vouloir des écoles.
D’ailleurs les chiffres sont parlants. Si depuis les attentats de 2015, on a noté un regain pour ces formations, aujourd’hui (en 2016, la Croix rouge a formé 70 000 personnes aux PSC1 contre 55 000 en 2014), seuls 46% des Français déclarent avoir suivi une formation ou une initiation aux premiers secours contre plus de 90% dans les pays scandinaves, en Allemagne, en Hollande ou encore en Italie. Il nous reste un peu de chemin à faire avant d’être tous capables de bien réagir dans certaines situations d’urgence.
L’idée de cette journée ? Faire en sorte que l’on ressorte capable de sauver des vies. L’objectif est clairement celui-là, dans certaines situations que l’on va « mimer », on doit être capable de sauver une victime.
La journée commence par une heure sur l’IRR, ou Initiation à la réduction des risques qui vise à « réduire la vulnérabilité des particuliers face aux catastrophes individuelles et collectives » (Source Croix Rouge).
Ensuite, pendant toute la journée, on va aborder les situations d’accident, sous huit modules différents où l’on est à chaque fois plongé dans de vraies situations possibles, où on fait systématiquement tous les gestes : pas un stagiaire ne ressort par exemple sans avoir essayé plusieurs fois de faire un massage cardiaque, grâce notamment au fameux Bob, le mannequin qui permet de s’entraîner.
Chacun a le sien, et pas seulement adulte mais aussi enfant et/ou bébé. Les conditions du stage sont vraiment idéales, en termes notamment d’hygiène puisque les visages sont souples et nettoyés après chaque session, et surtout, chacun a son mannequin (pas mal pour le bouche à bouche).
On aborde donc huit situations différentes : la protection, quoi faire quand on est exposé à une victime/à un accident; l’alerte, comment on donne l’alerte, comment on appelle les secours de façon efficace; la victime s’étouffe, quels sont les gestes pour l’aider; la victime saigne abondamment, idem, que faut-il faire/ne pas faire; la victime est inconsciente, comment on s’en rend compte, quels sont les gestes tests à faire et les bons réflexes à avoir; la victime ne respire pas, idem; la victime se plaint d’un malaise, comment faut il réagir; la victime se plaint après un traumatisme (plaie, brûlure, atteinte des os et des articulations…), même chose.
Personnellement, j’ai appris plein de choses, et je crois qu’aujourd’hui, je serai capable de faire un tout premier diagnostic pour savoir si la personne est consciente ou non, si elle respire ou non, que ce soit un adulte ou un enfant.
Ensuite, je pense avoir compris comment mettre quelqu’un en PLS, position latérale de sécurité, comment aider quelqu’un qui s’étouffe, quoi faire devant une brûlure, en reconnaissant une brûlure grave, comment appeler les secours et leur donner les bonnes informations, et enfin comment faire un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur dont je n’avais jamais bien compris ni à quoi ça servait ni comment ça marchait.
La journée se termine par environ deux heures de mise en pratique : chaque participant sort cinq minutes de la pièce. Pendant ces cinq minutes, les autres sont briefés par le formateur sur la situation d’urgence à laquelle il va devoir faire face.
Quand il entre dans la pièce, on considère que le formateur n’est plus là et le stagiaire doit se débrouiller face à la situation, ce qui a le mérite de mettre « presque » en conditions réelles (le vrai stress en moins, mais avec du stress quand même) et de voir comment chacun réagit. Personnellement mon cas était une brûlure grave d’une amie dans son appartement.
En résumé vous l’aurez compris, je recommande vivement de faire cette formation. Parce qu’en effet, en seulement dix heures, on apprend ce qui peut sauver des gens, sans être sauveteur soi-même, ni médecin, ni pompier, ni infirmière. Surtout, pour moi c’est une façon de pouvoir faire quelque chose en cas de problème et de ne pas être là, inutile et sans savoir quoi faire si besoin.
Au-delà des gestes, quelques « trucs » que j’ai appris pendant cette formation et que je garde en tête :
1// Le 112, le numéro européen pour appeler les secours, et sinon le 18 pour les pompiers qu’il vaut mieux appeler plutôt que le SAMU puisque les appels aux pompiers sont de toute façon communiqués au SAMU
2 // On ne bouge pas une victime, on ne lui donne ni à manger, ni à boire, si elle respire mais qu’elle est inconsciente, on la met en PLS
3 // On met sur son téléphone l’appli ICE (In case of emergency) qui permet de connaître les numéros de téléphone à appeler sans avoir à dévérouiller le téléphone. Sur l’Iphone, il faut juste remplir l’appli santé et elle est accessible sur un téléphone verrouillé
4 // Avoir chez soi un petit kit des premiers secours (pansements, brûlures, couverture de survie, ciseaux, compresses, etc.)
5 // On arrose forcément une brûlure, même si elle est grave, et on appelle les secours
6 // Les 4 étapes des premiers secours : sécuriser le lieu de l’accident et les personnes impliquées y compris soi-même si on veut sauver; appréciez l’état de la victime avec quelques tests; demandez de l’aide/alerter et faire les gestes de premier secours
7 // Libérer les voies aériennes, un geste hyper simple et qui peut sauver …
Et pour s’entraîner, quand on attend sur un quai de métro ou qu’on s’ennuie aussi, on peut télécharger l’appli de la Croix rouge qui propose quelques petits QCM.
En ce moment au centre Pompidou à Paris, on peut voir l’exposition du célèbre artiste sculpteur César.
A ne pas rater à mon avis tellement c’est original et surprenant.
En toute honnêteté je ne connaissais pas bien, voir pas du tout son oeuvre … Et l’exposition est plutôt généreuse, il y a beaucoup d’œuvres et on découvre une vraie inventivité.
J’ai adoré les compressions, que ce soit de métal ou bien de cagettes ou d’affiches, c’est vraiment magnifique ou encore sa façon d’enrober des objets dans du plastique, notamment ce moulin à café.
César est aussi connu pour ses expansions, assez spectaculaires, pour ses pouces (dont un est à la Défense), et bien sûr pour avoir créé la fameuse récompense pour le cinéma français, en bronze.
On n’entend parler que de ça en ce moment : il fait froid, très froid, le froid viendrait directement de Sibérie, et ce sera pire dans les jours qui viennent.
C’est vrai franchement il fait un temps à rester chez soi, et pourtant, le beau ciel bleu invite clairement à la ballade. Voici quelques jolis coins pour ceux qui braveront ce froid et maîtriseront mieux que les autres la fameuse technique de l’oignon (trois couches pour ne pas avoir froid !)
L’incontournable place des Vosges, son jardin, ses passants, ses enfants qui jouent dans le parc, ses cafés alentours et même ses vendeurs de glace …
Une petite rue du village Saint Paul, on se croirait vraiment à la campagne dans ces petites rues épargnées par les façades lumineuses et qui ont su garder leur caractère d’antan.
La rue Vieille du Temple vue depuis le musée Picasso dans le Marais, son square, ses toits, c’est trop joli …
La rue Louis Braille dans le 12ème et ce bâtiment étonnamment « mince » avec une petite maison et un square vert juste en dessous.
La place et l’église Sainte Marguerite rue Charrière dans le 11ème, tout près de la rue de Charonne.
La rue des Hospitalières Saint Gervais dans le Marais tout près de la rue des Francs Bourgeois.
Pour ceux qui suivent, la dernière quinzaine date un peu, entre le froid, la neige, les microbes de l’hiver et un nouveau rythme, je n’ai pas été très assidue pour écrire.
Par contre, pour faire, visiter, aller au ciné, etc, etc, oui ! Voici donc des idées de choses sympas à faire, à voir, à goûter à Paris et dont j’ai pu profiter ces dernières semaines.
1 // Cinéma et théâtre encore et toujours
Mon coup de cœur de ces dernières semaines, c’est le film Jusqu’à la garde, avec Léa Drucker et Denis Ménochet. Le sujet, ce sont les violences conjugales, même si le film ne laisse (presque) rien voir de violent. Et c’est ça sa force : certaines scènes sont longues, on ne dirait pas du cinéma, et c’est justement ce qui marque : une scène où l’ex-mari est là, on sent qu’il regrette ce qu’il a fait dans le passé, mais on sent aussi la peur de l’ex-femme, qui attend, qui le laisse pleurer, et ça dure, comme ça dure dans la vraie vie. Il y a une vraie tension, on se sent presque à la place des personnages.
C’est clairement un film coup de poing dont on ressort un peu sous le choc. Les acteurs sont géniaux, y compris Thomas Gioria qui joue le fils du couple. A ne pas rater, vraiment.
Autre film tentant, La Douleur, qui reprend un roman de Marguerite Duras racontant l’attente du retour de son mari arrêté pendant la deuxième guerre mondiale me tentait beaucoup. Interviews et commentaires m’avaient donné envie d’y aller.
Deux heures plus tard, j’en ressors déçue. On comprend l’intention du réalisateur d’épouser le rythme et le style des romans de Duras mais le film s’étire trop, se focalise trop sur son actrice principale, Mélanie Thierry, sur sa tristesse, le tout dans des nuages de tabac puisque tous les acteurs fument à longueur de temps.
Il a le mérite d’interroger sur l’origine de la tristesse de la femme dont le mari est arrêté, sur sa potentielle complaisance dans le rôle de la femme triste mais n’est, je trouve, pas assez clair sur sa vie pendant l’absence de son mari. Beaucoup de choses sont suggérées mais pas vraiment dites et au final le résultat est assez pesant.
Direction le théâtre ensuite, pour trois pièces très différentes. D’abord Toc Toc, une comédie écrite par Laurent Baffie. On y découvre 6 personnages venus consulter un médecin renommé sensé guérir leurs maux en une séance. Si l’un est obsédé par les chiffres et compte tout, l’autre a la maladie de Gilles de la Tourette, l’une est obsédée par les microbes, l’autre vérifie tout trente fois avant de sortir de chez elle (eau, électricité, clés) enfin pour les deux derniers, l’un aime ce qui est symétrique et ne supporte pas de marcher sur des lignes, et l’autre répète tout ce qu’elle dit deux fois pour ne pas mourir.
Cette pièce est jouée au Palace, l’occasion de découvrir cette belle salle qui mériterait toutefois de revoir un peu la qualité de son accueil (trente minutes d’attente par rapport aux indications du billet et un quart d’heure de retard). Maintenant, concernant la pièce, l’idée c’est que la thérapie de groupe peut aider à résoudre ses problèmes, surtout lorsqu’on a du mal à se les avouer. Ici, le médecin se fait attendre et donc les langues se délient, on apprend à se connaître et on se challenge les uns les autres. Sauf que ce n’était pas toujours très drôle, c’était souvent long et répétitif; heureusement celle qui répétait tout deux fois le faisait vraiment très bien et a remporté je crois la préférence du public. Bref, pas très emballée par cette pièce de Baffie poutant.
Autre style : Hotel Paradiso. Un tout autre genre, quatre comédiens qui portent chacun un masque, on ne voit donc jamais leurs visages pendant la pièce. On est dans un vieil hôtel familial où se jouent des sujets de descendance et d’héritage, et surtout de meurtre car à partir d’un moment tout part « en live » sans que rien ne nous y prépare.
Il n’y a aucun texte, aucun dialogue, tout se joue sur les postures, les gestes, et un peu de musique en toile de fond. C’est très particulier et assez épatant de faire passer autant de choses, de sentiments, d’expressions, sans paroles et avec des masques figés. Rien que pour ça, cette pièce vaut la peine. Par contre, si vous voulez vraiment rire, je pense qu’il faudra choisir une autre pièce. Le rythme est assez lent et l’histoire met du temps à se mettre en place et à se décanter.
Enfin une pièce à la Comédie Bastille, coup de cœur côté théâtre : le ticket gagnant. Les critiques étaient bonnes et le thème léger : trois amis jouent traditionnellement, chaque année, à Noël, au loto, et cette année, l’un des trois gagne. La pièce commence comme ça et on s’attend à quelque chose d’assez drôle, pas forcément révolutionnaire, mais plaisant.
Et en fait, cette pièce, c’est vraiment plus que ça. C’est drôle en effet, les acteurs sont super, l’ami du couple part parfois dans des solos à mourir de rire (le flanby notamment), et les sujets traités ne sont pas si légers : la place de l’argent dans nos vies évidemment, mais aussi l’amitié, l’amour, la fidélité, la famille, l’accomplissement de soi.
Bref, c’est vraiment drôle, ça dure presque une heure et demie et on ne voit pas le temps passer.
2 // Découvrir les musées voisins
Le Marais regorge de musées. La bonne résolution pendant qu’on est là ? En voir au moins un par mois. Semaine dernière, direction le musée Cognacq-Jay, rue Elzevir, pour découvrir la collection personnelle de Ernest Cognacq, fondateur des Grands magasins de la Samaritaine, et sa femme Marie-Louise Jaÿ, mais aussi ce très beau bâtiment qu’est le musée. Les collections ont été léguées à la ville et le musée est aujourd’hui gratuit.
Les pièces sont vraiment très belles, que ce soient les œuvres, les objets exposés ou les salles où elles sont exposées, beaucoup sont boisées, l’atmosphère est cosy, agréable.
Incontournable du Marais, le musée Picasso. Le bâtiment en lui-même est très beau, encore plus par un grand ciel bleu comme ce week-end, et l’exposition retrace évidemment les différentes périodes du peintre.
Personnellement, j’ai trouvé le musée très grand et un peu vide, et le parcours assez mal indiqué. Il y a peu de tableaux très connus, en tout cas, pour l’amatrice que je suis, mais on découvre quand même quelques toiles intéressantes et également une partie de la collection personnelle de Picasso avec des Matisse, Renoir et autres.
Une dernière photo de la vue depuis le musée, pour le plaisir :
3 // Apprendre à chanter au centre de musique de chambre
Étonnant comme idée, et pourtant, si vous avez envie de changement, un dimanche matin, prenez la direction de la salle Cortot pour une matinée pour le moins originale.
Le principe est très simple : après un petit déjeuner au chaud, vous entrez dans la belle salle Cortot pour une demie-heure de cours de chant pendant laquelle on va vous apprendre à chauffer votre voix et votre corps, et surtout on va vous apprendre à chanter un morceau de cantate. Ce dimanche là, c’était un texte en allemand donc avec une difficulté supplémentaire pour certains mais le maître de chant était vraiment aidant, drôle et captivant.
Ensuite, arrive l’orchestre, la chorale et les ténors et barytons, et c’est toute la cantate qui est jouée par eux, jusqu’au morceau que la salle a appris, salle qui le reprend donc avec la chorale. Il faut imaginer au moins deux cents personnes qui reprennent en chœur, c’est vraiment une expérience sympa.
La salle est très belle et le temps d’une cantate on se sent ailleurs, c’est à faire absolument ! Ça s’appelle Bach & Breakfast, toutes les informations sont ici.
4 // Découvrir le marché des enfants rouges
Dimanche matin, on file rue de Bretagne dans le 3ème pour découvrir le marché des enfants rouges.
Un tout petit marché vraiment sympa sur lequel on peut évidemment acheter quelques fruits et légumes, des produits bio, du fromage, du poisson ou du bon pain, mais où l’on peut surtout s’installer et manger dans différents stands : libanais, italien, snack japonais, burgers et j’en passe.
C’est un marché couvert, qui date de 1615 quand même, et qui fait qu’on se sent un peu comme dans un petit village à Paris. A tester également apparemment, l’Estaminet, un restaurant caché dans ce marché et qui invite à s’asseoir …
5 // Tester Les Pinces
Les Pinces, kesako ? C’est un concept de restaurant pour les amoureux de homard ou de bœuf. Seulement quatre plats à la carte, tous à base de l’un ou de l’autre de ces deux ingrédients. Vous pourrez manger u homard ou bien une entrecôte de 500 grammes (qui passe très bien !).
Tout est fait maison, les frites sont excellentes et la viande aussi, sans parler des desserts, là aussi, quatre choix, mais faits maison et délicieux.
Il y a trois restaurants Les Pinces à Paris, j’ai testé celui du Marais qui est vraiment agréable, les serveurs sont sympas comme tout et la salle est simple, jolie, chaleureuse. Pour finir, l’addition est plus que raisonnable pour un restaurant dans le Marais, et surtout pour cette qualité. Plus d’infos ici.
J’espère que tout ça vous a donné des idées, à très bientôt pour la suite …
Cette semaine rendez-vous au cinéma pour découvrir That Sugar film, un film-reportage sur le sucre, datant déjà d’il y a quelques années, et un peu dans la même veine que Supersize me.
Le principe ? Damon Gameau, acteur australien trentenaire en forme et futur papa, se lance dans une expérience sur son propre corps : pendant 2 mois, il mangera l’équivalent de 40 cuillerées à café de sucre par jour, soit l’équivalent de ce que consomment les Australiens chaque jour, non pas en mangeant de la junk food mais en mangeant des aliments qui sont vendus par les publicitaires comme des produits sains, bons pour la santé (yaourts, jus de fruits, céréales, etc.).
L’intention du film est simple : montrer que le sucre est partout, et la démonstration n’en est en fait pas une car il suffit de regarder les étiquettes des produits transformés que nous mangeons pour voir que le sucre ajouté (fructose sous toutes ses formes) est partout : dans les yaourts, dans les jus de fruits, dans les sauces, bref, partout. Donc le film atteint ce premier objectif et rappelle que quatre grammes de sucre sont l’équivalent d’une cuillerée à café de sucre. Faites le test, regardez ce que vous mangez, ça peut aller très vite, surtout si vous mangez des aliments transformés.
L’autre idée du film est de mesurer et découvrir les effets du sucre, et notamment de ces quarante cuillerées à café par jour. Et là, la démonstration est irréprochable, irréfutable. En seulement deux semaines, Damon Gameau prend plusieurs kilos. Précisons d’ailleurs qu’il continue de faire le même niveau de sport qu’avant son expérience. Mais plus le test continue et plus les effets néfastes du sucre se font ressentir :
Prise de poids et augmentation du tour de taille : le sucre ajouté, le fructose, contrairement au glucose, naturellement présent dans les aliments, n’apporte aucune fibre, c’est vraiment juste du sucre
Foie de plus en plus gras et en souffrance
Sautes d’humeur : le sucre appelle le sucre et crée des pics de fausse bonne humeur juste après les « prises » et à l’inverse des états un peu « comateux » une fois que le sucre ne fait plus effet. Cela pose d’ailleurs la question de l’alimentation des enfants : si elle est sucrée au petit déjeuner, sucrée le midi (via les desserts) et sucrée au goûter, elle peut créer ces fameux pics et sautes d’humeur mais aussi diminuer la concentration pendant les périodes de « manque »
Manque d’énergie, d’enthousiasme
D’un point de vue purement scientifique, les analyses qu’il fait montrent vraiment que ce « régime » a été très nocif pour lui. Il s’est d’ailleurs fait accompagner et suivre tout au long de son expérience par des médecins, nutritionnistes et autres spécialistes.
Les industriels en prennent aussi pour leur grade, de même que quelques scientifiques dont les études sont justement financées par ces mêmes industriels. Étonnant de voir devant de tels résultats que des scientifiques « financés » se contente de conclure que tout régime qui pousse la consommation à l’excès d’un produit aura ce type de conséquences. Les fabricants de soda sont bien sûr les premiers visés.
Pour autant, c’est un peu le même sujet que le fameux Nutriscore que l’on essaye de mettre en place en France en ce moment. Pour avoir contribué à ce type de projet chez un grand distributeur alimentaire il y a déjà quasiment dix ans, il est clairement difficile pour les industriels producteurs de mettre un « carton » rouge sur leurs propres produits. A l’époque, l’enseigne pour laquelle je travaillais avait retravaillé ses recettes pour qu’elles soient plus saines avant d’apposer sur leurs packagings ce type d’indicateur. Mais c’est bien grâce à de tels indicateurs que l’on va manger de mieux en mieux.
Sachant enfin que ce que l’on apprend aussi dans le film c’est que le nombre de calories dans un produit est déjà une information obsolète : le régime de Damon Gameau est quasiment identique en nombre de calories avant son expérience (alors qu’il a une alimentation très saine) et pendant son expérience. L’important à regarder avant de consommer un produit, ce n’est pas juste le nombre de calories : c’est la composition même du produit. Par exemple, les produits « low fat », donc pauvres en graisses sont, pour compenser et conserver un goût agréable, plus riches en sucre ajouté.
En résumé, je pense que ce film est vraiment bon à voir, il est réalisé sur un ton enjoué malgré les effets catastrophiques du sucre sur certaines populations, et il est fait pour que l’on comprenne donc les explications sont très claires, très simples. Ensuite, à chacun de faire ses choix, et le but n’est pas de condamner le sucre, mais simplement de se rendre compte de ses effets néfastes, et d’en limiter sa consommation dans la mesure du possible.
Déjà deux semaines passées à Paris, retour dans le froid et la grisaille, un vrai choc thermique, une différence de luminosité à laquelle il a fallu se réhabituer, mais rien de suffisant pour m’empêcher de profiter de cette belle ville et de tout ce qui m’a manqué pendant ces quelques mois.
Sorties, amis, lectures, un vrai plaisir de retrouver tout ça ici …
1 // Revoir sa famille et ses amis !
Bien sûr, c’est LE bon côté du retour en France : revoir tout le monde, déjeuner, dîner, papoter, repasser du temps au téléphone à se raconter sa vie, retrouver le quotidien des uns et des autres, voir les petits bouts de chou qui ont grandi, etc. Bref, ça fait du bien.
2 // Retourner au cinéma
Non pas qu’il n’y ait pas de cinémas à Ho Chi Minh mais disons qu’à Paris le choix est BEAUCOUP BEAUCOUP plus important. Deux films au programme cette semaine donc: Au revoir là haut de et avec Albert Dupontel, adapté du roman de Pierre Lemaitre et Three Billboards qui parle d’une mère dont la fille a été assassinée et qui trouve une façon pour le moins originale de remobiliser la police sur l’affaire.
Au revoir là-haut est vraiment bien, pour une fois, j’ai trouvé que le film était presque mieux que le livre, plus rythmé, avec moins de longueurs, et les acteurs sont supers. L’histoire est assez incroyable, ou comment deux anciens soldats vont vendre des monuments aux morts à de nombreuses communes dans jamais en produire un seul; comment l’un va sauver l’autre au front et comment ce dernier va tâcher de prendre soin de son sauveur qui aura à un moment cette idée folle.
Quant à Three billboards, si la bande annonce peut faire sourire, et notamment le caractère un peu fort de la maman, le film est vraiment profond, interroge sur les personnalités et les motivations profondes des uns et des autres, est plein de rebondissements et mérite vraiment le détour.
3 // Pouvoir aller au théâtre à la dernière minute
Voilà quelque chose qui m’avait beaucoup manqué : aller au théâtre, que ce soit pour du classique, pour un one man ou woman show ou bien une comédie. La semaine dernière, à la dernière minute, direction donc le Point Virgule dans le Marais pour découvrir Walter, apparemment déjà assez connu pour « Walter, Belge et méchant », il a eu son petit succès à l’époque, au point d’être chroniqueur dans certaines émissions télé, chez Arthur notamment.
Ici le spectacle dure une bonne heure, dans la toute petite salle du Point Virgule et aborde pas mal de thèmes actuels, sans détour, avec le fameux humour belge. C’est fin, les jeux de mots sont bien trouvés, c’est drôle sans jamais être lourd, bref, là aussi, ça vaut le coup d’y aller.
4 // Passer un dimanche à l’abbaye de Fontevraud
Petit week-end en province, à Cholet précisément. Le temps notamment de passer un dimanche à l’Abbaye de Fontevraud. Au programme : déjeuner au Restaurant de l’Abbaye, le restaurant étoilé de Thibaut Ruggeri, puis concert dans le cadre de l’opération « Folles journées » et enfin visite de l’abbaye.
Le restaurant a vraiment été une bonne surprise. Tout est vraiment délicieux, des petites mises en bouche à la soupe froide de betterave, en passant par la révolution du potager (en photo), ou comment faire ressortir les saveurs des légumes du potager, ou encore le filet de bar au réglisse, la pomme en dessert (pomme, sauge et crumble, un régal), ou enfin les petites mignardises.
C’est vraiment inventif, à la fois simple et fin, et très raisonnable pour un étoilé (60 euros le menu en quatre plats). Le décor est très beau aussi puisque l’on déjeune presque dans le cloître sur de belles tables en bois.
Ensuite direction le haut dortoir pour assister à une chorale d’amateurs, et enfin visite de l’abbaye qui est vraiment très belle et très bien tenue. Le soleil n’a pas été de la partie mais la visite a quand même été très agréable.
5// Redécouvrir le Marais, mon nouveau quartier pour quelques semaines
Certains savent comme j’aime le 11ème et le 12ème arrondissement. Difficile de s’en éloigner de trop, nous voici donc pour quelques semaines en plein cœur du Marais, rue Elzevir.
L’occasion de re-découvrir ce très beau quartier, pas seulement en touriste mais en « habitant ». C’est un quartier plein de piétons et avec très peu de voitures, même en semaine, ce qui a le mérite d’être très agréable et de « forcer » le silence. C’est très très calme et ça c’est vraiment appréciable après le bruit de Saigon.
Le Marais est aussi plein de très belles boutiques à découvrir, de musées à visiter, de petites rues plus jolies les unes que les autres, et quand le soleil daigne faire son apparition c’est le moment où jamais de faire de belles photos.
Bref, il y a encore beaucoup à découvrir ici, et à raconter bientôt …
Dernière quinzaine à Saigon avant le retour à Paris pour quelques mois ou pour quelques années.
J’en ai donc profité pour faire les derniers voyages/excursions qui manquaient, découvrir ou re-découvrir les bons endroits, restaurants et cafés de Saigon, faire un dernier massage et une dernière manucure-pédicure, bref, encore une quinzaine active.
1 // Découvrir l’île de Phu Quoc
Phu Quoc, vous en avez déjà entendu parler ? On dit que ce sont les plus belles plages du Vietnam. En fait c’est une petite île vietnamienne au Sud du Cambodge et à seulement une heure de vol de Saigon.
Comme vous le verrez ici, en effet, les plages sont vraiment très belles, la mer est chaude, et surtout, il y en a pour tout les goûts. A chacun de choisir la plage qu’il préfère : plus ou moins fréquentée, plus ou moins sauvage, au Sud, à l’Ouest, Phu Quoc mérite vraiment le détour.
2 // Avoir dans les mains un exemplaire du dernier Echo des rizières
J’en ai déjà parlé ici, j’ai eu la chance de participer à la rédaction de l’Echo des rizières, le magazine de l’AFV, l’association des francophones du Vietnam. Il n’est pas encore en ligne sur le site de l’AFV mais il est déjà distribué.
Voici la couverture, et on est assez fières de notre dossier sur les Vietkiew. Pour ma part, ça a été une super expérience de faire des interviews, de rédiger des articles et de monter l’agenda culturel. Tout ça avec une super équipe de bénévoles vraiment dévouées et qui ont à cœur d’en faire un super magazine. Prochain numéro en mars.
3 // Découvrir encore ou redécouvrir les restaurants et cafés sympas de Thao Dien
A quelques jours du départ, l’option restaurant a été pour nous la meilleure. L’occasion de découvrir ou redécouvrir de super endroits à Thao Dien.
D’abord The Deck, restaurant un peu chic au bord de l’eau. Un dimanche midi bien chaud, sous les ventilateurs et dans ce décor épuré, c’était vraiment agréable. On déjeune en regardant passer quelques bateaux, des oiseaux, en profitant du calme de la rivière. Y aller pour le cadre plus que pour la nourriture, c’est bien présenté et inventif mais pas forcément exceptionnel, et c’est par ailleurs assez cher.
Autre découverte (il était temps), le Kokoïs, un café en plein centre de Thao Dien qui ne paye pas forcément de mine de l’extérieur mais qui propose une jolie boutique, des objets sympas à offrir, et au fond, un espace au calme et au vert alors qu’on est vraiment en ville, et de bons smoothies. Un bon endroit pour travailler ou écrire aussi.
Rendez-vous aussi au An Café, qui n’avait pas encore retiré ses décorations de Noël et proposait un espace encore plus cocooning que d’habitude. C’est joli comme tout, c’est très bien décoré et les bo bun sont excellents.
Enfin, direction le River Cottage. Si j’avais des milliers de lecteurs, je garderais peut être cette adresse pour moi tellement elle m’a plu, et surtout tellement j’ai apprécié le calme.
C’est juste à côté du deck, sur la rivière, c’est très calme, plus au vert, la petite rue qui y mène donne l’impression d’être à la campagne. C’est la carte du Snap donc c’est plutôt international, tendance mexicaine, et c’est bon !
The River Cottage est aussi un hôtel, une bonne alternative à Thao Dien Village ou à la Villa Song.
4 // Se faire masser au spa La Sen
Quand on s’apprête à rentrer à Paris, inutile de faire de longs calculs pour arriver à la conclusion qu’un massage d’une heure à Paris coûtera environ quatre fois plus cher qu’à Saigon. Pour ce qui est de la manucure-pédicure, là on peut carrément multiplier par presque dix.
J’ai donc fait un dernier massage au Spa La Sen, mon préféré parmi les trois ou quatre instituts testés à Thao Dien. On commence par une petite boisson fraîche, puis on choisir son huile de massage parmi trois. Avant de rejoindre la salle de massage, on prend un petit bain de pieds, et on termine par un thé au gingembre. Là encore le décor est soigné, les masseuses sont très attentives à ce qu’elles font et très bien formées, bref, on passe vraiment un bon moment.
5 // Manger une galette des rois
Et oui, à Thao Dien on trouve des galettes ! Vu le nombre de Français ce n’est pas très étonnant cela dit. Et franchement, à 10 000 kilomètres de la France, ça fait vraiment plaisir de manger une bonne galette à la frangipane, de chercher la fève et d’offrir la couronne.
Et quand vous faites ça par trente degrés avec des amis du coin un samedi après-midi avec un bon thé glacé, c’est parfait.
6 // Aterrir après treize heures de vol
Départ pour Paris pour quelques mois, on rentre pour retrouver la famille, les amis, et attendre un heureux événement pour mars. Des sentiments mélangés, la joie de rentrer et de revoir tout le monde, et en même temps le sentiment de quelques mois qui sont passés trop vite.
On les cherche, c’est un vrai réflexe de voyageur quand on va quelque part : quels sont les incontournables, les choses à ne pas rater pendant notre weekend, nos vacances, notre passage dans telle ou telle ville. Après presque six mois à Saigon, voici mes suggestions.
Pour certains, on a « vite fait le tour » de Saigon. De façon assez objective je crois, et pour avoir beaucoup voyagé, ce n’est pas une ville qui en soi est très belle. L’unité de la ville consiste en son hétérogénéité, son bazar organisé, ses constructions entremêlées, son bruit et ses scooters pour être caricaturale.
Et pourtant, Saigon mérite sans aucun doute d’y passer quelques jours, parce qu’il y a des choses à voir, à découvrir et parce que c’est aussi le vrai Vietnam, la vie d’aujourd’hui, la vie « moderne » du Vietnam. Il y a des choses à voir, ci-dessous, et des choses à faire, un peu plus « alternatives » et qui changeront un peu des visites classiques, que vous trouverez ici.
1 // Découvrir le quartier des monuments coloniaux
Pour les cartes postales et dire « j’y étais », impossible de ne pas faire la tournée des bâtiments coloniaux et du D1, autrement dit, le quartier central : la poste et ses grandes arches, la cathédrale (+ book street : Nguyen Van Binh) , l’opéra, certes, mais pas que.
Ainsi, il ne faut pas oublier de jeter un oeil au bâtiment des impôts sur Nguyen Hué, l’hôpital Graal, ou encore celui des douanes le long de la rivière, qui sont parmi les plus anciens.
2 // « Réaliser », au musée de la guerre (War Remnant Museum)
Tout le monde vous parlera de ce musée comme un incontournable à Ho Chi Minh City. Je pense en effet que c’est une étape incontournable pour comprendre plusieurs choses : la guerre du Vietnam bien sûr, mais aussi ce qui se passait en Europe et dans le monde à ce moment là, comprendre aussi la vision actuelle des Vietnamiens sur la guerre du Vietnam, vous en jugerez par vous-mêmes mais personnellement j’ai trouvé que le musée était vraiment « contre les méchants Américains ».
Bien sûr que les actions menées ont été terribles, mais visiter les tunnels de Cu Chi vous en apprendra aussi beaucoup sur ce qu’ont fait les Vietnamiens, et qui fait froid dans le dos aussi.
Adresse : : 28 Võ Văn Tần Phường 6, D3
3 // Visiter le marché Ben Thanh
Fameux marché de Ho Chi Minh City, il est aussi le plus touristique mais ne doit pas être manqué pour autant.
Deux parties à voir : celle de l’alimentation, des fruits et légumes, de la viande, pour découvrir toutes les sortes de fruits, de légumes et de plantes aromatiques qu’offre le Vietnam mais aussi de très beaux poissons et fruits de mer et de la viande … sous toutes ses coutures. De ce côté, vous serez à peu près tranquille lors de votre visite, on essaiera juste de vous vendre du café ou du poivre. A visiter plutôt tôt le matin.
Deuxième partie : les souvenirs. Là, c’est autre chose, vous serez très sollicité. Cependant, c’est l’occasion de trouver tous les souvenirs que vous aurez pu voir un peu partout au Vietnam, et de tester vos talents de négociateur. Commencez par diviser par trois et voyez à quel prix vous arrivez. C’est assez facile et ça va assez vite.
Adresse : Le Loi, Ham Nghi et Le Lai, D1
4 // Monter à la Bitexco Tower pour une vue panoramique sur toute la ville
De plus en plus de grandes villes, en particulier en Asie, montent de hautes tours à partir desquelles on a une super vue sur la ville. C’est le cas de la Bitexco Tower à Saigon. Vous la reconnaîtrez facilement avec sa forme toute particulière, sensée rappeler une fleur de lotus, vous verrez surtout une tour de plus en plus fine de bas en haut avec une petite plateforme tout en haut.
C’est touristique, ça coûte un peu cher pour Saigon, mais en effet, la vue d’en haut est époustouflante. On comprend mieux comment est construite cette ville, dans tous les sens, sans ordre apparent, on a une belle vue sur la rivière et sur les principaux bâtiments de la ville. Ça vaut le coup d’y monter.
5 // Passer une demie-journée à Cholon, le quartier chinois
Un incontournable pour moi à Saigon tellement ce quartier détonne par rapport aux autres. C’est une planète à part entière, encore plus dense, plus vivante, plus active que le reste de la ville, et avec de magnifiques pagodes et temples à visiter, en plus du fameux marché de Binh Tay même s’il est en restauration en ce moment. Pour plus de détails avant de vous décider, cliquez ici.
Adresse : D5
6 // Rendre visite à monsieur le Consul si ses portes sont ouvertes
A certaines occasions dans l’année, monsieur le Consul, comme on dit ici, ouvre les portes de sa « maison », une magnifique bâtisse coloniale, dans un jardin tout aussi beau.
Ça vaut vraiment le coup d’œil, c’est une grande maison, très belle, agréable, fraîche, avec beaucoup d’œuvres d’art et d’objets intéressants.
Attention, ne pas confondre avec les locaux administratifs du consulat qui, eux, n’ont rien d’intéressant.
Adresse : 27 Nguyễn Thị Minh Khai, D1
7 // Visiter l’exposition sur les Ao Dai
Non les Ao Dai, ce n’est pas une ethnie vietnamienne, c’est le nom du vêtement traditionnel dont on dit qu’il couvre tout mais ne cache rien. Un musée lui est entièrement consacré dans le D9, donc un tout petit peu loin, mais pour ceux qui veulent en avoir un aperçu sans trop s’éloigner du centre, il y a une petite exposition rue Nguyen Hue.
Vous en aurez tout au plus pour une heure, mais c’est vraiment une jolie exposition avec de très belles pièces et une sorte d’historique sur l’évolution de ce vêtement traditionnel dont certains modèles présentés sont magnifiques.
Vous pouvez aussi vous en faire faire un sur place, mais c’est très cher. Autre option : filer au marché des tissus et vous en faire faire un par une couturière …
Adresse : 77 Nguyen Hue, D1
8 // Manger dans la rue et tester les brochettes de bananes, le café vietnamien ou le jus de canne
Ce qui marque quand on arrive à Saigon c’est l’ensemble des choses que l’on peut manger dans la rue et tous ces petits stands qui poussent comme des champignons à certaines heures de la journée.
C’est évidemment à tester tant il y a de tout et tant c’est économique. Un plat coûte en général environ l’équivalent d’un dollar (environ 30 000 dongs).
Adresse : partout !
9 // Faire une pause shopping à Mekong Quilts ou Saigon Kitsch
Une fois n’est pas coutume, je fais un peu de publicité pour deux magasins que j’ai beaucoup aimés, et qui proposent des souvenirs vraiment sympas à rapporter du Vietnam.
D’abord Mekong Quilts, qui vend des objets tous fabriqués main, beaucoup à base de tissus, beaucoup pour enfants : des plaids en patchwork, des doudous, mais aussi plein de petits objets de déco, des sacs, des pochettes, et plein d’autres choses encore. Ce magasin emploie plus de 200 femmes des campagnes au Vietnam et au Cambodge leur permettant ainsi d’avoir un revenu.
Autre boutique sympa : Saigon Kitsch, un autre style, là aussi de bonnes idées de cadeaux, dont notamment tous leurs sacs et trousses faites à partir de sacs d’aliments pour animaux recyclés. Mais ils ont aussi de très beaux coussins ou sacs cabas vietnamiens, des dessous de verre, des petits carnets, bref, ce n’est pas très cher et ça fait des cadeaux originaux.
De ça aussi, on vous parlera beaucoup : les fameux verres en rooftop, et c’est vrai qu’il y en a pas mal. Un des plus emblématique : le Rex, sur Nguyen Hue, très jolie vue sur cette grande avenue, sur l’hôtel de ville. et sur les bâtiments alentours dont le bel hôtel Caravelle.
Sur le trottoir d’en face, tout aussi joli mais nettement moins cher, vous pouvez essayer SH Garden où vous mangerez aussi très bien !
Adresse : Rex 141 Nguyễn Huệ, D1
SH Garden 98 Nguyễn Huệ, D1
Si vous choisissez ces options, n’oubliez surtout pas de vous balader et de vous perdre dans la ville, ce sera l’occasion d’y découvrir la vie de tous les jours, les petits coins cachés qui recèlent de belles surprises, les vieux bâtiments dont la vie semble s’être arrêtée, et bien d’autres choses encore … Testez par exemple un café sur un balcon de cet immeuble très particulier sur Nguyen Hue :
De retour de Phu Quoc, je me rends compte que je n’ai pas raconté Mui Ne, j’en avais juste parlé rapidement ici et ici en faisant une sorte de bilan de mes voyages en 2017.
L’occasion de revenir sur un weekend à la mer agréable et ensoleillé.
Mui Ne est l’une des stations balnéaires les plus proches de Saigon. Elle n’est qu’à 200 kilomètres mais il faut environ quatre heures de voiture pour y aller, sur une autoroute au départ puis une sorte de nationale qui traverse pas mal de villages, d’où le temps de trajet.
En général, on va à Mui Ne pour voir la mer bien sûr mais aussi quand on est fan de kytesurf, il y en a en effet des dizaines dans le ciel car le vent est parfait pour ça.
On y va aussi pour les fameuses dunes de Mui Ne. Bien sûr elles ne tiennent pas la comparaison avec celles immenses, gigantesques et magiques de Merzouga au Maroc. Pour autant, c’est vraiment joli : le sable est orangé, c’est assez facile de se retrouver tout en haut et la vue sur la mer est sympa.
Le truc drôle c’est qu’on vend en bas et en haut des dunes des sortes de luges en plastique. N’imaginez pas des engins sophistiqués avec frein et compagnie, mais plutôt une plaque de plastique avec une ficelle pour s’y tenir. Les vendeurs vous préparent même la piste et hop, c’est parti pour une petite glissade.
Les plages de Mui Ne quant à elles faites d’une succession de plages privées d’hôtels et resorts installés tout le long. Comme à Phu Quoc, il faut simplement bien choisir son hôtel et sa plage.
Nous avons voulu essayer l’hôtel à l’écart, en l’occurrence le Mui Ne Bay Resort, très au Nord de la ville de Mui Ne.
Pour le calme et pour éviter les resorts collés les uns aux autres, c’était une très bonne idée. La piscine était super agréable, bien entretenue, grande. Les bungalows étaient bien aménagés, dans un joli jardin et le restaurant avec vue sur la mer était plutôt bon et agréable.
Par contre, grosse grosse déception à propos de la plage. Si les plages du Vietnam ne sont pas parmi les plages mondialement connues, au-delà de l’aspect tout simplement esthétique et géographique de la chose, il y a aussi et tout simplement un problème qui me semble d’ordre culturel.
En l’occurrence, ici, on jette tout et n’importe quoi, n’importe où. En ville, à la campagne, et donc sur les plages. Dans le cas précis de la plage du Mui Ne Bay Resort, c’est la plage la plus sale que je n’ai jamais vue. Sur le sable, des déchets retirés plus ou moins consciencieusement par deux personnes tous les jours, et qui ne font que ça. Mais le pire, ce n’était pas sur le sable, c’était dans l’eau : jonchée de déchets, poissons morts qui flottent, méduses mortes, impossible de mettre un pied dans l’eau. Ça pose vraiment question sur ce qu’il y a dans l’eau pour tuer les poissons comme ça.
Les plages à coté étaient pareilles, voir pires. Pour certaines, on était assez proche d’une déchetterie. Ajoutez à ça que certains resorts vident leurs eaux usées dans l’eau, et je vous ai découragés d’aller à Mui Ne. Et pourtant …
Il suffit d’être un peu moins téméraire et de choisir un hôtel sur la plage principale de Mui Ne, par exemple le Coco beach et là, on a une toute autre vision de Mui Ne.
De belles plages de sable fin et blanc, propres, bien aménagées, avec de beaux hôtels dont certains avec des bungalows et des balcons qui donnent vraiment envie (le Cocobeach entre autres).
A Mui Ne, on peut aussi faire un petit arrêt au port et voir tous les bateaux de pêcheurs, dont les bateaux typiques et ronds.
Il y a aussi pas mal de restaurants où l’on peut choisir ses fruits de mer et poissons et les voir griller sur place sur le champ.
Dernière particularité de Mui Ne : les Russes. La station en est pleine, souvent les menus sont en anglais et en russe et il y a même des agences de tourisme russes exprès. D’ailleurs en parlant d’agences, pas la peine de prendre des tours pour aller voir les dunes, un taxi sera amplement suffisant !
En résumé, de belles plages (si on choisit bien son « coin ») et de belles dunes, et un « centre-ville » qui se résume plutôt à une grande route bordée d’hôtels et de restaurants qui n’a rien de particulièrement charmant. Dans tous les cas, cela vaut la peine d’y aller pour trois ou quatre jours pour profiter de belles plages et d’une eau bien chaude.
Avez-vous déjà entendu parler de Phu Quoc ? Une petite île vietnamienne, située au Sud du Cambodge, et réputée pour ses belles plages.
Quand on lit des récits de voyages de Phu Quoc, on est comme pris entre deux feux : ceux qui adorent, et ceux qui regrettent que l’urbanisme et le tourisme aient gâché le charme de l’île.
Voici donc ma « version des faits », les photos parleront d’ailleurs d’elles-mêmes.
Pour la fin d’année, on avait envie de quelque chose de particulier, de spécial, bref, pas de passer le réveillon à Saigon. A la plage par contre … C’était tentant.
Vung Tau, Ho Tram et Mui Ne, c’était déjà fait, il nous restait donc à découvrir l’île de Phu Quoc et voir de nous-mêmes si l’île était encore belle et sauvage ou bien, au contraire, bétonnée et ravagée par les hôtels et les resorts qui poussent comme des champignons dans un ordre indéfini, sans plan d’urbanisme très clair et sans aucune homogénéité comme le disent certains.
Le gros avantage de Phu Quoc, c’est d’être à seulement une heure de vol de Saigon. Bon, si on prend en compte le fait que les vols internes ont toujours au moins une heure de retard, disons que Phu Quoc est à deux heures de Saigon.
En route donc pour Duong Dong, petite ville sur la côte Ouest de l’île et plus précisément pour le Orange Resort, sur la plage de Long Beach, reconnue comme étant l’une des plus jolie et aussi des plus grandes, d’où son nom.
L’hôtel est à seulement un quart d’heure de l’aéroport, ce qui est vraiment génial, et nous avons eu la bonne idée de choisir un bungalow qui donne directement … sur la plage, soit les pieds dans le sable.
Côté pile : le bungalow
Côté face : la plage
A l’arrivée malheureusement il n’est pas prêt, c’est un peu comme toujours, please wait, we are sorry, etc, etc, bref, on part déjeuner au restaurant qui donne sur la mer, et ça fait facilement passer le temps. Vient ensuite le temps du fameux farniente et de la plage …
La plage de Long Beach est assez fidèle à ce que j’avais lu : c’est une très longue plage, pas très large, l’eau est très claire, on voir des petits poissons nager en banc ou … voler en banc ! L’eau est chaude et on est vite dans un mètre d’eau ce qui est vraiment agréable.
Il y a pas mal d’hôtels les uns à côté des autres, mais on ne se marche pas trop dessus et au contraire, on peut faire une bonne marche le long de la mer.
Autre gros avantage : le coucher de soleil qui tous les soirs fait des heureux, c’est assez magique.
Le lendemain, direction Ong Lang Beach, une plage toujours sur la côte Ouest mais un peu plus au Nord. Pour tout dire, on y est allés attirés par un restaurant sensé être parmi les meilleurs de Duong Dong.
En l’occurrence, c’est le restaurant du Mango Bay Resort et sans aucun doute, si je retournais à Phu Quoc, je prendrais un bungalow dans cet hôtel et peut être que je n’en bougerais pas pendant des jours tellement le cadre est chouette, les bungalows sont dans la nature et surtout la plage est … à couper le souffle.
Elle est très peu fréquentée, très calme, l’eau est encore plus transparente qu’à Long Beach, on voit encore plus de petits poissons, quelques barques ajoutent un peu au côté « pittoresque » de la plage.
C’est une plage privée donc pas d’accès aux transats et parasols mais on peut s’installer sur le sable à l’ombre des arbres qui bordent la plage, ou sur de petites criques avec quelques grosses pierres noires, et c’est franchement joli.
Là vous avez la plage pour vous tout seul, c’est juste parfait.
Le restaurant a par ailleurs été fidèle à ses promesses, non seulement c’était bon mais en plus l’endroit est joli et la terrasse sur la mer est super agréable.
Nous n’avons pas été explorer d’autres plages, mais il y en a bien d’autres à découvrir apparemment. Celles dans le Sud notamment, même si a priori elles sont beaucoup plus fréquentées.
A Phu Quoc on peut aussi visiter des fermes de perles, des fermes de poivre, des usines de fabrication de Nuoc nam, visiter le night market, on peut faire du snorkeling, des balades en bateau, ou se baigner dans des chutes d’eau et ruisseaux à certaines périodes de l’année.
Personnellement, je conseille vraiment d’y aller, il faut bien choisir son hôtel et sa plage en fonction de ses goûts : est-ce que l’on a envie d’animation ou de calme; et ensuite aller à la découverte des différents endroits et tout simplement profiter de la plage et de la mer.
Il y a aussi beaucoup de restaurants à Duong Dong et sans doute partout ailleurs sur l’île.
Je recommande particulièrement le restaurant du Mango Bay Resort, mais aussi Crab House pour manger des crabes entiers ou des crab legs qui sont délicieuses avec une recette toute particulière, ou encore le restaurant Xin Chao pour manger de bons poissons et fruits de mer sur une terrasse au bord de l’eau. Je ne recommande ni le restaurant ni l’hôtel Orange resort en lui-même, qui a l’avantage d’être sur la plage mais je trouve que c’est trop cher pour cet hôtel un peu vieillissant.
Bref, vous l’aurez compris : je suis du côté de ceux qui ont été conquis et oui, bien sûr, ça construit de partout, dans tous les sens, mais il y a encore de beaux coins calmes et sauvages …
Ça y est, 2017 a fait place à 2018, c’est l’heure des bilans. Avion, train, bateau, moto, voiture, que de kilomètres parcourus entre la France, la Russie et l’Asie …
Retour en arrière sur cette année pleine de découvertes, d’émerveillements parfois, de surprise, et de plaisir à chaque fois.
En janvier : Prague, toujours aussi belle
En janvier, avant de partir pour un grand voyage, petit détour par Prague le temps d’un week-end. Dans mon souvenir, c’était une ville très romantique, je confirme ! C’est vraiment une belle ville, l’architecture est magnifique, d’un côté comme de l’autre du fameux pont Charles.
Prague est une ville très très froide à cette époque, l’occasion de tester de petits cafés cosy ou de jolis magasins de décoration mais aussi de se lancer dans un footing à la découverte de la ville de bon matin, et ça, c’est irremplaçable.
Pourquoi il faut y aller ? Pour l’ambiance et pour marcher des kilomètres dans une ville magnifique.
En janvier et février : Transsibérien, nous voilà !
Depuis très longtemps j’avais envie d’un long voyage en train. J’adore ce mode de transport qui permet de prendre le temps, et de laisser défiler les paysages assis confortablement.
Le Transsibérien a été pour ça, et pendant trois semaines, une expérience vraiment formidable. De Moscou à Vladivostock (en passant avant par Saint Petersbourg), ce sont plus de 9 000 km que l’on parcourt à une vitesse moyenne de 60 km/h au sein d’un paysage totalement enneigé, dans lequel on s’amuse à trouver les quelques petites maisons aux cheminées qui fument.
L’occasion aussi de découvrir des lieux et des villes magnifiques, encore plus par le froid glacial de l’hiver (jusqu’à -25 degrés) : Saint Petersbourg, Moscou (gros coup de coeur), Novossibirsk, la Sibérie, Irkoutsk, le lac Baïkal et bien sûr Vladivostock. De quoi en prendre plein les yeux, des émotions fortes, notamment le fait de marcher sur le lac Baïkal gelé ou sur l’océan gelé à Vladivostock.
Mais aussi et surtout une expérience vraiment particulière dans le train. Quand on fait 3 jours consécutifs de train, on en prend le rythme : dormir, lire, parler, manger sont les seules activités dans le train. C’est fou comme ça fait du bien et comme c’est reposant. Pas d’impératif, pas de choix multiple d’activités parmi lesquelles choisir, pas d’urgence, pas de mal à ne rien faire. C’est vraiment quelque chose qu’il faut avoir fait une fois dans sa vie.
Pourquoi il faut prendre le Transsibérien ? Pour apprécier le temps qui passe lentement et pour découvrir les bijoux de la Russie.
En mars : le marais poitevin ou le calme entre verdure et cours d’eau
En mars, weekend en famille à l’occasion d’un anniversaire. L’occasion de découvrir cette jolie région du marais poitevin, tout en douceur, au calme, au vert et sur l’eau.
Les paysages sont vraiment jolis et apaisants, un petit tour en barque en famille est idéal pour en prendre plein les yeux mais aussi la location d’un gîte rural avec animaux et fermiers autour pour retrouver un peu d’authenticité.
Pourquoi il faut aller dans le marais poitevin ? Pour se ressourcer à seulement quelques heures de Paris.
En mai, premiers pas à Saigon, Vietnam
En mai dernier, je faisais ce que certains appellent ici le voyage « de reconnaissance » dans cette ville de Saigon qui allait être la mienne pour quelques mois.
Tout était nouveau, tout était différent et plein de surprises, des rues à la circulations, des habitations aux usages du quotidien. Le quartier de Thao Dien nous a révélé son plus beau profil avec quelques belles découvertes culinaires également. L’occasion aussi et surtout de trouver un appartement pour les mois qui allaient suivre.
Pourquoi il faut aller au Vietnam ? Parce que c’est le dépaysement total !
En juillet, à la découverte de l’Asie !
Qui connaît un peu sa géographie comprendra vite qu’Ho Chi Minh City est un point de départ idéal pour voyager en Asie. Beaucoup de destinations sont à moins de trois heures de vol, c’est tentant et … irresistible.
Première destination en juillet donc : Hong Kong. Un choc culturel, aussi parce que c’était la première fois que je visitais une grande ville d’Asie. Notre capitale française est certes une grande ville pour nous, mais comparée aux capitales asiatiques, elle est en fait toute petite.
Hong Kong, c’est grand, c’est dense, il y a du monde, beaucoup de buildings, un trafic dense également. Une première impression forte mais mitigée mais j’ai bien conscience de n’avoir vu qu’une toute petite partie de la ville et d’avoir notamment encore à découvrir la partie plus verte de Hong Kong.
Pourquoi il faut aller à Hong Kong ? Pour découvrir une facette de la Chine, pour se perdre entre ses rues et ses buildings gigantesques.
Juillet, c’était aussi le mois de mes quarante ans, direction Bali donc pour quelques jours au soleil et à la mer entre Kuta et Ubud. Gros coup de cœur pour notre hôtel à Ubud et pour les paysages de rizières paisibles et magnifiques.
Enfin juillet, c’était aussi ma première fois à Singapour. La aussi, le choc, et un gros gros coup de cœur pour cette cité état tout simplement époustouflante. La façon dont ils ont réussi à conserver le patrimoine existant et l’historique qui va avec, à construire des choses ultra-modernes et inventives, tout en conservant une part de végétation telle qu’on est en ville mais au vert en même temps est tout simplement impressionnante.
Pour y être allée trois fois à l’heure qu’il est, je recommande vraiment d’aller y passer au moins une semaine, il y a tellement de choses à faire : les quartiers indiens, chinois, arabes, les parcs et jardins, la ville, les quais, le zoo, le bord de mer, la ville de nuit, bref, tout est à voir. Un seul bémol : prévoir un bon budget car la vie à Singapour n’est vraiment pas donnée.
Pourquoi il faut aller à Singapour ? Parce qu’ils sont inventifs, parce que c’est un mélange réussi entre ville et vert et parce qu’il y a beaucoup de choses à faire.
En août, retour à la maison, à Paris et dans les Landes
Première escale dans les Landes pour revoir la famille au mois d’août. J’ai beau voir beaucoup de plages un peu partout dans le monde, les Landes n’ont rien à envier à bien d’autres bords de mer avec leurs longues plages larges au sable fin.
Ici c’était Seignosse, ses vagues et ses surveillants, et c’était vraiment chouette.
Pourquoi il faut aller sur les plages des Landes ? Parce qu’il y aura toujours de la plage pour vous, pour les vagues pour ceux qui aiment, pour les dunes de sables et l’odeur des pins …
Une semaine à Paris ensuite, l’occasion de redécouvrir un quartier du 14ème : celui de Pernety avec ses quelques petites rues pavées et les jolies maisons et plantes de la rue des Thermopyles. Ça vaut vraiment une balade par beau temps.
Pourquoi il faut se balader à Pernety ? Pour découvrir un petit bout de campagne à Paris et une vie de quartier active.
En septembre, direction les côtes vietnamiennes
De Saigon, on a plusieurs options pour aller voir la mer sur un week-end. En septembre, nous en avons choisi deux, d’abord Vung Tau, la plus proche, à deux heures environ, que ce soit en voiture ou en bateau. Je n’ai jamais mis les pieds dans une mer aussi chaude !
Vung Tau a été aussi l’occasion de manger de très bons fruits de mer sur un night market qui vaut vraiment le détour.
Deuxième option pour voir la mer : Ho Tram, un tout petit peu plus loin que Vung Tau, donc sur la même côte mais avec des hôtels plus espacés les uns des autres et donc aussi avec plus de place et certains endroits vraiment agréables et calmes comme le Ho Tram Beach Boutique Resort & Spa.
Pourquoi passer un weekend à la mer quand on habite à Ho Chi Minh City ? Parce qu’en deux bonnes heures, on est sur des plages de sable blanc et dans une eau très chaude, à l’abri du bruit de la ville.
En novembre, à la découverte de la belle Hoi An … sous la pluie et des plages de Mui Ne
Hoi An, dans le Centre-Nord du Vietnam est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Pas difficile de comprendre pourquoi en visitant cette très jolie ville où le temps s’est un peu arrêté. Les rues sont décorées de lampions le soir, qui éclairent les vieilles maisons traditionnelles toutes plus belles les unes que les autres.
Pour nous, ça a été sous la pluie pendant deux jours, à tel point que l’on a évacué notre hôtel en barque le dernier jour, mais ça fait aussi partie du souvenir particulier que nous a laissé cette ville.
Pourquoi il faut visiter Hoi An ? Pour son patrimoine, pour ses illuminations, pour ses boutiques de souvenirs et ses tailleurs.
Fin de mois moins pluvieux du côté de Mui Ne, station balnéaire un peu plus au Nord que Vung Tau et Ho Tram, à environ 4 heures de voiture de Saigon.
Mui Ne est connue pour ses bateaux de pêcheurs, ses plages, ses dunes, et aussi pour son vent : c’est là que viennent les amateurs de kitesurf et en effet, on en voit des dizaines dans les airs.
Pourquoi il faut passer un weekend à Mui Ne ? Parce qu’à 4 heures de route de Saigon, on se retrouve sur de très belles plages, et pas que, pour ceux qui ont envie d’un peu de sport pour monter jusqu’en haut des dunes.
En décembre : entre les temples du Cambodge, le delta du Mekong et l’île de Phu Quoc
En seulement 55 minutes d’avion de Saigon, on se retrouve à Siem Reap au Cambodge. Pas d’excuse donc pour ne pas revoir ses magnifiques temples. Il y a certes bien plus de monde qu’il y a dix ans, mais c’est toujours aussi impressionnant, par la quantité de temples à voir, par leur très bel état de conservation/restauration, et pour le plaisir de revoir les Cambodgiens particulièrement souriants et accueillants.
Ajoutez à ça un semi-marathon dans les temples et l’occasion était toute trouvée.
Pourquoi il faut visiter Angkor ? Parce que c’est différent, magnifique, bien entretenu et qu’un weekend à lui tout seul ne suffit pas pour tout voir.
Autre incontournable visité en décembre : le delta du Mekong, la vie sur le fleuve, les maisons sur pilotis, les bateaux divers et variés. Cela vaut largement un weekend même si comme je l’ai expliqué ici, il faut faire le bon choix de programme.
Pourquoi il faut aller dans le delta ? Pour découvrir la vie autour du fleuve, au rythme des bateaux et de l’eau.
Dernière destination de l’année : Phu Quoc, une petite île vietnamienne au sud du Cambodge. Au programme : plage, plage et plage, mais aussi pour ceux qui le souhaitent visite d’usines de production de Nuoc Nam, fermes perlières, balades en scooter et bien d’autres choses encore.
Les plages sont vraiment très belles, elles sont aussi très différentes les unes des autres donc il faut faire les bons choix, notamment pour trouver celles plus sauvages et moins visitées que les autres. Je recommande vraiment Ong Lang Beach qui répond à ces critères. Une sorte de petit paradis …
Pourquoi il faut se baigner à Phu Quoc ? Parce que les plages sont belles, parce que c’est à seulement une heure d’avion de Saigon et que parce que certaines plages sont encore sauvages.
Voilà pour 2017, que nous réserve l’année 2018 maintenant ? Il y a tellement d’autres destinations à voir, tellement de choses à découvrir … Peut être une petite wishlist bientôt …
Après six mois de restaurants et autres tests culinaires, il était temps de partager ici quelques bons restaurants, bons plans « food », ou encore expériences qui en valent la peine.
Voici 10 bonnes surprises à savourer, à Saigon et ailleurs.
1// Un restaurant super local avec One Trip sur la route pour les tunnels de Cu Chi
Le meilleur repas que j’ai mangé au Vietnam ! Lors de notre journée à Cu Chi, nos guides nous ont arrêtés dans ce « restaurant » qui ne payait vraiment pas de mine. Des tables en plastique, des hamacs, le tout sous un toit de tôle, et au fond, une dame qui fait la cuisine dans sa propre cuisine.
C’était tout simplement délicieux, savoureux, sans aucun doute parce que fait maison. C’est la seule adresse que je n’ai pas gardée … Mais ce qu’il faut en retenir c’est que l’habit ne fait pas le moine …
2 // Monter jusqu’à Secret Garden
Si je parle de Secret Garden, c’est plus pour l’expérience qui consiste à trouver le restaurant que pour la cuisine en elle-même, qui était assez classique ici.
En fait si ça s’appelle Secret Garden, c’est parce que ce restaurant n’est pas forcément facile à trouver, il faut s’enfoncer dans une toute petite rue où l’on n’imaginerait jamais qu’il y ait un restaurant, trouver l’escalier par lequel il faut monter quelques étages jusqu’au restaurant qui est assez mal indiqué.
Une mini-aventure pour ensuite tomber sur une très jolie terrasse avec déco colorée et coqs vivants, qui donne une vue sympa sur la rue. Dans le même style « caché », il y a aussi le restaurant Moutain Retreat.
Comme vous l’avez peut être vu, la visite de Hoi An s’est faite sous la pluie et au moment des inondations de novembre. L’occasion était toute trouvée de tester un repas sous le marché couvert.
Plusieurs stands en enfilade proposent des vitrines de plats cuisinés sur place dans de tous petits espaces de cuisson. Là encore il faut faire abstraction côté hygiène et propreté, et se régaler, parce que c’est délicieux !
L'adresse : Trần Quý Cáp, Hoi An
4 // Faire le food tour à Saigon
Le principe même du food tour, c’est de découvrir des mets locaux, des petits endroits qu’on n’oserait pas forcément essayer ou qu’on ne connaît tout simplement pas.
L’occasion de manger le meilleur banh mi d’Ho Chi Minh, à préparer soi-même : cassolette d’œufs, petites coupelles de sauces, bon pain et légumes croquants !
L'adresse : Saigon Cooking Class vous y emmènera :)
5 // Manger une cuisine familiale aux Hameaux de l’Orient
Les Hameaux de l’Orient sont un petit havre de paix à moins de deux heures de route d’Ho Chi Minh. C’est à la fois un hôtel et une pension pour retraités et c’est tenu par un couple de Vietkiews ayant vécu en France.
Ils servent une cuisine inspirée du Vietnam et de la France, une cuisine maison vraiment délicieuse et variée à un prix défiant toute concurrence.
6 // Faire du restaurant japonais Hanayuki, notre cantine du mardi
Parce qu’on trouve de tout à Saigon pour manger, rendez-vous cette fois dans un restaurant japonais à ne surtout pas rater, surtout le midi avec leur « set lunch ». Pour un tout petit peu plus de 200 000 dongs (8 euros), vous aurez une petite soupe miso, deux ou trois petites entrées, un plat, du riz, un jus de fruit frais, un thé ou un café et des fruits en dessert.
Non seulement l’ensemble est vraiment très bon et très bien cuisiné mais le lieu est vraiment particulier, si et seulement si vous ne vous arrêtez pas au rez de chaussée : montez au premier ou au deuxième étage où vous pourrez déjeuner dans de petites pièces individuelles en bois, très joliment décorées, confortables et calmes.
L'adresse : 21C Tôn Đức Thắng, D1
7 // Déguster les nems et autres petites entrées de Quan Bui Garden
Quan Bui Garden a été l’un de mes premiers coups de cœur en arrivant au Vietnam. Le lieu est vraiment très beau, très aéré avec beaucoup de plantes vertes qui donnent une ambiance toute particulière.
La carte est très variée mais ma préférence va à cette entrée qui est un mix de plusieurs petites entrées et c’est un régal. Il faut notamment tester l’œuf dur frit (sur la photo en bas à droite entre deux rouleaux blancs), c’est étonnant, croustillant, vraiment bon.
A tester aussi le « crabe mou » frit que l’on mange en entier, carapace comprise justement parce qu’il est naturellement mou (vous le retrouverez sur les marché, il est assez petit et de couleur noire).
L'adresse : 55 Ngô Quang Huy, D2, Thao Dien
Existe aussi dans le D1 au 17A Ngô Văn Năm
8 // Manger un crabe et des petites sèches grillées au night market de Vung Tau
Vung Tau, c’est la fameuse station balnéaire à deux heures de route, ou deux heures de bateau d’Ho Chi Minh à partir du D1. L’occasion de passer un weekend au bord de l’eau et de fuir le bruit de la ville.
Et comme toute station balnéaire qui se respecte, Vung Tau propose un grand choix de poissons et de fruits de mer que l’on choisit soi-même et qui sont cuisinés dans la rue sur des barbecues. J’y ai mangé les meilleurs baby squids du Vietnam !
L'adresse : Thắng Tam, à Vung Tau
9 // Goûter aux Banh Xeo, les fameuses crêpes vietnamiennes à Ho Tram Beach Boutique Resort and spa
Le Ho Tram Beach Boutique Resort & Spa est mon coup de cœur coté hôtels. Si vous voulez passer un bon week-end sur les plages de Ho Tram, c’est là qu’il faut aller.
Au-delà d’être particulièrement beau et soigné, cet hôtel propose dans son restaurant une bonne cuisine vietnamienne et notamment une version de banh xeo, les crêpes salées vietnamiennes, particulièrement réussie.
Le principe : une crêpe frite et croustillante dans laquelle on trouve des légumes, du soja, de la viande ou des fruits de mer, et que l’on enroule par petits morceaux dans des feuilles vertes aromatiques diverses et dans une feuille de riz ramollie dans l’eau. A tester absolument !
10 // Manger végétarien au restaurant Hum et finir par mon dessert préféré
Je l’ai cherché longtemps ce dessert, et j’ai fini par le trouver, au restaurant végétarien Hum : du riz gluant (sticky rice) au lait de coco accompagné de mangue. Ne soyez pas rebutés par le nom du riz, c’est simplement un riz un peu collant et qui ne s’égraine pas qui a une saveur particulière, idéal pour les desserts.
A priori c’est plutôt thaï comme dessert, d’où le temps que j’ai mis à en trouver, mais c’est surtout un régal …
L'adresse : 32 D10 Street, D2
Existe aussi dans le D1 au2 Thi Sách
J’aurais pu citer d’autres plats ou restaurants, Chopsticks dans le D1, l’escale de Thierry Drapeau dans le D2, Crab House à Phu Quoc, Mango Bay ou Xin Chao à Phu Quoc aussi, Temple Club dans le D1, Q13 dans le D2, SH Garden dans le D1, mais les dix de cette liste restent mes préférés.
C’était presque la dernière quinzaine de l’année même si, pour tout dire, avec une température entre 25 et 30 degrés, difficile de réaliser que Noël est là.
Mais les fêtes, par 30 ou par 3 degrés, c’est l’occasion de se faire plaisir et de bien manger. Une quinzaine sous le signe de la gourmandise donc …
1 // Faire escale chez Thierry Drapeau à Thao Dien
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Thierry Drapeau est un chef étoilé, dont le restaurant 2 étoiles, le Logis de la Chabotterie, se trouve en Vendée, à Saint Sulpice le Verdon.
Et il se trouve qu’il a eu la bonne idée d’ouvrir un restaurant à Thao Dien, l’Escale. Nous avons eu la chance de faire partie des premiers clients, et nous nous sommes vraiment régalés. L’ensemble est savoureux, fin, les mélanges de saveurs sont délicieux, et le dessert est un délice !
2 // Se balader un dimanche matin au soleil à Thao Dien
Avant de partir, on profite d’un dimanche matin tranquille pour arpenter les rues encore calmes de Thao Dien. Par un grand soleil, on découvre et redécouvre la vie de tous les jours dans ce joli quartier de Saigon, ses habitants, ses habitudes, ses rives.
C’est vraiment agréable et le temps était magnifique … Toutes les photos ici.
3 // Revoir le delta du Mekong
Depuis des mois le delta du Mekong était évidemment sur la liste des choses à faire. A seulement 2h30 de route de Saigon on accède à ce beau delta et on découvre ou re-découvre la vie sur l’eau, les maisons sur pilotis, toutes les sortes de bateaux qui en font un delta très vivant et aussi une végétation luxuriante.
C’est à faire pour un weekend, il faut juste trouver la bonne formule, bientôt ici, le résumé de celle que l’on a choisie, avec ses bons et ses moins bons côtés.
4 // Aller voir le spectacle Teh Dar à l’opéra de Saigon
Après le spectacle AO show, son petit frère Teh Dar méritait qu’on aille jeter un oeil. Dans le même style, on découvre un décor sobre, fond noir, avec beaucoup de bambous qui sont la pièce maîtresse de ce spectacle d’acrobaties sur fond de musique traditionnelle.
C’est assez court, un tout petit plus d’une heure, et c’est joli, un tout petit peu moins spectaculaire que AO Show peut être.
5 // Réveillonner en plein air entre amis à La Villa de Thao Dien
J’ai passé presque tous mes réveillons de Noël en France, à l’exception de deux, un en Italie et un au Mexique. Celui-ci était donc le premier sous 30 degrés et surtout … en plein air. Nous avons eu la chance de passer le réveillon à sept au bord de la piscine du restaurant français La Villa à Thao Dien.
Un menu copieux, une décoration très réussie et une musique guitare-violon de rigueur. Qui sait ce que nous réservera le prochain réveillon … mais celui-ci était pour le moins différent des précédents.
Après les bateaux, les maisons et habitations au bord de l’eau … Une vie bien différente de la nôtre, modeste, toute organisée en fonction du fleuve et potentiellement de ses caprices. Entre bacs et marchés flottants, voici celles qui m’ont marquées.
Habitations sur pilotis au bord du fleuve, faites de bric et de broc
Bac sur le delta du Mekong
On fait sécher son linge au soleil et on collecte l’eau de pluie dans de grandes jarres pour la saison sèche
On fait sa vaisselle, on lave son linge ou on fait sa toilette directement dans le Mekong
Les bateaux servent aussi d’habitations
Les rives des petits arroyos sont plus calmes et les maisons un peu plus « en dur »
Un immanquable dans le Sud du Vietnam : le delta du Mekong. Juste avant Noël, direction donc le « grenier à riz » du Vietnam, ou encore les 9 dragons si l’on traduit en français le nom vietnamien du delta.
L’occasion de redécouvrir ce delta et d’en voir ses différentes facettes …
Visiter le delta du Mekong était pour moi un casse-tête : beaucoup d’offres, beaucoup d’agences, la possibilité d’y aller en speedboat, en voiture, en mini-bus, en transports publics, plusieurs villes, plusieurs marchés flottants, bref, un vrai sac de nœuds malgré des heures passées sur Internet. J’ai fini par jeter mon dévolu sur un pack que j’appellerais « confort » puisque entièrement organisé, de porte à porte.
Je ne vais pas ménager de suspense, j’en reviens mitigée. Clairement, il faut faire le delta du Mekong, il faut voir les habitations au bord de l’eau, comprendre la vie sur l’eau, comprendre l’utilité des différents types de bateaux que l’on croise, découvrir comment sont organisées les différentes habitations sur les rives se rendre compte des conditions de vie sur place, profiter de la végétation luxuriante et d’un rythme de vie bien différent de celui de la ville à Saigon : voir un peu plus de vélos que de scooters et une vie organisée entièrement sur le fleuve.
On peut voir les cultures au bord de l’eau, les différentes installations pour la pisciculture et les différents bateaux de pêche viviers ou qui tirent des filets, et même des stations services pour les bateaux.
Mon regret ne vient pas de là, mais plutôt de l’aspect très très touristique du delta, que je n’avais plus en mémoire (mais mon dernier voyage datait d’il y a plus de dix ans). Peut-être du au choix du fameux pack, mais je n’en suis même pas sûre.
Peut-être aussi, soyons très honnêtes, que je mets désormais la barre un peu haute : quand on vit au Vietnam depuis plusieurs mois, on « connait » un peu plus le mode de vie et on sait ce qui est traditionnel et ce qui est plus touristique. Et je pense que quelqu’un qui vient pour deux semaines en vacances au Vietnam trouvera ce « pack » génial.
Ce pack justement, en quoi il consiste ? Côté pile … Un chauffeur vient vous chercher où que vous soyez à Ho Chi Minh. Deux heures trente de route plus tard, vous voilà à Cai Be où un petit bateau à moteur vous aide à rejoindre un très beau bateau en bois à deux ponts.
Là, vous prenez votre cabine, très soignée, très jolie, et pouvez vous détendre sur le pont dans des transats en regardant la vie sur le fleuve : bateaux, vie sur la rive, pêche, etc. Les repas, copieux, sont servis sur le bateau, c’est vraiment une jolie parenthèse ponctuée des commentaires d’un guide sur le bateau.
Dans l’après-midi, vous embarquez à nouveau dans le petit bateau à moteur direction Sadec.
L’occasion de découvrir cette ville rendue fameuse notamment par Marguerite Duras et son roman L’amant. On y visite donc un temple chinois, mais aussi la maison de l’amant chinois de Marguerite Duras, l’école où enseignait sa mère, le marché de Sadec, une coopérative qui fabrique des sucreries à base de noix de coco, de sucre et de riz. Cela peut se faire à pieds ou à vélo.
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Ensuite, retour sur le bateau, petit massage des pieds, apéritif, dîner et nuit à bord. C’est vraiment agréable de se réveiller le lendemain matin à bord de ce beau bateau.
Petit déjeuner à sept heures et en route en petit bateau à nouveau pour le marché flottant de Cai Be. Ces fameux marchés où les vendeurs et grossistes exposent leurs produits directement dans leurs bateaux. Pour les identifier, il faut regarder les cannes en bambous et voir quel produit y est accroché. Les cannes en bambou remplacent les enseignes !
Ensuite, on prend ses marques au très joli Mekong Lodge, un hôtel sur le bord du Mekong, fait de bungalows disséminés dans un jardin très vert et bien entretenu, avec chacun sa petite piscine, et qui propose également une très grande et très belle piscine pour se rafraîchir avant ou après les différentes balades.
Là aussi le déjeuner est très copieux, et on goûte notamment au fameux poisson « oreille d’éléphant », un poisson plat que l’on mange frit dans des feuilles de riz fraîches.
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Dernière visite dans le verger de la rive juste en face de l’hôtel, l’occasion de découvrir une végétation luxuriante, un environnement calme et des quantités de fruits hallucinantes. A pied, et en sampan, ces bateaux à rames plats constitués de trois pans de bois, et qui permettent de s’enfoncer un peu plus dans les petits arroyos du delta.
Le soir, de retour à l’hôtel, un cours de cuisine est organisé, on repart ainsi en sachant rouler des nems et préparer des raviolis, que l’on déguste juste après.
Petit déjeuner le lendemain au bord de l’eau et dernière matinée à la piscine ou à se balader autour de l’hôtel. On a doit à un autre « pack » : jacuzzi-sauna-massage des pieds, qui a le mérite d’occuper un petit peu la matinée et d’être relaxant. Dernier déjeuner puis retour au port de Cai Be et retour en voiture à Ho Chi Minh.
Joli programme donc, plutôt complet, et qui permet de découvrir pas mal de choses.
Maintenant, côté face pour être totalement objective et complète … Le bateau sur lequel on passe la nuit (le Cochinchine) fait en fait un aller-retour entre Cai Be et Sadec. Comme il est assez gros, il ne peut pas passer par de plus petits canaux et on longe donc des chantiers navals et même quelques usines de transformation de riz ou de céréales, intéressant mais pas forcément à faire dans les deux sens.
Mais surtout les visites … on se croise entre touristes, on nous propose des souvenirs et des cartes postales. C’est très succinct, sauf la maison de l’amant et le temple chinois. Le sampan nous fait faire la même visite qu’à pied dans le verger, et surtout plus personne n’utilise de sampan sans moteur. Le marché flottant était terminé, les bateaux étaient vides et il n’y avait aucun acheteur, il faut y aller beaucoup plus tôt le matin.
Les massages des pieds que ce soit sur le bateau ou à l’hôtel ne sont pas de vrais massages, le cours de cuisine n’en est pas un non plus : trois plats en trente minutes et on ne fait en fait que regarder.
En résumé, pour un week-end confort, très bien organisé et qui donne une première idée du Mekong, ce « pack » est très bien. Par contre si vous voulez vous enfoncer plus dans la vie quotidienne du delta et sortir des routes touristiques, il faudra chercher autre chose. Et espérer que c’est encore possible de le trouver.
De retour d’un week-end dans le delta du Mekong, je partage ici quelques jolis clichés de toutes les embarcations que l’on y croise, et elles sont nombreuses ! Une vie trépidante sur ce gigantesque fleuve qui prend sa source au Tibet. Les moteurs ronronnent, on se croise, on se salue, on transporte toute sorte de choses, bref, on vit …
Bateau vivier : on élève des poissons dans la cale, qu’on livre vivants à des usines de congélation pour que le poisson soit plus facile à découper et meilleur à manger
De nombreux bateaux transportent du sable ou des écorces de riz qui serviront de combustible
La plupart des bateaux ont deux yeux, cela protège des mauvais esprits et des dangers de l’eau
Notre bateau pour les visites
Notre bateau pour les visites
Des sampans qui attendent le prochain départ
Les bateaux ne sont pas qu’un moyen de se déplacer, ce sont de véritables habitations
Aujourd’hui, je partage une liste de sept blogs de voyage inspirants, beaux, ou drôles et dont je suis une fidèle lectrice.
Pour ceux qui prévoient de faire des voyages, cherchent des idées ou des bons plans, des itinéraires, des astuces, ou pour ceux qui préfèrent voyager depuis leur canapé, s’évader sans prendre l’avion, voir de belles images ou de belles vidéos, tout est possible !
Derrière la colline
L’idée de ce blog : partager tout simplement le quotidien à l’étranger, d’abord au Vietnam puis au Japon; on y parle de voyage, certes, mais pas que, aussi de vie de tous les jours, de société, bref de la vie tout simplement.
J’aime beaucoup le regard porté sur les choses, les réflexions pleines de sincérité et tout sauf légères, la plume qui donne vraiment envie de lire et enfin les photos qui sont magnifiques. Une chose est sûre : ça donne envie de voyager !
Le blog d’un couple atteint « d’une bougeotte incontrôlable » comme ils le disent eux-mêmes et qui partage les voyages qu’il fait plusieurs fois par an (déjà plus d’une vingtaine de destinations sur le blog).
C’est frais, c’est gai, heureux comme blog, on sent le plaisir de voyager et de profiter de la vie en général, et les photos sont vraiment magnifiques.
Le blog d’une hôtesse de l’air que j’adore. Elle nous fait profiter de toutes ses escales (déjà 41 !) en nous disant à chaque fois ce qu’il y a à faire sur place, sachant qu’elle en profite à chaque fois pour faire un maximum de choses.
Elle a aussi un vrai don pour la photo parce qu’elles sont toutes magnifiques et graphiquement son blog est une vraie invitation au voyage.
Le blog d’une passionnée de voyage, originaire du Gers « ou comment passer du magret au pad thai », qui a déjà beaucoup voyagé et s’est finalement installée (pour l’instant) à Bangkok. Elle nous fait donc partager tous ses voyages et sa vie en Thaïlande.
C’est hyper frais, c’est drôle, là aussi ça respire la joie de vivre et ça fait du bien !
Le blog d’un couple de voyageurs, avides de nouveaux horizons et qui se sont lancés dans le blog après un voyage en Asie du Sud-Est. Elle c’est la plume, et lui le photographe, et c’est un blog très réussi, graphiquement c’est très beau.
Ils partagent beaucoup de conseils et astuces pratiques (bilans, budgets, itinéraires, on a aimé/moins aimé) et surtout … Ils font des vidéos à couper le souffle, super musiques à l’appui.
Ce blog est très différents des précédents. En effet, il propose de voyager autour du monde … à Paris. Le principe : « proposer chaque semaine 2 nouvelles idées pour faire le TOUR DU MONDE sans quitter Paris ».
On retrouve donc des adresses, des restaurants, des recettes, des visites à faire, des livres, mais aussi des carnets de voyages. C’est très très riche et en effet, ça permet de voyager sans quitter Paris.
Dans la rubrique vie de tous les jours, et après mon dernier article (ironique) sur la vie ici, j’avais envie de partager un peu du quotidien d’une « expat », avec toutes ses petites particularités, tous ses petits plaisirs, et ses petites choses qui « gratouillent » ou qui agacent parfois.
Voici donc, et de façon très futile je l’avoue 7 petits plaisirs au quotidien, loin de mon quotidien parisien d’il y a quelques mois …
1 // Me faire conduire par un chauffeur
Il faut le savoir, ici à Thao Dien, la plupart des expats travaillent soit dans le D1, autrement dit, le centre de Saigon, soit à quarante cinq minutes de route, et jusqu’à une heure trente pour les plus malchanceux. Ajoutez à ça le fait que la construction du métro est à l’arrêt et que les bus sont quasi inexistants dans ce quartier et vous comprenez pourquoi tous les expats ont un chauffeur.
Pour les plus chanceux, ce chauffeur, la plupart du temps, amène monsieur au travail et est disponible toute la journée pour les sorties de madame. Les autres se contenteront d’avoir quelqu’un qui les attend en bas de chez eux le matin et les ramène le soir, ce qui est aussi un luxe en soi.
Mais résultat, dans beaucoup de cas, comme on fait des choses entre « femmes d’expat », il n’est pas rare que les journées soient accompagnées du chauffeur de l’une ou de l’autre, qui donc par exemple nous dépose dans le D1 pour faire une petite partie de Majhong, puis vient nous chercher à la fin de cette partie, puis nous amène au restaurant que nous avons choisi de tester ce jour là, et enfin nous récupère à la sortie pour nous ramener à Thao Dien.
Pour certaines, surtout celles qui n’en sont pas à leur première expatriation (comme c’est mon cas), c’est quelque chose de normal, d’acquis. Pour moi, c’est vraiment un privilège, une grande chance et un grand plaisir, d’autant que ça permet de partager quelques mots avec le « driver » en général particulièrement sympa et attentionné.
2 // Me faire ouvrir et tenir les portes
Je prends le risque qu’on me trouve un peu snob avec cet article, mais je l’ai dit tout de suite, ce sont des plaisirs futiles, et quand on quitte Paris et ses habitants pas souriants et ronchons (et même les commerçants ne sont pas en reste), eh bien on est tout simplement ravi d’être accueilli au supermarché par un monsieur qui vous dit bonjour et vous ouvre la porte.
De la même façon, quand on rentre chez soi les bras chargés, on est content que le monsieur en charge de la sécurité et de l’accueil nous ouvre la porte.
Quand il pleut et que l’on se fait déposer sur le trottoir du restaurant où on commence à avoir nos habitudes, on est content qu’un des employés du restaurant sorte avec un immense parapluie pour nous accompagner jusqu’à l’entrée. Et je ne parle pas du tout de restaurant de luxe !
J’ai l’impression de retrouver un peu de la galanterie, de la politesse et de la serviabilité qui parfois manque tant aux gens pressés.
3 // Me faire faire des manucures et pédicures pour 4 euros
Autre plaisir futile, de fille : ne plus avoir à se mettre soi même du vernis.
Parce que oui, à 4 euros la pose de vernis pieds et mains, dans un salon où on entend parler Vietnamien « entre filles » pendant une heure et où on peut essayer de comprendre quelques petits mots, il n’y a vraiment pas de quoi se priver.
Je ne sais pas si je me donne bonne conscience en me disant que ça « crée » ou entretient des emplois, pour compenser le fait que 4 euros pour une heure de travail c’est vraiment dérisoire, mais puisque ces salons sont là, personnellement je choisis d’y aller. En guise de rappel, ou d’information, je crois que le salaire minimum d’un worker ici est d’à peu près 5 millions de dongs, c’est à dire environ 200 euros.
4 // Ne plus jamais faire la vaisselle
Là encore, c’est un confort et un luxe tout relatif que je m’offre en faisant venir des femmes de ménage trois fois par semaine. Le coût horaire rivalise avec celui des esthéticiennes puisqu’on est aux alentours de 60 000 dongs, c’est à dire environ deux euros cinquante.
Et comme pour les ongles, au début, je me disais que trois fois par semaine, c’était beaucoup. Que par ailleurs, je ne travaille pas, donc le temps pour faire le ménage et la vaisselle, je l’ai. Mais dans le fond, puisque pour nous ce sont des montants qui sont vraiment minimes, et que ça donne un peu de salaire et d’argent à deux personnes, je continue de le faire.
Je regrette juste de ne pas réussir à communiquer plus mais heureusement, google translate est là et permet de se faire comprendre et même de rire parfois.
5 // Pouvoir faire les courses à n’importe quel moment de la journée et de la semaine
Anti-travail le dimanche, ne lisez pas ce qui va suivre. Ici, point de dimanche, tout est ouvert à peu près tous les jours et tout le temps. Ça vaut pour les supermarchés, les pharmacies, les centres esthétiques, les centres de massage, les boulangeries, le marché, les magasins, le pressing, bref, tout. On ne se pose pas la question de « tiens est-ce que ce sera ouvert aujourd’hui ? »
Et en fait au delà de ces magasins, c’est la vie qui ne s’arrête jamais. Les vendeurs de rue sont là très tôt et très tard, tous les jours. Et l’impression que ça donne, c’est que c’est leur vie de cuisiner dans la rue, de vendre à manger, de faire la sieste dans un hamac, etc, etc.
Là encore, ça pose la question de la santé (à travailler sept jours sur sept), de la vie de famille, de l’équilibre travail/vie privée, mais comme je viens juste de le dire, on a l’impression que la séparation entre les deux est mince, voir inexistante. Beaucoup de choses se font en famille, entre amis. Et a priori, travailler n’empêche donc pas d’être en famille.
Mais d’ailleurs au delà du Vietnam, il suffit de voyager un peu pour se rendre compte que la « norme » est plus à l’ouverture le dimanche qu’à la fermeture qui fait tant débat en France. Que ce soit à Moscou, à Prague, à Singapour, à Hong Kong où à Ho Chi Minh, quasiment rien ne s’arrête le dimanche.
6 // Passer mon temps à organiser des sorties, des visites et des weekends
Un autre grand luxe ici … Passer du temps à organiser les visites, sorties et weekends. Parce que bien sûr il faut profiter d’être au Vietnam pour découvrir ce beau pays, mais également tous ceux qui sont accessibles en quelques heures de vol.
Ça veut dire se renseigner sur les weekends que l’on peut faire à la mer à deux heures de voiture comme à Ho Tram ou à Vung Tau; ça veut dire rechercher les spectacles ou activités qui nous renseigneront sur l’art et la culture au Vietnam, comme l’AO Show, un cours de cuisine ou un food tour ; ça veut dire visiter les différents bâtiments, musées et autres, comme le musée d’histoire, le centre historique ou encore les temples comme Cao Dai et sa campagne alentour.
J’en reviens encore à l’argent, décidément, mais le coût de la vie est tel ici, qu’on peut se faire plaisir avec seulement quelques euros.
Un forfait de téléphone + internet vous en coûtera donc 200 000 dongs par mois, soit environ huit euros; un magnifique bouquet de lys, idem, 200 000 dongs; un délicieux bo bun chez Hué Corner environ 100 000 dongs, soit quatre euros, le meilleur repas japonais de la ville 210 000 dongs, soit un peu plus de huit euros; un banh mi, fameux sandwich vietnamien 30 000 dongs, soit un peu plus de un euro, et la liste est longue.
Encore une quinzaine bien remplie, et le plaisir de retourner au Cambodge mais aussi de découvrir encore d’autres choses à Ho Chi Minh, entre entreprises innovantes, exposition et jolies boutiques.
Ho Chi Minh a décidément plein de petits secrets que l’on découvre au fil de l’eau …
1 // Redécouvrir les temples d’Angkor et la ville de Siem Reap
Siem Reap étant à moins d’une heure d’avion de Saigon, c’est l’excuse idéale pour aller y passer un weekend, si toutefois il fallait une excuse pour aller voir ou revoir les temples d’Angkor.
Un super week-end à Siem Reap donc entre piscine d’un hôtel de campagne agréable comme tout, visite des temples en tuc-tuc, dîner devant le temple illuminé de Bayan, découverte de la très bonne cuisine cambodgienne, semi-marathon dans les temples, massage (pour s’en remettre) et soirée à Siem Reap. Et on a vraiment apprécié les échanges avec les Cambodgiens qui sont décidément très accueillants et sympas.
2 // Aller voir l’exposition Ao Dai
A découvrir à Saigon, dans le D9 : le musée Ao Dai, ce fameux costume traditionnel vietnamien. Ou plus près, une exposition Ao Dai, dans le D1 extraite de ce musée.
L’occasion de découvrir l’évolution de cette tenue au fil des siècles et d’en découvrir de magnifiques, que ce soit des très simples et la vie quotidienne ou des plus travaillés pour des mariages. On apprend par exemple qu’un Ao Dai a toujours cinq boutons, et qu’ils représentent la philosophie des Vietnamiens : humanité, civilité, gratitude, intelligence, confiance.
L’occasion aussi de les voir confectionner, à la main bien sûr, que ce soit par les couturières ou le peintre sur soie qui franchement fait des miracles.
3 // Visiter la 1ère boulangerie industrielle du Vietnam
Grâce à l’AFV, jeudi, en route pour la première boulangerie industrielle du Vietnam, Banh Vang, qui signifie pain doré.
Depuis 2016, un Français et son associé vietnamien produisent ainsi plus de 4 500 baguettes par heure et adressent un marché en progression de 20% par an au Vietnam.
Au-delà des chiffres, c’est intéressant et impressionnant de voir toute la chaîne de fabrication du pain, des mélanges à l’origine de la pâte, à la formation d’énormes pâtons qui seront ensuite découpés par des machines, qui viendront les rouler, les aplatir, les former pour en faire de petits pains bien homogènes sur lequel la dernière touche consistera à faire deux petites incisions sur le dessus pour qu’il y ait une jolie forme à la cuisson.
4 // Découvrir la boutique Mekong Quilts
Très jolie découverte que cette boutique Mekong Quilt, au premier étage du 68 de la rue Le Loi. Les produits sont tous fabriqués à la main par des femmes vietnamiennes et cambodgiennes qui ainsi ont un revenu.
Une véritable caverne d’Ali Baba pour faire et se faire des cadeaux : de très belles couvertures en patchwork pour les enfants (on a envie de les acheter pratiquement toutes), des petites pochettes, des sacs, des vélos en bambous, des peluches, des décorations de Noël, des coussins, des paniers, des tapis, on pourrait y passer des heures …
5 // Faire les paresseux avec Vietnammm
Comme il y a des jours où cuisiner n’inspire, on est content de pouvoir faire appel à Vietnammmm, le deliveroo du Vietnam, en plus simple, plus fiable et peut être encore plus complet.
Avec cette appli, c’est très simple : on cherche le type de cuisine que l’on a envie de manger, on passe sa commande (souvent il faut un minimum de commande pour se faire livrer mais il est en général très bas), on attend son repas et on paye le livreur. C’est génial à la fois pour goûter à la cuisine de restaurants qu’on n’a pas encore testés ou qui sont un peu loin, ou tout simplement pour les soirs de flemme …
Comme j’aime voyager, je lis beaucoup de blogs de voyages et j’en suis certains tout particulièrement. C’est le cas notamment de lectourebangkok dont je me me suis inspirée pour trouver cette idée d’article.
Je vous conseille bien sûr d’aller lire le leur à propos de la Thaïlande, et j’espère que celui-ci parlera à tous ceux qui vivent au Vietnam (et potentiellement les fera rire) et donnera une idée de la vie ici à tous ceux qui n’y sont pas.
Donc, tu sais que tu vis au Vietnam depuis un certain temps quand …
1 – Tu ne t’étonnes plus que les taxis ne te disent ni bonjour ni au revoir (mais ça t’agace un peu quand même)
2 –Tu as essayé plusieurs options (toujours pour le taxi), aucune ne fonctionne mais … tu essaies encore avec ton plus grand sourire : Hello ! Good morning ! Xin chao ! Good afternoon ! Bonjour (??!!) ! Bye bye ! Mais non, rien n’y fait
3 – Tu finis par penser que 5€ de taxi pour une demie-heure de route, « c’est quand même cher non ? » (Aïe, le retour à Paris va être dur dur …)
4 – Tu te bats régulièrement avec la banquette arrière des taxis pour réussir à accrocher ta ceinture devant le regard interrogateur du taxi
5 – Tu es épatée quand dans un autre pays, au Cambodge par exemple, quelqu’un à qui tu parles en anglais te dit « Oh sorry I did not undestand ». Why ? Parce qu’au Vietnam, on te répondra toujours « yes », qu’on te comprenne ou pas. Si tu proposes un choix : telle option ou telle option ? On te répond invariablement … « yes »
6 – Quand il fait entre 25 et 28 degrés le soir, tu trouves qu’il fait un peu frais
7 –Quand il pleut, tu es contente d’être en tongs et tu continues ton chemin
8 – Quand il pleut (bis), tu ne ronchonnes pas, tu sais que dans une demie-heure ce sera fini
9 – Tu es étonnée quand personne ne t’ouvre et ne te tient la porte à la supérette du coin, et encore plus quand on ne remplit pas tes sacs en caisse
10 – Tu sautes presque de joie quand tu apprends qu’un nouveau spectacle passe en ville
11 – Tu traverses sans te poser de questions, même si tu vois un flot de scooters arriver vers toi
12 – Tu ne t’attends plus à comprendre ce qu’on te dit au premier abord, cf. point 4, et tu fais sans
13 – Tu fais des phrases horribles en anglais : tu limites le nombre de mots, tu ne conjugues plus, tu simplifies ton vocabulaire, tu passes de « May I have the bill please » à « The bill please », voir « Bill », voir tu fais des signes avec les mains
14 – Tu te fais livrer chez toi des caisses de douze bouteilles d’eau parce que tu en as assez d’en acheter des litres à chaque fois que tu fais les courses
15 – Tu ne te poses pas la question de l’heure qu’il est pour aller faire des courses, acheter un bouquet chez le fleuriste, te faire faire une manucure, manger, de super tôt à super tard le soir
16 – Tu prévois une heure à la banque pour faire un virement de compte à compte, et ça te paraît normal
17 – Au restaurant, tu manges d’abord ton plat puis ton entrée pendant que tes amis mangent leur entrée ou l’attendent encore, il n’y a pas d’ordre dans le service, tout vient … quand ça vient
18 – Tu dis « yes ok » quand le serveur du restaurant te répète ta commande, de toute façon, tu ne comprends pas quand il la répète, accent oblige, donc tu croises les doigts et tu revérifies bien ton addition
19 – Tu ne te poses pas la question en sortant de chez toi de savoir si tu as mis les bons vêtements, mieux, tu t’habilles sans t’être inquiétée de la météo, de toute façon, il fait chaud
20 – Tu trouves que 300 00 dongs (12 euros) pour un déjeuner, c’est cher !
21 – Tu ne manges plus ton pain que grillé, impossible sinon d’en trouver un un tant soit peu croustillant
22 – Tu reçois 50 messages whatsapp, facebook, Skype par jour
23 – Tu grattes régulièrement des petites cartes pour avoir un code et mettre du forfait sur ton téléphone
24 – Tu ne t’extasies plus devant les cuisines de 40 mètres carrés de tes copines, limite tu trouves celles de 30 mètres carrés un peu petites …
25 – Tu secoues la main gauche pour dire non
26 – Plus il fait chaud et beau et moins tu as envie de sortir de chez toi
27 – Tu comptes le nombre de tes amis qui sont tombés en scooter
28 – Tu n’es plus étonné de croiser des coqs sur ton chemin quand tu te balades en ville (mais tu es quand même étonné quand il s’agit de buffles ou de chèvres)
29 – Tu retires tes chaussures partout : chez tes amis, dans des petits magasins, dans des spas, dans les restaurants même parfois
30 – Tu ne fais plus de shopping vêtements, de toute façon, ça s’arrête à la taille 36, c’est frustrant
31 – Tu fais faire tes vêtements sur mesure (cf. point 30) et ça te coûte moins cher que de t’habiller en France
32 – Tu t’appliques à négocier le prix du tissu à 25 000 dongs près, pour te rendre compte ensuite que tu as donc économisé l’équivalent d’un euro
33 – Tu te demandes si ce weekend tu vas aller à la plage, ou à Singapour, ou au Cambodge, et tu hésites
34 – L’aéroport est devenu ton meilleur ami, tu y vas presque toutes les semaines (et tu connais les raccourcis pour y aller)
25 – Tu te lèves le matin et tu regardes les infos de la nuit sur des chaînes françaises
26 – Tu t’attends à recevoir ton Elle hebdomadaire par lot de 2 ou 3 d’un coup et tu ne comprends pas trop comment fonctionne le courrier au Vietnam (d’ailleurs tu attends toujours un faire-part qu’on t’a envoyé il y a quatre mois)
27 – Tu mets de la crème solaire tous les jours
28 – Tu n’utilises plus d’autres crèmes, lotions, potions magiques, maquillage, etc, il fait trop chaud
29 – Tu t’extasies devant un vrai bon croissant au beurre, avec plein de beurre et qui croustille
30 – Tu deviens chiante : tu sais qu’on va toujours te trouver une solution donc tant qu’on ne te la propose pas, tu la demandes et tu attends (du genre tu avais un rendez-vous médical, il a été mal noté par la secrétaire, donc il n’y a plus de place pour toi, eh bien, tu attends jusqu’à ce qu’on te confirme que le rendez-vous est bien maintenu, et en effet il finit par être maintenu, tu ne sais pas trop comment)
31 –Tu souris tout le temps, tout le monde sourit tout le temps
32 – Tu répètes plusieurs fois la même chose pour être sûre qu’on t’a comprise. Parfois, à la troisième fois, après deux précédents « yes », tu te rends compte que non, on ne t’avait pas compris du tout. D’où l’intérêt de répéter
33 –Tu payes ton loyer en dollars, tu dépenses ton argent au quotidien en dongs et tu accumules des billets et des pièces d’un nombre affolant de pays, un vrai bureau de change
34 – Tu t’offres des fleurs toutes les semaines, parce qu’il y en a partout et que ce n’est pas cher du tout
35 – Tu trouves que 20 euros pour une heure de massage, c’est cher, et tu te fais masser plusieurs fois par mois
36 – Tu ne touches plus à tes ongles, c’est l’esthéticienne qui s’en occupe, potentiellement plusieurs fois par mois
37 –Tu peux acheter un paquet de biscottes à cinq euros, un pot de pesto à cinq euros aussi, du jus de cranberries à six euros ou un petit morceau de fromage à huit euros parce que quand même … c’est bon et que la Vache qui rit il y en a partout mais ce n’est pas pareil
38 – Tu as une piscine mais tu y vas moins d’une fois par semaine
39 – Tu trouves géniale ta raquette électrique en plastique pour te débarrasser des gros (énormes) insectes qui font parfois incursion dans ton appartement, et tu la laisses bien en évidence dans ton salon pour l’avoir vite sous la main au cas où
40 – Tu croises des singes deux à trois fois par mois, et ça te paraît presque normal
Je suis sûre que cette liste pourrait s’allonger encore. Ce qui est sûr c’est que tu sais que tu habites au Vietnam quand tu es devenue encore plus patiente qu’avant et que tu prends tout avec une certaine philosophie … Que tu espères garder, quand tu seras de retour en France.
Ce weekend, direction Siem Reap pour participer au semi-marathon d’Angkor et en profiter pour redécouvrir ces magnifiques temples.
Sous un soleil magnifique, au rythme des tuc-tuc, sous l’œil bienveillant et souriant des Cambodgiens et dans un hôtel paradisiaque, un long weekend particulièrement agréable.
Il y a plus de dix ans maintenant, j’avais déjà eu la chance de découvrir les temples d’Angkor. Je n’en avais que des souvenirs assez flou, et aucune image précise de Siem Reap.
J’avais en tête le sourire des Cambodgiens, et celui-ci n’a pas changé, ça fait vraiment plaisir. Les Vietnamiens sont aussi très souriants, mais finalement, culturellement, on pourrait dire qu’il ne s’agit pas du même sourire. Il faut dire aussi que Siem Reap est une ville très touristique et que tout est fait pour que l’on s’y sente bien, et bien accueilli.
Pour démarrer, pick up en tuc-tuc pour aller de l’aéroport à l’hôtel. Une première vision de ce qu’est devenue Siem Reap dix ans plus tard, une ville très touristique, beaucoup de beaux hôtels et resorts bien entretenus, mais surtout beaucoup beaucoup de tuc-tuc, chacun personnalisé par son chauffeur. Résultat, on avance lentement mais sûrement et on épouse petit à petit le rythme du Cambodge.
L’hôtel est une très bonne surprise. Pour la modique somme de trente euros par nuit, les chambres sont très spacieuses, la piscine est un petit paradis à elle toute seule, quand on est dedans, on est complètement entouré de verdure, c’est vraiment agréable.
Le restaurant de l’hôtel sert une carte courte mais digne d’un restaurant et les plats sont à la fois simples et savoureux. On est à la campagne, les fruits et légumes viennent du jardin et du potager à côté desquels on prend ses repas. Ça s’appelle Isann Lodge et ça vaut vraiment vraiment la peine, malgré un quart d’heure en tuc-tuc pour rejoindre le centre.
Samedi, en route pour la visite des temples avec le pass un jour. Le principe, c’est que l’on part de l’hôtel en tuc-tuc et que celui ci ne nous quittera pas de la journée, nous amenant de temple en temple et attendant à chaque fois à la sortie pour nous récupérer.
C’est assez drôle de voir les chauffeurs attendre : ils installent un hamac dans leur tuc-tuc, font une petite sieste et guettent ensuite le retour de leurs clients en veillant bien à ne pas les faire attendre.
Notre circuit pour cette fois : Angkor Wat, le plus connu, toujours aussi beau, mais plutôt pris d’assaut par les touristes et … par les bus de Chinois qui voyagent décidément plus qu’il y a dix ans.
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Ensuite le petit temple de Banteai Kdey, beaucoup plus calme, plus isolé, avec moins de monde et une ambiance vraiment agréable. Là, la nature prend sa place, et fait bouger les pierres, c’est vraiment très beau à voir. Puis le gigantesque temple d’Angkor Thom, le fameux lieu du tournage de Tomb Raider où les arbres ont repris leurs droits.
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Et enfin dernière étape et pas des moindres : le temple Bayan et ses immenses visages de Bouddha. De jour, c’est magnifique, et de nuit, c’est magique …
Dimanche, direction le semi-marathon. Départ prévu à 6 heures, un peu chamboulé par le passage du premier ministre à Siem Reap mais à 6 heures 30, ce sont bien plus de deux milles coureurs qui s’élancent, presque autant sur le 10 km et encore des centaines d’autres, en famille, sur le 3 km.
Le parcours est ombragé, fait le tour des temples, au départ du temple de Bayan. L’ambiance est vraiment animée, il fait bon, pas encore trop chaud, et chacun court avec beaucoup de cœur, y compris un jeune garçon en béquilles !
Fin du week-end entre la piscine de l’hôtel, difficile d’y résister, massage et soirée à Siem Reap avec en prime une glace « locale » : les fried ice cream rolls. En fait on étale une crème sur une plaque glacée, elle est mélangée, écrasée, coupée car elle se glace au fur et à mesure. Elle est ensuite étalée, elle devient alors une crème glacée, et on l’enroule pour en faire des rolls. C’est vraiment bon, à base de crème et de fruits frais au choix, et la préparation vaut le coup d’œil.
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En résumé, quatre jours à Siem Reap c’est vraiment idéal pour voir les temples, profiter de Siem Reap, passer du temps avec les Cambodgiens qui sont particulièrement souriants et accueillants et … bien manger !
Dans la catégorie des choses à faire si on passe quelques jours à Saigon, je conseille dans hésiter le food tour avec Saigon Cooking Class.
L’occasion pendant une matinée complète de goûter à tout un tas de fruits, boissons et petits plats super typiques que l’on regarde parfois d’un air un peu suspicieux. En route donc pour le D3.
Dimanche matin, 8h30, rendez vous au dessus du restaurant Hoa Tuc, non pas pour un cours de cuisine cette fois mais pour prendre un taxi et rejoindre un marché du D3 qui ne fait pas partie de ceux qu’on trouve dans les guides et pour cause : il n’est pas franchement officiel.
En fait ce sont surtout les habitants de la rue qui utilisent leur pallier, leur rez de chaussée ou tout simplement le trottoir pour vendre … ce qu’ils ont envie de vendre : des fruits, de la viande, des chaussures, des légumes, des poissons séchés, sans aucun ordre apparent, ce qui le différencie des marchés traditionnels sur lesquels les aliments sont au moins « rangés » par type.
C’est là que notre guide nous fait goûter quelques fruits étonnants : de toutes petites pommes marrons bien croquantes, des kakis sucrés, ou encore ce qui ressemble un peu à une grosse pomme verte bien ronde et bien lisse, et que ‘on masse un peu pour qu’elle soit meilleure.
L’occasion aussi de goûter une sorte d’infusion d’une dizaine d’herbes mélangées, ça donne une boisson marron, sucrée et servie très fraîche dans des petites bouteilles en plastique et c’est vraiment délicieux.
Ensuite direction le marché Vuon Chuoi, plus officiel celui-ci, où l’on retrouve les stands traditionnels. L’occasion de goûter aux banana fritters, des beignets de banane dans une pâte généreuse mais sans le sucre qui en gâcherait tout le goût.
Ensuite il est temps de passer au salé. Direction donc un tout petit stand accolé à une maison où la cuisinière prépare les plats dans sa propre cuisine, étendue un peu sur le trottoir. Nous voilà assis sur de tout petits tabourets autour d’une table non moins petite. Au menu : rice flour with eggs : des petits carrés de pâte de farine de riz sautés au wok, mixés à des oeufs frais et arrosés de sauce soja. Ce sera mon plat préféré de la matinée.
Au menu aussi du sticky rice dans des feuilles de bambous qui lui ont donné une couleur marron. L’un salé à la viande, l’autre plus sucré à la purée de haricots de soja. C’est apparemment un plat très apprécié par les étudiants : facile à transporter et à manger, coupe faim et ps cher du tout.
Au menu enfin des banh xèo, les fameuses crêpes croustillantes dans lesquels on trouve des légumes et.ou de la viande, et que l’on enveloppe dans plusieurs sortes de feuilles aromatiques avant de les tremper dans une sauce aigre-douce.
En accompagnement de tout ça, un café vietnamien pour certain (attention, c’est fort) ou un jus de canne. On en vit un peu partout, c’est vraiment très bon, sans sucre ajouté (il y en a suffisamment dans la canne) et servi avec le jus d’un ou deux kumquats ce qui relève encore un peu le goût.
Nous voilà repus, nous continuons donc mais c’est loin d’être terminé ! Nous continuons donc notre chemin vers LE spécialiste des banh mi mais passons d’abord par le marché aux fleurs le plus grand de Saigon, où l’on peut acheter des fleurs en grosses quantités pour de grandes occasions.
C’est aussi là que les fleuristes viennent s’approvisionner. Il y a énormément de choix, beaucoup de roses, de lys, des fleurs de lotus, des œillets et bien d’autres encore qui peuvent aussi être intégrés dans de magnifiques compositions.
Passé ce marché, avant dernière étape de notre parcours culinaire donc : le banh mi. Ici i ln’est pas servi tout prêt mais plutôt de manière traditionnelle, à composer soi même : petite poêlée d’œufs frits, coupelle de mayonnaise, coupelle de pâté, saucisson, concombres et pain frais bien croustillant, le tout accompagné de thé. C’est trop, mais c’est un régal.
Quelques bananes en brochettes plus tard, nous finissons par des nems et des brochettes de boeuf dans des feuilles de bétel qui finiront de nous emplir l’estomac.
Il est 12h30, ça fait quatre heures que l’on déambule en dégustant es spécialités locales et en découvrant les coutumes du coin. On a essayé et appris de nouvelles choses, il ne nous reste plus qu’ faire une sieste !
Saigon Cooking Class, Food Tour, 50$, de 8h30 à 12h30
Peut aussi se faire en scooter
Ça y est, vous y êtes et vous avez en tête les 10 choses à voir absolument à Saigon. Si ce n’est pas la plus belle ville du Vietnam, Saigon regorge cependant de choses à faire, encore plus qu’à voir.
En plus des 10 incontournables dont vous avez forcément déjà entendu parler (le quartier colonial, le musée de la guerre, la poste, etc.), voici les 10 choses à faire, et qui vous donneront une idée encore plus « locale » d’Ho Chi Minh City.
1 // Traverser la ville en scooter
On l’a beaucoup dit, traverser la rue est une expérience en soi à Ho Chi Minh City. Le principe : y aller, lentement mais sûrement, et ne surtout pas s’arrêter puisque tout ce qui circule (vélos, scooters, taxis, voitures, un peu moins les bus peut être) adaptera son itinéraire et sa conduite à votre présence, autrement dit accélérera, ralentira ou tournera légèrement pour vous éviter.
Mais au delà de l’expérience piétonne, il faut absolument tester le scooter. Je vous déconseille d’en prendre un par vous même avant d’avoir un peu l’habitude et d’avoir bien intégré la façon de conduire. Par contre, utilisez les applis Uber ou Grab et faites vous déposer à l’autre bout de la ville, trente minutes de frissons garantis, vous allez en prendre plein les yeux et voir la vie à Saigon, tout en frôlant les centaines d’autres deux roues de la ville ! Et tout ça pour une somme modique, peut être 2 ou 3 euros en fonction de votre destination (50 000 à 75 000 dongs)
2 // Acheter des mètres de tissus au marché Tan Dinh et se faire faire des vêtements sur mesure
Pas besoin d’aller jusque Hoi An pour vous faire faire des vêtements sur mesure et peu chers. Il suffit d’aller au marché Tan Dinh, de choisir parmi les centaines de tissus empilés dans ce petit marché étroit, tout proche de l’église la plus vieille de Saigon, l’église rose, et de remettre à une couturière un vêtement de votre choix pour qu’elle en fasse la copie exacte.
Il y a beaucoup de couturières en ville. A titre d’exemple, vous pourrez faire faire une robe pour 250 000 dongs, un haut pour 180 000 dongs.
Adresse : rue Hai Ba Trung
3 // Découvrir des petits restaurants cachés dans des ruelles improbables
A Saigon, il y a quelques endroits un peu cachés qui méritent qu’on oublie ses préjugés et qu’on s’y aventure … C’est le cas de deux restaurants notamment : Secret Garden et Moutain Retreat. On y sert une nourriture vietnamienne assez bonne, mais surtout c’est l’expérience d’emprunter de toutes petites rues où rien ne semble avoir bougé depuis des années, où l’on s’attend à tout sauf à trouver un restaurant.
Et c’est là qu’il faut se lancer : monter les escaliers qui souvent n’indiquent pas vraiment qu’un restaurant se trouve tout en haut. Une fois arrivés par contre, vous verrez comme c’est joli, agréable, aéré, ça vaut vraiment la peine.
Adresses :
Secret Garden au 158 de la rue Pasteur
Moutain Retreat au 36 de la rue Lê Lợi
4 // Prendre un cours de cuisine chez Hoa Tuc
On ne peut pas partir de Saigon sans y avoir pris un cours de cuisine. Je conseille tout particulièrement ceux de la Saigon Cooking Class by Hoa Tuc. Le cours est en deux temps : d’abord on passe une heure sur le marché à découvrir la partie alimentaire du fameux marché Ben Thanh et à acheter les derniers ingrédients nécessaires.
Ensuite on passe trois heures à cuisiner et à manger après chaque préparation : on arrive, la table de préparation est dressée avec tous les ingrédients, on prépare un premier plat, ensuite on change de table pour déguster le plat pendant que la première table est à nouveau préparée avec les ingrédients du plat précédent et ainsi de suite.
On sort de là en ayant passé un bon moment, en ayant l’impression d’être une chef en cuisine, et en ayant bien mangé !
Adresse : 74 Hai Bà Trưng, prix : 45$
5 // Tester la nourriture de rue
Quand on arrive au Vietnam, on nous dit toujours « tu vas voir tu vas super bien manger ». C’est vrai et faux, et finalement, pour avoir testé pas mal de choses, restaurants et autres, souvent, la nourriture que l’on achète dans la rue est la plus savoureuse. Il faut passer la barrière de l’hygiène et des doutes sur les modes de conservation car la plupart du temps, c’est très frais et cuisiné sur place.
Essayez donc les Banh Mi, les banh xéo, petites crêpes croustillantes fourrées de viandes et légumes cuites sous vos yeux, les phos, et encore plein de spécialités savoureuses. Pour en découvrir beaucoup, vous pouvez aussi opter pour le food tour de la Saigon Cooking Class qui est une super expérience également.
Food tour par Saigon Cooking Class : 50$
http://saigoncookingclass.com/our-services/street-food-tour/
6 // Se balader le matin le long de la rivière
On peut passer plus d’une heure à marcher le long de la rivière à partir du centre (le D1) et jusqu’au D5. En y allant de bon matin (avant 8 heures), on croisera des tas de gens qui font leur gymnastique du matin, qui suivent des cours de Tai Chi ou qui se baladent au frais, avant que le soleil ne chauffe déjà trop.
C’est vraiment agréable, et c’est une façon de découvrir la ville avant le bruit, les flots de scooters et la chaleur.
Adresse : démarrer au pont Dien Bien Phu sur le bras de rivière qui part vers l'Ouest
7 // Prendre un bateau pour Vung Tau et rentrer le lendemain
Si les plages du Vietnam ne font pas partie des plus belles plages d’Asie, on peut cependant profiter d’une petite escapade à la mer à partir de Saigon, et rejoindre en 2 heures de bateau ou deux heures de route, au choix, la petite ville balnéaire de Vung Tau, anciennement Cap Saint Jacques.
La mer est très très chaude, plutôt calme, et les plages privées des hôtels sont très propres et bien tenues. C’est l’occasion aussi de manger de très bons crustacés et de monter jusqu’à une grande statue du Christ pour les marcheurs près à gravir les 133 marches qui y mènent. Une belle parenthèse au calme et au soleil.
Compagnie de ferry pour réserver son billet : http://greenlines-dp.com/en/
8 // Partir une journée à moto à Cu Chi avec Onetrip
Cu Chi, c’est là où l’on peut voir une partie des tunnels créés pendant la guerre du Vietnam par les Viet Cong pour se cacher des Américains; ils servaient aussi de voie de communication, étaient reliés à la fameuse poste Ho Chi Minh et servaient pour à peut près tout puisqu’on y soignait les blessés, on y stockait des marchandises, des armes, etc. C’est un réseau assez époustouflant d’ingéniosité.
Plusieurs moyens pour y aller : transports publics, taxis, tours organisés, mais je vous conseille tout particulièrement d’y aller à moto avec Onetrip. On part tôt le matin chacun sur une moto avec évidemment un chauffeur/guide, on traverse Saigon, on s’arrête pour un vrai petit déjeuner vietnamien avec les guides et on fait le chemin jusqu’aux tunnels (une bonne heure et demie au moins), en s’arrêtant par des plantations d’hévéa, des fabriques de nouilles de riz, en traversant la campagne et ses rizières, le tout raconté par des guides vraiment sympas et agréables, qui vous emmènent hors des sentiers battus, et tout particulièrement dans les tunnels car ils évitent les parties avec trop de monde.
Le must : le déjeuner dans un petit restaurant local, le meilleur que j’ai eu l’occasion de goûter depuis que je suis à Saigon.
Bref, une journée vraiment géniale à faire sans hésiter.
AO show, c’est LE spectacle dont on parle à Saigon, un spectacle poétique qui raconte la vie quotidienne au Vietnam et ses évolutions récentes. La musique est une jolie musique traditionnelle, c’est un spectacle très esthétique, beaucoup d’instruments et d’accessoires en bambou et de belles acrobaties.
Une bonne façon de voir une autre facette du Vietnam plutôt pour les touristes mais pas un attrape-touriste, et le spectacle se produit à l’opéra, l’occasion donc d’y rentrer et de le découvrir.
AO show, billets et détails ici,à partir de 630 000 dongs
10 // Prendre un petit déjeuner au bird café dans le parc Tao Dan
S’il y a bien quelque chose que vous trouverez difficilement ailleurs, c’est le bird café du parc Tao Dan.
La bonne idée : y aller tôt un dimanche matin, vers 7h30-8 heures, pour y prendre un petit déjeuner local : soupes, banh mi, café, etc.
Vous y découvrirez une coutume très particulière puisque c’est le lieu où les propriétaires d’oiseaux viennent … promener leur oiseau : chacun arrive avec sa ou ses cages, l’accrochent sur la structure faite pour, et s’assoit avec un ou des amis, tournés bien sût vers les cages.
Les oiseaux pépient, ça fait un bruit incroyable, et c’est vraiment étonnant de voir cette gente masculine (quasiment pas de femmes) s’installer ici, puis recouvrir sa cage d’un linge et repartir dès que le soleil chauffe trop.
Ne pas manquer le reste du parc, très agréable où il se passe plein de choses …
L'adresse : parc Tao Dan, 57 Nguyễn Thị Minh Khai
Je précise que je ne suis payée par aucune des agences ou entreprises citées, et que je livre ici mes coups de coeur personnels.
Encore une belle quinzaine, entre weekend à la mer, détour par Singapour, découverte du quartier chinois et weekend à Saigon avec encore et toujours des choses à découvrir, gourmandises et bons moments.
1 // Visiter le China Town de Saigon, waouh !!
Depuis le temps que je devais voir le fameux « D5 », aussi appelé Cholon … La surprise a été à la hauteur de mon attente. Ce quartier, c’est un autre pays à lui tout seul. Entre rues bondées de scooters, hyperactives, marché dense et animé, pagodes et temples aux couleurs magiques, c’est un quartier à ne surtout pas rater à Saigon.
Pour certains, il sera trop vieux, trop sale, mal entretenu, mais ce serait vraiment une erreur de ne pas y flâner quelques heures pour apprécier l’atmosphère qui y règne et tomber sur des pagodes magnifiques.
Pour la visite complète, et plein de photos, c’est ici.
2 // Découvrir une nouvelle facette de Singapour : le Mac Ritchie Reservoir
Encore un week-end à Singapour, direction donc le Mac Ritchie Reservoir cette fois, véritable poumon vert au cœur de la ville. Le plus simple est d’y aller en taxi (environ 10 minutes du centre), attention, pour le retour, c’est plus compliqué puisqu’il n’y a pas de station de taxi, donc il faudra soit prendre son mal en patience, soit avoir une connexion pour appeler un uber.
Mais le détour vaut le coup : c’est immense, c’est vert, le plan d’eau est gigantesque, c’est comme toujours hyper bien tenu, et surtout c’est l’occasion de se balader parmi les macaques dans une forêt assez dense, de croiser des varans, ou tout simplement de se remplir les poumons d’un bon air presque frais et au calme.
3 // Manger mon dessert préféré au Hum à Thao Dien
Découverte à Thao Dien, on pensait pourtant avoir fait le tour des restaurants, mais non : voici Hum, un restaurant végétarien et thaïlandais franchement délicieux. Les plats sont frais, bien travaillés, les saveurs bien mariées, bref un régal.
Et surtout … Ils ont un délicieux sticky rice (riz gluant) au lait de coco et à la mangue en dessert, MON dessert asiatique préféré. On ne parlera pas de calories ici bien sûr …
4 // Passer un week-end à la mer à Mui Né côté dunes et côté plage
Après Vung Tau et Ho Tram, il me restait donc à découvrir le troisième « spot » de plage pas trop éloigné de Ho Chi Minh City, en l’occurrence Mui Né. Départ très tôt jeudi matin pour être quatre heures plus tard au bord de l’eau et sous un grand soleil.
En général, on va à Mui Né pour ses plages, pour faire du Kyte surf et pour découvrir ses dunes, sensées rappeler celles de Merzouga au Maroc. C’est aussi à Mui Ne que l’on peut visiter des fabriques de Nuoc Nam.
Une jolie surprise et surtout un temps magnifique ont fait de ce weekend un beau weekend de repos. Un seul conseil : viser plutôt la plage principale, notamment là où se trouve le Cocobeach resort. Elle est belle, propre, et le sable est fin.
Un conseil : éviter à l’inverse le bout de la jetée, là où sont les hôtels les plus reculés comme le Mui Ne Bay Resort, c’est trop éloigné de la ville, et surtout la plage n’est pas du tout propre.
5 // Découvrir encore de nouvelles choses à Saigon
Ça y est, je l’ai trouvé ! J’avais lu plusieurs fois qu’il y avait un bird café à Saigon : un lieu où des propriétaires d’oiseaux viennent « promener » leur animal tout en prenant un café. Il se trouve dans le parc de Tao Dan qui lui aussi mérite une visite.
C’est un endroit vraiment spécial; quasiment que des hommes y viennent entre amis de bon matin avec leur oiseau dont ils accrochent la cage sur une structure faite pour. Ils papotent, prennent un café, au son assez assourdissant de leurs oiseaux respectifs.
Dès que le soleil devient trop fort, vers 9 heures, chacun décroche sa cage, la couvre d’un tissu et rentre chez lui.
Le parc en lui même est vraiment agréable aussi, on s’y balade, on y fait du sport, du tai chi, on y croise des scouts, bref, on y vit.
Semaine dernière, en route pour le quartier chinois de Saigon, le fameux Cholon, encore appelé D5. Une vraie surprise, presque un choc, que ce quartier vivant, fourmillant de partout, de personnes, de scooters, d’objets, de marchands …
Et de magnifiques pagodes et temples à ne pas rater. J’étais loin d’imaginer une telle expérience en y allant. A ne pas manquer donc, et sans doute à revoir.
Comme beaucoup de grandes villes, Ho Chi Minh City a son quartier chinois, aussi appelé Cholon, dans le district 5. On y trouve quelques unes des plus belles pagodes d’Ho Chi Minh, un marché traditionnel, le marché Binh Tay, et une vie de quartier toute particulière.
J’ai mis un peu de temps à comprendre par quoi commencer, quel itinéraire suivre, et j’ai eu la chance de tomber presque par hasard sur des rues dont j’avais entendu parler mais dont je n’avais jamais réussi à trouver le nom exact, la rue des poissons par exemple. En fin d’article vous trouverez l’itinéraire que je conseille.
En plus de tomber sur des rues « à thèmes » : la rue des ciseaux, où plusieurs boutiques à la suite ne vendent que des ciseaux, ou la rue des décorations de Noël, franchement, c’est drôle (et kitsch pour ce qui est des décorations de Noël !)
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Pour commencer, rendez-vous au marché Binh Tay. Il est en travaux en ce moment mais les marchands sont quand même là, à l’extérieur.
Beaucoup de vendeurs de fruits séchés, et de noix et autres graines, de champignons séchés, mais pas seulement, on trouve de tout au marché Binh Tay, et on est beaucoup moins sollicités qu’au marché plus touristique de Ben Thanh.
Les différents stands sont entassés dans des allées plus qu’étroites où il est presque difficile de circuler. Chacun fait sa vie, souvent calculette à la main, dans des espaces réduits mais bien aménagés.
Stand du marché de Binh Tay
Les balances typique du marché de Binh Tay
Un stand très optimisé
On peut évidemment aussi manger sur le marché, et assister à la préparation des repas du midi qui seront ensuite livrés un peu partout dans le quartier.
Marché de Binh Tay
Marché de Binh Tay
Marché de Binh Tay
C’est vraiment un endroit à voir, un endroit vivant, animé, qui grouille de partout. Un peu à l’image du reste du quartier qui semble être encore plus rempli de scooters, avoir une circulation encore plus dense, et des espaces encore plus réduits.
On dirait que le temps s’est comme arrêté il y a quelques années, les fils électriques pendent partout par grosses grappes, la circulation semble encore plus chaotique, les immeubles moins bien entretenus, de même que les sols. Et pourtant, ça a un charme indéniable.
Deuxième étape de la visite, nous cherchons la fameuse rue des herboristes. L’occasion de croiser cet immense dragon, de petites cours colorées ou encore des bâtiments et balcons chargés et étroits.
Nous tombons par hasard par une rue dont je n’avais pas réussi à trouver le nom : la rue Luu Xuan Tin dans laquelle on trouve tout pour se faire un aquarium : poissons, décorations, aquariums, fontaines.
On est un peu mitigés quand on y est parce que les poissons sont conservés dans des conditions assez catastrophiques pour certains, en l’occurrence des combattants dans des sachets minuscules. Au point que les vendeurs font le tri entre les morts et les vivants.
Rue Luu Xuan Tin
Quelques combattants dans si peu d’eau
Poissons en bocaux
Nous continuons notre chemin et tombons sur la rue Luong Nhu Hoc, l’une des rue des herboristes car il y en a en fait plusieurs. Apparemment, cette rue est aussi connue pour ses lampions mais nous n’avons pas vu cette partie qui doit être très jolie de nuit et en saison, c’est à dire à la fête de la mi-automne.
Nous avons par contre pu sentir les bonnes et fortes odeurs des plantes dans les boutiques qui se suivent les unes derrière les autres, chacune dans leur style, ça vaut vraiment le détour.
Rue des herboristes
Rue des herboristes
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Ensuite, direction les pagodes et les temples dont regorge le quartier. Idéalement, il faut faire des choix car il y en a beaucoup. Nous en avons visiter trois bien différents et vraiment intéressants tous les trois.
D’abord la pagode Ong Bon au 264 Hải Thượng Lãn Ông. Elle a la particularité d’abriter une école, dont la sortie est assez drôle à voir. L’intérieur est beau, assez épuré par rapport à ce que nous verrons ensuite.
On trouve de très beaux objets anciens à l’intérieur également, personnellement je trouve les coffres magnifiques.
Magnifique coffre de la pagode Ong Bon
Pagode Ong Bon
Pagode Ong Bon
Deuxième étape, la pagode Tam Son Hoi, découverte un peu par hasard, au 118 Triệu Quang Phục. Complètement différente, toute de rouge recouverte à l’intérieur.
Pagode Tam Son Hoi Quan
Pagode Tam Son Hoi Quan
Pagode Tam Son Hoi Quan
Une autre atmosphère, comme l’impression que des gens vivent ici. Je ne suis pas assez experte pour expliquer le pourquoi du comment …
Troisième étape, le temple de Temple de Bà Thiên Hậu au 710 Nguyễn Trãi, l’un des plus visités, dédié à la déesse protectrice des navigateurs.
L’intérieur est un peu plus chargé, avec là encore de très beaux objets, de l’encens pour porter bonheur et de belles peintures aux murs.
Temple de Bà Thiên Hậu
Temple de Bà Thiên Hậu
Encens au temple de Bà Thiên Hậu
Enfin dernière étape et pas des moindres, la pagode Hội quán Nghĩa An au 676 Nguyễn Trãi. Il faut d’abord traverser une grande place pour se retrouver devant une très belle entrée.
Mais c’est l’intérieur qui est encore plus impressionnant, notamment les plafonds sophistiqués et colorés.
C’est vraiment épatant, on pourrait en faire des centaines de photos …
Pagode Hội quán Nghĩa
Pagode Hội quán Nghĩa
Pagode Hội quán Nghĩa
Et là aussi on tombe sur un coffre magnifique …
Pagode Hội quán Nghĩa
Magnifique coffre
En résumé, je conseille vivement une demie-journée dans le quartier chinois. Certains le trouveront trop sale, trop brouillon, mais je pense que ça vaut d’être vu, et les pagodes sont magnifiques.
L’itinéraire dans l’ordre :
Marché Binh Tay; le quitter via la rue Hai Thuong Lan Ong
Faire un petit détour à gauche par la rue Luu Xuan Tin
Récupérer la rue Luong Nhu Hoc; la quitter par la gauche pour reprendre la rue Hai Thuong Lan Ong
Les dernières semaines ont été chargées, et l’arrivée d’invités à Saigon a permis de revoir des choses ou d’en découvrir encore de nouvelles, sans compter un nouveau weekend à Singapour.
De quoi remplir largement cette dernière quinzaine (qui compte en fait trois semaines pour ceux qui suivent). Et il reste encore tellement à faire !
1 // Porter les robes confectionnées sur mesure
Après mon passage au marchés des tissus, j’ai confié les tissus que j’avais trouvés ainsi que deux robes achetées chez COS (conseillée par mon super coach en image) à une couturière pour qu’elle me les refasse à l’identique. La photo n’est pas celle de « ma » couturière qui travaille dans un petit atelier de Thao Dien et non pas sur un marché, pour autant, je suis sûre que cette dame fait des merveilles aussi.
Toujours est-il que c’est vraiment très réussi. C’est complètement fidèle aux modèles et bien sûr beaucoup moins cher. La couturière prend 280 000 dongs pour une robe et deux mètres de coton reviennent environ à 140 000 dongs, soit en tout un peu plus de seize euros la robe. Autant dire que je suis à nouveau en route vers chez elle ce matin pour d’autres confections !
2 // Faire ma première interview pour un dossier de l’écho des rizières
Ça y est, je me lance dans la rédaction d’articles pour le magazine de l’association des francophones au Vietnam dont j’ai déjà parlé : l’écho des rizières. Mon premier article sera sur le Parkview Square à Singapour et le second sur le parcours d’un Vietkiew que j’ai eu la chance d’interviewer.
Les Vietkiew sont des personnes d’origine vietnamienne qui ont quitté le Vietnam après la guerre, pour l’Europe et les Etats-Unis majoritairement, ont changé de nationalité pour la plupart et ont du s’intégrer dans une autre culture que la leur, puis ont choisi de revenir vivre au Vietnam. Des histoires passionnantes pour la plupart, à lire dans notre prochain numéro donc !
3 // Retourner à Singapour et découvrir deux nouveaux quartiers
Deuxième long weekend à Singapour, et deux nouveaux quartiers vraiment très agréables découverts. L’occasion de vérifier une nouvelle fois que Singapour semble être une ville vraiment agréable à vivre, aérée, verte, bien tenue.
D’abord Robertson Quay avec sa balade et ses terrasses au frais et au calme le long de la rivière. Ensuite le quartier de Katong avec ses maisons traditionnelles et son bord de mer tout proche. A ne pas rater donc pour ceux qui envisagent une visite à Singapour.
4 // Faire une visite guidée dans le centre de Saigon
Oui bien sûr, ce D1, nous l’avons déjà vu et revu, mais cette fois, l’idée c’était de se le faire raconter, et grand bien nous a pris de faire cette visite de deux heures trente accompagnée d’une passionnée du Vietnam.
L’occasion d’apprendre encore des choses, de voir la ville autrement, de découvrir des anecdotes et des lieux pas encore visités, il y en a encore tellement.
Je conseille vivement cette option pour ceux qui viennent seulement quelques jours. Vous avez beaucoup d’options : visites guidées en groupe plus ou moins petit (avec onetrip par exemple, génial pour la visite des tunnels de Cu Chi), privées, avec des locaux (avec Toursbylocals par exemple, jamais essayé mais de très bons avis), ou bien des expatriés passionnés qui vivent ici que vous finirez forcément par rencontrer.
5 // Faire un food tour de bon matin un dimanche
Nous ne l’avions pas encore fait, quelle erreur ! Dimanche dernier, rendez-vous avec la Saigon Cooking Class pour un food tour, autrement dit, quatre heures de découverte des spécialités culinaires de Saigon à la locale. Direction le D3 mais aussi le D1 et le D10. Surtout, à nous les beignets de bananes, les pâtes de riz frites en omelettes, les tisanes d’herbes fraîches, les jus de cannes, les banh mi traditionnels, les crêpes frites, ou encore les brochettes dans des beet leaves.
Nous avons aussi pu tester quelques nouveaux fruits délicieux, mais surtout, nous avons pu expérimenter le petit déjeuner dans des endroits typiques, dans des marchés alternatifs où les habitants utilisent tout simplement leur pas de portes pour vendre fruits, légumes, viandes, chaussures et j’en passe. Tout ça accompagnés par une guide adorable qui nous a expliqué beaucoup de choses. Je le recommande vivement.
6// Découvrir Hoi An sous la pluie et les inondations
Week-end de quatre jours dans le centre du Vietnam, au programme : Hoi An, puis Hué, deux villes classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une heure dix d’avion suffisent pour rejoindre Hoi An et découvrir ses jolies rues, sa rivière, ses boutiques, ses lampions, ses jolies soirées et … ses inondations.
Sacrée expérience que de vivre les conséquences du typhon qui a littéralement inondé la vieille ville. Résultat : évacuation en barque, dans la bonne humeur quand même, et retour anticipé à Saigon .
7 // Refaire un cours de cuisine
Rien de tel lorsque l’on a des visiteurs que de filer au Saigon Cooking class pour un cours de cuisine 100% vietnamienne. J’en avais déjà parlé ici, mais ça vaut la peine d’y retourner.
Au programme : visite du marché Benh Thanh pendant une heure pour finir les courses qui serviront à préparer les plats, puis trois heures de cuisine et de dégustation.
Au programme cette fois : des feuilles de moutarde roulées aux légumes croquants et crevettes, des boulettes de riz gluant farcies au porc et du boeuf à la citronnelle roulée dans des feuilles de bétel. L’occasion de découvrir encore de nouveaux ingrédients et de dire que « c’est moi qui l’ai fait » !
8 // Faire découvrir mon quartier
Depuis le temps que j’en parle, ça a été vraiment un plaisir de faire découvrir ce quartier qui est le mien depuis quelques mois : ses rues plus ou moins animées, plus ou moins traditionnelles, ses coqs et ses poules, son bord de rivière, ses petites échoppes, mais aussi la vie de la rue, le rythme des écoles, les restaurants ou les cafés que j’aime. On se sent encore plus chez soi dans ces occasions là.
Comme chacun sait, Hoi An fait partie du patrimoine mondial de L’Unesco, Hué, à 4 heures de route, idem, rien de mieux donc qu’un petit week-end de quatre jours pour partir à leur découverte. C’était sans compter sur le typhon Damrey, plus au Sud pourtant, et les inondations qu’il a provoquées.
Hoi An mérite sans aucun doute d’y passer quelques jours, pour les férus d’histoire, mais aussi pour le plaisir des yeux. Le vieux centre est vraiment beau, tout de jaune vêtu. Les rues sont piétonnes la plupart du temps, un vrai plaisir pour enfin pouvoir se balader, et aussi pour les oreilles (voir pourquoi ici, en rapport avec Saigon).
C’est une succession de vieilles maisons traditionnelles transformées souvent en de petites boutiques de souvenirs vraiment jolies, et bien sûr de tailleurs puisque Hoi An est aussi connue pour ça : en vingt-quatre ou quarante-huit heures, vous pouvez vous faire faire des vêtements sur mesure, soit à partir d’un modèle que vous avez, soit à partir d’un modèle exposé.
La pluie aidant, nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de nous y arrêter, pressés que nous étions de profiter des quelques moments d’accalmies pour visiter la ville avec une guide.
L’occasion de visiter des temples chinois et de vieilles maisons traditionnelles magnifiques et bien préservées. Pour tout dire cependant, j’ai re-découvert le tourisme à Hoi An, finalement assez absent à Ho Chi Minh : au dernier étage ou dans la dernière pièce de la maison que l’on vous fait visiter, vous tombez toujours sur une vente de nappes brodées, de souvenirs, de vieilles pièces de monnaie, d’encens, etc.
Mais Hoi An est aussi pleine de restaurants et de cafés où faire une pause quand il fait chaud, ou plutôt dans notre cas, quand il pleut.
Je conseille tout particulièrement le Reaching Out Tea House qui est tenu par des malentendants. Le lieu est vraiment beau, dans une vieille maison traditionnelle ouverte sur l’extérieur. On peut y prendre toutes sortes de thés, et en acheter aussi, accompagnés de biscuits maison dans une atmosphère assez cosy et surtout très calme.
L’histoire de ce café est bien plus longue, et elle est à découvrir ici. Mais pour un moment au sec et déguster de bons thés dans une vaisselle presque « dînette » pour nos standards européens, c’est vraiment chouette.
Parce que, vous l’aurez compris, notre séjour à Hoi An s’est terminé sous les eaux.
Samedi soir la pluie tombe fort, on achète des ponchos pour rejoindre notre hôtel, le Lantana Boutique Hotel que je conseille vivement d’ailleurs, super accueil, très bon petit déjeuner, vue sur la rivière et très jolies chambres.
Bref, dimanche, les valises sont faites, et nous sommes prêts à rejoindre le driver qui nous emmènera en un peu plus de cinq heures jusqu’à Hué que nous voulons visiter : sa cité impériale, ses tombeaux, sa rivière …
Mais c’est sans compter sur la pluie qui n’a cessé de toute la nuit et qui a fait déborder la rivière. Au petit matin donc, c’est simple : on ne distingue plus la rivière de la rue ni des trottoirs. Sur la photo ci-dessous, il faut imaginer que la veille, au pied de l’homme en poncho, il y avait quatre ou cinq marches, puis un trottoir, puis une rue de peut être trois ou quatre mètres de large et, enfin, la rivière.
Après quelques discussions, et le temps de comprendre la situation, le gérant nous donne dix minutes pour nous décider : soit nous partons pour Da Nang et l’aéroport qui nous permettra de rentrer à Saigon, soit nous restons à l’hôtel sans en sortir car l’eau va continuer de monter.
Nous choisissons de retourner à l’aéroport pour essayer de trouver un vol. J’ai peur que le trajet en voiture jusqu’à Hué ne soit trop dangereux et je ne vois pas tellement l’intérêt d’une journée de plus à l’hôtel sous la pluie. Résultat : c’est en barque que nous sommes évacués de l’hôtel pour rejoindre une voiture au sec.
En soi, l’expérience était assez drôle une fois que l’on a à peu près compris ce qu’il se passait. Le gérant de l’hôtel était plutôt zen et partout à Hoi An les habitants marquent au mur les crues précédentes, ils semblent y être habitués. Voir Hoi An de cette façon n’est tout de même pas commun.
Bien sûr, nous étions loin de penser que le typhon avait eu de telles conséquences et tué autant de personnes dans le centre du Vietnam. Hué n’avait apparemment pas connu de telles crues depuis des années.
Une expérience dont nous nous souviendrons donc longtemps … Quitte à retourner voir Hoi An sous le soleil cette fois …
2 bonnes adresses :
Le Lantana Boutique Hotel www.lantanahoian.com
La tea house www.reachingoutvietnam.com/teahouse/the-teahouse/
C’est ce qu’on dit, c’est ce qu’on entend, alors oui ou non est ce que Saigon est une ville si bruyante, ou bien plus bruyante qu’ailleurs ? Petit résumé de tout ce qui nous fait répondre OUI à cette question.
A peine arrivés ici, dans la recherche d’un appartement, l’idée était de trouver un endroit calme. Saigon ou pas, le calme, c’est important, pour se reposer, pour s’entendre penser, pour mieux dormir, bref tout simplement parce que c’est plus apaisant. La condition aurait été la même dans n’importe quelle autre ville et pour n’importe quelle autre recherche d’appartement.
Sauf qu’ici, on ne croyait pas si bien dire … En fait on pourrait dire qu’ici les bruits les plus présents sont au moins de 4 ordres.
1 // Tout ce qui se construit et se déconstruit
D’abord les travaux. Voilà, comme toute ville qui se développe, Ho Chi Minh est une ville en travaux. Mais pas toujours les travaux qu’on croit …
Vous avez bien sûr les grands buildings qui poussent un peu partout. On ne compte plus le nombre de grues disséminées dans le paysage. Futur condos, futurs centres commerciaux, futurs immeubles de bureaux, etc. Ça, plus le métro dont les travaux ont commencé il y a des années, qui devait être fini en 2017 et qui sera finalement peut être fini en 2010, à moins que ce ne soit 2025. Résultat, le chantier est là, avance de temps en temps, et attends des fonds la plupart du temps.
Mais vous avez aussi et surtout une sorte de renouvellement permanent des installations. Donc vous avez par exemple en bas de chez vous un petit quartier de maisons qui semble bien paisible, les maisons sont là, il ne semble pas y avoir d’espace disponible pour une maison de plus, c’est rassurant, on se dit c’est bon, on ne devrait pas avoir de travaux ici.
Erreur ! La vitesse à laquelle les maisons, restaurants, échoppes sont détruites et reconstruites est tout simplement hallucinante. Vous vous levez un matin et à la place d’un vieux restaurant, vous avez un terrain vague, qui ne reste évidemment pas vague bien longtemps, quelques jours plus tard, vous voyez une vingtaine de travailleurs débarquer et se lancer dans la construction d’autre chose.
Construction qui, elle, prendra beaucoup beaucoup plus de temps que la destruction bien sûr, à coup de scie, bétonneuses, grues, et j’en passe; et qui vit à l’heure du Vietnam : dès 7 heures du matin, les travaux commencent et point de samedi ou de dimanche, on peut travailler tous les jours sur les chantiers.
2 // Tout ce qui circule
On l’a déjà dit, Ho Chi Minh compterait plus de huit millions de scooters (pour huit millions et demi d’habitants, légende ou réalité, ce qui est sûr c’est qu’il y en a partout), plus de dix milles taxis sans compter les bus, camions, et autres véhicules particuliers. Autant dire que ça fait du monde dans les rues (et même sur les trottoirs).
En soit, peut-être rien de bien différent d’une autre grande ville. Sauf que … les scooters passent partout donc il est quasi impossible de se trouver dans une rue sans circulation et surtout sans klaxons.
Sachant surtout qu’ici le klaxon est utilisé à peu près pour tout : annoncer qu’on arrive, annoncer qu’on va tourner, demander à l’autre de se pousser, annoncer qu’on prend la priorité, annoncer qu’on a un gros chargement qui va prendre de la place, appeler quelqu’un pour qu’il vienne; j’ai vu des chauffeurs de taxi klaxonner à chaque fois qu’ils étaient derrière quelqu’un, à chaque fois qu’ils faisaient un petit écart, bref à chaque qu’ils faisaient … quelque chose au volant. Autant dire que c’est une symphonie 24h/24 de klaxons.
En fait un embouteillage à Saigon, bien sûr ça bloque la circulation, mais c’est aussi visuellement dense (les scooters sont vraiment collés les uns aux autres) et surtout très très bruyant.
3 // Tout ce qui vit dans la nature, projeté dans la ville
Bien sûr, puisqu’ici, les coqs et les poules ne sont pas réservés à la campagne donc réveil de bon matin, concert général tous les jours parce qu’il y en a à peu près partout, et à n’importe quelle heure (ils ne se synchronisent pas entre eux, dommage).
Nos amis les chiens ne sont pas en reste, ils montent la garde, se bagarrent dans la rue, jouent, bref, font aussi leur vie et c’est bien normal.
4 // Tout ce qui se passe dans la rue, qui est un lieu de vie en soi
Il se passe plein de choses dans les rues : on cuisine, on vend, on prend des cafés, on dort, on coud, on se fait couper les cheveux, on discute. Mais pas seulement : régulièrement, vous avez des vendeurs sur leurs scooters qui sillonnent les rues pour vous vendre tout un tas de choses comme par exemple des tapis. Armés d’un haut parleur ou bien d’une grosse enceinte, ils sillonnent les rues avec des messages que j’imagine du type « vendeur de tapis, de nattes; x dongs la natte ». Et on les entend dans tout le quartier.
Le Vietnam est aussi le pays du karaoké donc souvent le dimanche, c’est karaoké puissance maximum et voix de casseroles pendant une après-midi entière. Au début c’est drôle, après une heure ou deux, on s’enferme !
Autre exemple, on fait beaucoup de recup’ ici. Avec un peu de malchance, vous avez près de chez vous quelqu’un qui récupère des canettes pour en revendre la matière. Et là, misère, vous commencez à entendre des bruits de marteaux, vous jetez un œil par la fenêtre et vous constatez qu’ils ont des sacs entiers de canettes à écraser. Idem, deux solutions : patience ou bien clim et fenêtres fermées.
Ce ne sont que quelques exemples, mais c’est pour dire à quel point trouver du silence est chose rare, très rare, d’où l’envie parfois de partir en week-end, que ce soit à la mer, ou à la campagne.
Pour être honnête ici, je dois terminer par les bruits qu’on n’entend pas par rapport à une ville comme Paris. Par exemple, on n’entend quasiment jamais le bruit de gyrophares ou de sirènes, que ce soit celles des pompiers, de la police, ou des ambulances. J’ai été surprise en en entendant pour la première fois la semaine dernière (en trois mois et demi). D’ailleurs grosse différence ici, même si c’est un peu hors sujet : on ne voit ni la police ni les CRS, ni la sécurité comme on voit partout à Paris, et encore moins sur-armés comme chez nous …
On n’entend aussi assez peu vibrer de grosses cylindrées, voitures ou motos, du genre « attention me voilà », parce qu’en fait, ça circule beaucoup, mais à une vitesse plutôt faible, même sur les 3 ou 4 voies où l’on ne circule qu’à 80 km/h.
Pas de bruit de camions poubelles non plus; hier encore on se demandait comment se faisait le ramassage des ordures.
On voit parfois des sortes de mobylettes tirant une charrette de remplies de sacs et d’ordures mais impossible de savoir si c’est ponctuel ou organisé par la ville. Idem pour les camions qui nettoient les rues, c’est plus simple, il n’y en a pas.
Tout ça rend le Vietnam particulier et spécifique et je mets au défi quiconque de trouver des boules Quies ou équivalent. Parce que le bruit fait partie de la vie. Allez dans n’importe quel centre commercial et vous verrez comme c’est bruyant avec de la musique partout. S’il y avait du silence, en fait, ce serait tout à coup inquiétant … Mais en attendant, j’avoue que c’est surtout parfois juste « trop », et surtout très fatigant.
Quand on parle de Clarke Quay à Singapour, on pense plutôt à la nuit, aux bars, à la fête. Pourtant, dans la prolongation, il y a le Robertson quai « côté calme » vraiment agréable un jour de beau temps. Je vous y emmène le temps d’un petit déjeuner.
Pour ce deuxième week-end, j’ai choisi l’hôtel Park Hôtel Clarke Quay, histoire de découvrir un nouveau quartier. Je ne reviendrai pas sur l’hôtel qui malgré un joli bâtiment, un emplacement sympa, de jolies chambres et une belle vue n’a pas tenu toutes ses promesses.
Cependant, le quartier en lui-même valait vraiment le détour, encore plus par un joli samedi matin ensoleillé.
En fait, d’un côté vous avez Clarke Quay, très animé le soir, beaucoup de bars, de restaurants, et mêmes quelques attractions type fête foraine.
Il y a vraiment du monde, c’est très vivant, c’est jeune, c’est animé. Les ponts accueillent ceux qui préfèrent apporter leur boisson, sans doute moins chère que dans les bars où l’alcool est cher.
C’est l’occasion aussi d’apercevoir la ReDot Fine Art Gallery (ci-dessous), aussi belle de jour que de nuit.
Et de jour, c’est donc une tout autre ambiance qui vous attend du côté de Robertson Quay : bord de l’eau paisible, joggeurs, familles à vélo, tout ça au son des petits oiseaux. La promenade est bien aménagée, les terrasses vertes et aérées, parfaites pour un petit déjeuner au calme.
Il y a notamment le SPRMRKT qui propose une jolie terrasse et un délicieux granola. Bien sûr tout cela au prix singapourien autant dire cher, mais … C’est Singapour. Apparemment le salaire minimum net est de 2 500$ et la légende veut qu’un habitant sur dix y soit millionnaire.
Une belle balade à faire par beau temps en tout cas, au vert, au calme et loin de l’agitation que l’on peut connaître à Ho Chi Minh par exemple et que finalement je n’ai que peu ressentie à Singapour y compris aux heures de bureaux et dans les quartiers de bureaux comme One Raffles Place. Il y a du monde, bien sûr, en particulier à l’heure du déjeuner, mais c’est plutôt aéré, fluide, et on n’a pas l’impression de se marcher dessus.
Deuxième week-end à Singapour, l’occasion de découvrir un nouveau quartier : Katong, l’un des plus vieux de la ville, reconnaissable à ses très jolies maisons colorées. Le voici en images qui ne donnent qu’une envie : y habiter.
S’il n’est pas exactement central, situé plutôt à l’est de la ville, le quartier de Katong mérite vraiment le détour.
Il faut vraiment se balader dans la petite rue de Koon Seng Road, ci-dessus, et celles alentours qui ont chacune leur charme.
Les maisons rivalisent de couleurs et d’inventivité et le soin apporté aux façade est vraiment un plaisir à voir.
Côté couleurs, il y en a pour tout les goûts et tout ça vit en parfaite harmonie.
Pour ceux qui préfèrent un style un peu plus sobres, il y a aussi de quoi trouver son bonheur dans ses maisons typiques et aérées.
Il flotte dans ce quartier comme un air de calme, de sérénité, de douceur; et le vert et les fleurs qu’on retrouve ici comme partout à Singapour n’y sont pas pour rien. Idem pour les petits passages couverts ombragés et particulièrement soignés.
Dans une rue de Katong
Dans une rue de Katong
En résumé, une balade qui vaut vraiment le détour, on trouve plein de jolis restaurants et cafés; la bonne idée est d’y aller en milieu de matinée pour s’y promener, puis d’y déjeuner et ensuite de faire une pause ou sieste après déjeuner au bord de la mer toute proche (un quart d’heure à pied à peu près).
Vous y rencontrerez des familles qui y font leur barbecue, du vélo, du roller, ou tout simplement s’y reposent ou se baignent. Comme un air de vacances …
Encore une quinzaine bien chargée, et pleine de découvertes et de nouveautés plus de 3 mois après l’arrivée ici !
Du marché aux tissus en passant par le musée d’histoire, de la ville à la campagne, et toujours de restaurant en restaurant, il y a décidément de quoi faire …
1 // Découvrir la caverne d’Ali Baba (ou le marché des tissus)
Ça faisait plusieurs fois qu’on m’en parlait : le marché des tissus près de l’église rose. Avec Lucille nous avons donc décidé d’y faire un saut et là, surprise, c’est une véritable caverne d’Ali Baba : des montagnes de tissus. Coton, synthétique, lin, à motifs, unis, liberty, vichy, épais, fin …
Si on ne se méfie pas on en ressort avec des kilomètres de tissu, d’autant que les prix sont dérisoires, à coup de l’équivalent de deux euros cinquante le mètre de coton.
Prochaine étape : faire faire les robes sur mesure qui vont avec les beaux tissus avec lesquels nous sommes reparties !
2// Passer un week-end à la campagne
Après les week-ends à la mer, voici venu le temps des week-ends à la campagne.
Direction Cu Chi, à une quarantaine de kilomètres de Saigon aux Hameaux de l’Orient. L’occasion de se balader dans les champs, de croiser des buffles, de ralentir le rythme et le niveau sonore alentour.
A refaire sans aucun doute pour se reposer au vert.
3 // Visiter le musée d’histoire
Je continue les visites culturelles, en route pour le musée d’histoire avec visite guidée cette fois.
L’occasion d’apprendre plein de choses, sur l’histoire du Vietnam depuis l’âge de bronze (mais ne me demandez pas de tout vous re-raconter), mais aussi sur le ou plutôt les bouddhismes, de voir de magnifiques statues Cham et de magnifiques Bouddhas de différents pays asiatiques, et d’apprendre à les reconnaître : les Vietnamiens sont en général minces voir maigres, les japonais, eux, sont un peu plus joufflus et dodus, les Cambodgiens ont un sourire tout particulier, les Thaïlandais sont plus fins de visage, etc, etc.
L’occasion aussi d’apprendre à reconnaître les différents dieux : Brama, le dieu créateur reconnaissable à ses quatre têtes et le fait qu’il soit toujours sur une oie ou un cygne; Shiva, le dieu destructeur mais pour ensuite créer un nouveau monde, sur son taureau; Vishnou, le dieu de la conservation, sur son aigle; Ganesh, le dieu éléphant qui représente le savoir et l’enseignement, reconnaissable aussi à ses quatre bras, etc, etc.
4 // Redécouvrir le temple de Cao Dai
Temple du kitsch pour certains, ou de l’ouverture d’esprit pour d’autres, compte tenu du métissage dont est issu ce courant, inspiré de trois religions principales : le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme, mais aussi du christianisme.
Un édifice à voir en tout cas, ainsi que la cérémonie, même s’il n’est pas forcément utile d’y assister en entier (ça dure une heure et demie).
5 // Avoir le temps de faire des déjeuners, des dîners, de passer des heures au téléphone avec des amis
S’il y a bien une chose que je ne faisais plus quand je travaillais, c’était passer des heures au téléphone et faire des déjeuners à rallonge en semaine. Ici, le rythme est tout autre et c’est tout naturellement qu’on se décide, à l’avance ou à la dernière minute, pour aller déjeuner dans un nouveau restaurant.
Résultat, des heures à papoter, à rire, à se raconter sa vie, le tout dans une ambiance particulièrement bienveillante et bon enfant, sans jugement et sans codes. Et ça fait du bien …
Dernier restaurant découvert : le Hanayuki, restaurant japonais à tomber par terre, en particulier leur set lunch : pas de sushis mais des petits plats vraiment délicieux, avec de supers accords entre les ingrédients, bref, il faut y aller !
6 // Passer de l’Echo des Jardins à l’Echo des rizières
Après avoir remis à plat, retravaillé la forme et la ligne éditoriale de l’Echo des jardins chez Gamm vert, me voilà, pour des raisons non professionnelles cette fois, impliquée dans la rédaction de l’Echo des rizières, le magazine de l’association des francophones au Vietnam.
L’occasion de rencontrer encore de nouvelles personnes et de se lancer de petits challenges, à savoir aller interviewer des gens et en faire des articles, ou encore trouver des angles intéressants pour de nouveaux articles et de nouveaux sujets. Tout un programme …
Ce week-end, en route pour la campagne. Loin du bruit et de l’agitation de la ville, de ses scooters et de ses travaux, nous partons à la découverte de la campagne de Saigon, à seulement 40 km de la ville, direction les Hameaux de l’Orient et le temple de Cao Dai …
Quand on habite à Saigon et qu’on sait qu’on est là pour un temps donné, on essaye de profiter de tout ce que l’on peut faire et découvrir soit en avion avec tous les vols directs à partir de Saigon, soit en taxi ou bateau, à moins de 2 heures de la ville.
Ce week-end, direction les Hameaux de l’Orient donc, un hôtel bien des expats ici, et réputé pour son calme et son emplacement certes isolé mais … c’est justement ça que l’on cherche !
Mauvais début : la pluie et les embouteillages du vendredi soir pour traverser la ville ont décidé que 2 heures c’était trop court, nous mettrons donc 2h30 pour arriver à destination, affamés. Bonne surprise en arrivant, même après la pluie, le site de l’hôtel est très joli, immense et surtout très vert, et on a déjà pu apercevoir quelques buffles le long de la route.
Deuxième bonne surprise, l’hôtel est un hôtel familial tenu notamment par un couple qui a vécu en France. Résultat : la cuisine est une cuisine maison, mélange d’inspirations vietnamiennes et françaises et c’est vraiment délicieux, simple et délicieux. Tous les repas seront du même type avec le dimanche midi un buffet de plats vietnamiens vegan ! Un vrai régal …
Samedi matin, réveil au son des oiseaux, crapauds et autres bêtes de la nature, après un petit déjeuner aux confitures maison de tomates vertes, carambole et ananas. Nous voilà prêts pour aller découvrir le temple Cao Dai à une heure de route.
Au-delà d’être immense, la particularité de ce temple est donc d’appartenir au courant Cao Dai connu pour être le fruit d’un mélange entre art bouddhique et art chrétien.
A l’entrée, on tombe sur une fresque qui représente « les trois missionnaires divins envoyés comme guides spirituels de l’humanité pour réaliser la troisième alliance » et parmi eux … Victor Hugo qui écrit « Dieu et Humanité » et « Amour et Justice ». Étonnant non ?
L’intérieur est archi-chargé, coloré et kitsch, la cérémonie dure quasi une heure, sur fond de musique traditionnelle et sans aucune prière, discours ou sermon prononcé. Les femmes entrent par la gauche, les hommes par la droite, et chacun, une fois installé, est concentré sur ses prières.
A la sortie, et juste avant l’orage, des singes crapahutent dans ce qui, peut être, a été un parc et aujourd’hui leur est réservé, peut être un peu par défaut car c’est très sale, beaucoup d’ordures et de choses jetées qui les attirent.
Une dernière photo avant la pluie et nous voilà en route pour notre déjeuner. C’est le chauffeur de l’hôtel qui choisit le restaurant alors on est plein d’espoir, on se dit qu’il va nous emmener dans un petit truc local qu’il connaît.
Raté, malheureusement, et comme évidemment ça arrive, il nous a sans doute surtout amenés là où sa commission allait être la plus intéressante. Résultat, ce n’était pas bon et c’était cher. Passons … Retour vers l’hôtel pour l’après-midi.
Ça fait vraiment du bien d’être au calme et au vert même si le temps ne nous a pas gâtés. Le site est vraiment bien aménagé, avec beaucoup de plans d’eau, des nénuphars impressionnants, de petits ponts et tout ce qu’il faut pour se détendre. Il peut accueillir 100 personnes, autant dire que l’on ne se marche pas dessus et que chacun peut faire sa vie.
Dernier jour dimanche, l’occasion de se balader dans la campagne alentour et de découvrir la vie plus rurale.
Des buffles boueux et paresseux, des chiens à tous les coins de rue, beaucoup plus de vélos qu’en ville, et toujours bien sûr des scooters.
Des maisons dans un état dont on se demande si elles sont occupées, mais certains signes ne trompent pas : un vélo ou un scooter garé, un chien qui monte la garde ou du linge à sécher.
L’occasion d’un dernier footing pour le plus courageux, sous un soleil caché mais trompeur : chaleur et coups de soleil au rendez-vous …
En résumé, un bon week-end et un très bel endroit à conseiller. Les patrons de l’hôtels sont adorables, on mange bien, on se repose et le cadre alentour est super.
Leur site : www.hameauxorient.com, à partir de 35€ la nuit
Une nouvelle quinzaine sous la chaleur d’Ho Chi Minh City.
Nous partons à la découverte de nouveaux lieux : le consulat, l’hôpital Graal et le jardin botanique …
A la rencontre de nouvelles personnes …
Et de nouvelles saveurs, d’ici ou d’ailleurs.
1 // Continuer les visites de la ville
Les visites continuent, histoire de faire le tour de la ville, de ce qu’il y a à voir et aussi de s’occuper ! Trois nouveaux lieux ces derniers jours donc, avec sur certains des avis mitigés, mais on apprend toujours quelque chose.
Pour commencer, le consulat, une très belle bâtisse du 18ème, en plein centre de Saigon.
Intérieur du consulat français
Vaisselle du consulat français
C’est vraiment très beau et « dans son jus », l’ensemble est très aéré, très agréable, avec de très beaux carrelages, des volets en bois vert qui donnent un certain style, de grandes pièces avec de très beaux objets d’art et enfin un beau jardin, ça vaut vraiment le détour.
Ensuite dans la lignée des bâtiments coloniaux, construits par les Français, peut se visiter l’Hôpital Graal, ancien hôpital militaire, construit en partie par les établissements Eiffel, aujourd’hui hôpital pour enfants.
La première impression est assez étrange puisque l’on se retrouve devant ce grand bâtiment aux étages duquel pend du linge à sécher. On voit tout de suite que c’est assez coloré, on ne dirait vraiment pas un hôpital.
En fait, c’est un ensemble de plusieurs bâtiments tous très beaux dans un grand parc assez vert et avec bien sûr beaucoup de jeux pour enfants, mais aussi une vierge et un bouddha pour aller prier.
Là où c’est un peu pu dérangeant c’est lorsqu’on longe les coursives extérieures, qui donnent directement sur les chambres. En fait, ce sont de longues chambres, ouvertes entièrement à chaque extrémité (le long des coursives donc) et sans aucune intimité.
D’une part parce qu’elles sont ouvertes des deux côtés, mais sans climatisation, c’est indispensable, d’autre part parce que chaque chambre compte 8 lits alignés à la verticale 4 par 4 et collés les uns aux autres.
La plupart des parents sont sur les lits avec leurs enfants et sont surtout un peu partout dans l’hôpital sur des hamacs ou à même le sol sur des nattes : dans les chambres entre les lits, devant les chambres, sur les paliers, dans les escaliers. Certains font à manger, d’autres la lessive, la plupart dorment. Rien à voir avec les hôpitaux occidentaux que l’on peut connaître et j’avoue que cela fait une drôle d’impression …
Donc le bâtiment est à voir, on y entre sans problème, et sans doute que l’hôpital aussi, pour se rendre compte des conditions de soins.
Enfin dernière visite de la quinzaine … Le zoo.
En fait, nous voulions voir le jardin botanique avant de nous rendre compte que jardin botanique et zoo était une sorte de « deux en un ». Je n’ai pas souvenir d’avoir visité de zoo, si ce n’est Thoiry il y a très longtemps, donc ça m’a fait une impression étrange, et un peu dérangeante.
Les pauvres bêtes sont dans des cages de verres vraiment petites, aménagées dans le parc, mais les tigres et les lions par exemple sont sur du dur, c’est à dire pas d’herbe, par d’arbre, pas de vert … Les éléphants font des mouvements mécaniques, toujours les mêmes, comme s’ils étaient bloqués … Les crocodiles sont tellement amorphes qu’on se demande s’ils sont encore vivants.
Bref, ça fait un peu de peine pour ces animaux qui tournent en rond. Le seul bon moment était de voir une girafe courir après une autruche. On ne sait pas pourquoi mais elles avaient la chance d’être dans un grand enclos, et franchement c’était très drôle à voir !
2 // Traverser la ville sous des trombes d’eau pour aller à l’opéra
Et oui ! Le soir où nous avions réservé pour voir un ballet, la pluie était au rendez-vous, des trombes d’eau pendant plusieurs heures, résultat : des rues complètement inondées, au moins 30 ou 40 cm d’eau dans lesquelles le taxi passait comme si de rien n’était, habitué qu’il était. Pour certains scooters c’était un peu moins simple, certains se rangeaient sur le bas côté en attendant que la situation s’améliore mais tout en restant sous la pluie !
On voit vraiment que les gens ont l’habitude ici, ça n’a l’air de stresser personne et donc ça devient assez drôle à regarder (surtout du taxi, au sec !)
3 // Aller à un premier Cocktail
Mi-septembre a lieu le traditionnel cocktail de rentrée de la CCI et de l’association des francophones au Vietnam. L’occasion de rencontrer de nouvelles personnes et d’être enfin exposés à cette fameuse « communauté des Français ».
Une soirée vraiment sympa qui en effet nous a permis de rencontrer des gens avec qui, depuis, déjeuners et petits verres se suivent et ça fait vraiment plaisir de voir à quel point les choses sont plus simples ici. L’impression que j’ai est que personne ne juge personne. Tout le monde a envie de faire des rencontres, d’apprendre, de découvrir, et donc les premiers contacts sont à la fois beaucoup plus faciles et beaucoup plus agréables.
4 // Recommencer à travailler
C’était prévu en venant ici, ou en tout cas, c’était une possibilité … Contribuer au projet de lancement d’un nouveau concept à Singapour.
Bien sûr je ne vais pas en dire beaucoup plus ici puisque c’est nouveau et donc un peu confidentiel, mais ça me permet de me replonger dans des sujets de communication de marque, et surtout … de refaire travailler mon cerveau, qui ne s’en porte pas plus mal, tant que j’arrive à ne pas me mettre trop de pression toute seule …
5 // Un bon riz gluant
Trouver enfin un vrai bon riz gluant à Saigon ! Je suis super contente d’avoir découvert le restaurant Ngong rien que pour ça.
Il y aurait beaucoup plus à dire sur ce restaurant très joli, immense, qui propose plusieurs types de cuisine : vietnamienne, chinoise, thaï, japonaise et coréenne (si je n’oublie rien). Les chefs cuisinent devant les clients, chacun devant ses fourneaux sur sa spécialité et c’est vraiment délicieux.
Et le riz gluant … est donc … à ne pas rater : 160 Pasteur.
6 // Goûter mon premier mooncake
Je vous l’accorde ce n’est pas forcément très très appétissant mais … c’est une tradition ici : on le mange à l’occasion de la fête de la mi-automne qui vient d’avoir lieu.
La surface peut être recouverte de symboles indiquant ce qu’il y a dedans (ils peuvent être salés ou sucrés), de mots comme longévité ou harmonie, du nom de la boulangerie qui les a produits et d’autres petites décorations.
Mais c’est l’intérieur qui attire toute l’attention avec le jaune d’oeuf (de canne) entier qui représente la pleine lune. Cela donne un gout vraiment unique à l’ensemble, sucré-salé, qu’il faut bien sûr à tester. En manger un entier par contre (ça fait à peu près 10 cm de diamètre) est une sorte de petit exploit tellement c’est dense.
7 // Retrouver des saveurs de chez nous
Je l’avoue, après trois mois ici, j’ai été enchantée de voir qu’à l’occasion du cocktail, dans les petits cadeaux que nous avions reçus, il y avait … une confiture de mûres.
Alors certes, elle ne valait pas une certaine gelée faite de mûres cueillies de nos propres mains, mais elle a été parfaite pour accompagner une semoule au lait, comme « quand on était petits ». Un vrai régal …
A très bientôt pour une nouvelle quinzaine des petits et grands plaisirs d’ici !
Retour de Ho Tram avec un très bel hôtel à partager pour ceux qui ont envie de passer un weekend au bord de l’eau, à 2h30 de voiture d’Ho Chi Minh.
Un petit paradis paisible, très bien tenu et où l’on se sent particulièrement bien.
Après les Padi Eco Villas à Bali (Ubud), voici un nouvel hôtel coup de cœur, au Vietnam cette fois. Je vous le présente en images …
Dès l’entrée de l’hôtel, le ton est donné, c’est très soigné, une sorte d’hôtel dans un immense jardin très vert, très touffu. De grands bungalows (en dur) sont disséminés dans ce jardin et le long de la plage pour certains, et des chambres, un peu moins chères, sont également proposées avec de jolis balcons.
L’accueil est vraiment parfait, très souriant, les personnes présentes sont vraiment là pour aider, que ce soit à l’accueil, au restaurant, à la piscine, au petit restaurant sur la plage. On sent qu’ils ont fait en sorte de soigner tous les détails, c’est vraiment bien décoré, bien aménagé et surtout … c’est très calme.
De notre bungalow, on entendait le bruit de la mer et … c’est à peu près tout. Non, à dire vrai, il y avait aussi les grenouilles le soir et les gecko jonchés un peu partout dans l’hôtel.
Ce gecko en particulier a été sympa de nous prévenir qu’il y avait quelques méduses dans l’eau …
En fait, on a croisé un peu de tout : des grenouilles tard le soir, des petits lézards blancs, de gros geckos, des écureuils, et à l’extérieur de l’hôtel des buffles, des chèvres, bref, c’est presque l’aventure.
L’hôtel propose deux piscines dont une d’eau de mer. Elles sont vraiment jolies toutes les deux, et là aussi transats, parasols, tout invite à la détente.
La plage longe l’hôtel, elle est immense, de sable fin plutôt clair, avec tout ce qu’il faut pour faire une belle pause : transats, canapés, parasols, etc.
Se balader dans l’hôtel vaut la peine, pour découvrir tous les petits endroits qui y ont été aménagés : le potager, les villas/résidences à louer pour une famille par exemple, qui ont leurs propres piscines, les petits chemins pour aller d’un bungalow à l’autre ou d’une piscine à l’autre.
Le restaurant est vraiment chouette aussi, même si, pour tout dire, on peut saturer assez vite d’y manger matin, midi et soir. Parce que l’hôtel est assez isolé. Je crois que la première « ville » est à 8 km.
En résumé, un séjour vraiment agréable, calme, idéal pour se reposer. Je recommande vraiment cet hôtel pour du farniente dans un cadre vert et soigné.
Les + / Les – par rapport à Vung Tau :
La plage à Ho Tram est plus grande mais aussi plus agitée et l’eau est moins propre et plus froide, ma préférence va à Vung Tau
L’hôtel est vraiment une expérience en soi, et je ne crois pas qu’il y ait son équivalent à Vung Tau
Beaucoup plus calme qu’à Vung Tau où il y a beaucoup plus de monde car beaucoup plus de proximité avec la ville et les autres hôtel
Pour tous les détails pratiques, rendez-vous sur leur site
Ici, je sais bien que certains ne me comprendront pas, en particulier tous ceux qui en Europe, en France et au Luxembourg en particulier, ont froid et vivent en ce moment sous un ciel gris, ou pire encore ceux qui sont actuellement sous la menace ou subissent les conséquences du passage des différents ouragans qui ont malheureusement fait la une de nos journaux ces derniers jours.
Pour autant après une semaine dernière assez éprouvante avec une bonne moyenne de 34 degrés dès le matin, j’ai été franchement ravie de voir la pluie tomber trois soirs de suite, et rafraîchir ainsi l’atmosphère pour quelques toutes petites heures.
Les orages sont assez impressionnants au passage : les éclairs illuminent tout aux alentours pendant quelques secondes, et quand ça tonne, on n’a pas très envie d’être en dessous. Mais derrière les baies vitrées, le spectacle vaut la peine …
2 // Découvrir trois nouveaux restaurants dont un particulièrement savoureux
Le Vietnam est connu pour sa bonne cuisine, les nems n’ont plus de secrets pour personne, les pho méritent d’être goûtés comme tout un tas de spécialités qui n’arrivent habituellement par jusqu’à nous.
Deux restaurants plutôt bons donc et un troisième vraiment savoureux.
D’abord le Com Moc, restaurant de spécialités de Hanoi, ici dans notre quartier de Thao Dien. Une salle assez jolie et de bons plats encore jamais goûtés jusqu’ici comme ce Bun Ca Ha Noi.
Ensuite Mitau, restaurant de spécialités de Hue, dans une petite rue du D1 dans laquelle nous n’aurions pas mis les pieds sans qu’on ne nous le recommande, et qui nous a fait découvrir un dessert maison à base de noix de coco pour accompagner le café : des languettes de noix de coco séchées mais épaisses et donc moelleuses à l’intérieur, pas trop sucrées, vraiment parfaites.
Et enfin le restaurant Propaganda, qui propose une cuisine vietnamienne un peu moins traditionnelle et qui vaut vraiment la peine. On y voit surtout des étrangers d’ailleurs. Sa terrasse est entre le palais de la réunification et la cathédrale, et le rapport qualité-prix du menu défie toute concurrence.
Après avoir découvert l’AFV, l’association des Francophones au Vietnam, place à l’ILV, International ladies of Vietnam que l’on m’a fait découvrir cette semaine, entre autres à l’occasion d’une partie de Mahjong.
Je connais le principe de jeu en ligne sur PC ou téléphone, mais rien à voir avec le « vrai » jeu, qui ressemble un peu au Rumiskub ou au rami des cartes, en un peu plus complexe et surtout avec plein de significations derrière chaque règle : on mélange les briquettes pour animer le yin et le yang et avoir de la chance, on monte le mur des fleurs, on joue avec des vents et des dragons, bref, c’est vraiment une pause agréable.
Tout ça en anglais, ce qui a le mérite de me faire pratiquer la langue donc c’est parfait !
4 // Redécouvrir le musée de la guerre, autrement appelé War Remnants Museum
Ici plaisir est un grand mot puisque l’on se parle du musée de la guerre qui évoque donc la guerre du Vietnam. Je l’avais déjà visité il y a … 12 ans, et j’en avais gardé un souvenir pas très agréable, notamment parce qu’ils exposaient les conséquence de l’agent orange « en vrai », c’est à dire pas en photos mais dans des bocaux renfermant toutes sortes de parties du corps humain conservées dans du formol. En tout cas, c’est le souvenir que j’en avais gardé.
Depuis ils ont du se dire que c’était un peu trop violent et le musée est constitué de tanks, hélicoptères, avions, armes et reproduction de prisons à l’extérieur, et de nombreuses photos et affiches à l’intérieur.
Pour être tout à fait honnête, je pense qu’il faut s’être renseigné en amont sur la guerre du Vietnam avant de visiter le musée. D’une part parce que c’est surtout une exposition de photos et de citations un peu moralisatrices, et d’autre part parce que le parti pris est plutôt anti-américain et donc ce que l’on voit surtout ce sont les conséquences (horribles) des actions américaines et notamment de l’utilisation de l’agent orange.
Pour autant c’est instructif même si ce que l’on retient avant toute chose c’est que ça a été une guerre horriblement violente. Cela interroge aussi sur le travail des photographes de guerre dont les photos exposées ici sont vraiment saisissantes. J’ai préféré une affiche anti-guerre pour évoquer ici ce musée.
5 // Partir en week-end à Ho Tram
Après Vung Tau, direction Ho Tram, à deux bonnes heures et demi de voiture de Ho Chi Minh, pour profiter du calme et de la mer. J’avais déjà évoqué ici un très bel hôtel à Bali : les Padi Bali Eco Villas. Je crois que j’ai trouvé son équivalent au Vietnam : le Ho Tram Beach Boutique resort & spa, à découvrir plus en détail ici.
Au-delà d’un accueil toujours parfait et très attentionné, l’hôtel est vraiment très beau. Il faut imaginer de grands bungalows disséminés dans un environnement très soigné et très verdoyant, au bord de la mer, au calme, sans voitures, sans scooters, sans bruit.
La plage est immense, et les piscines invitent clairement au farniente entre palmiers et eau bien chaude.
L’idéal pour faire une belle pause …
6 // Apprendre de nouvelles choses sur le Vietnam
J’ai assisté cette semaine à une conférence très intéressante de la CCIFV, chambre de commerce ici à Saigon.
Présentation de l’économie du Vietnam, des différentes lois à connaître pour un expatrié notamment concernant les Visas, impôts et taxes, idem sur les assurances santé, et enfin présentation sur les différentes interculturelles entre Vietnam et France, partie vraiment très intéressante, encore plus après trois mois ici, pour comprendre des choses du quotidien et les interpréter comme des spécificités culturelles. Les chiffres sont ici.
L’occasion de rencontrer encore de nouvelles personnes et de commencer à en revoir d’autres, il y a environ 10 000 Français au Vietnam, dont 7 000 à Saigon, et la communauté française est plutôt active et on se recroise assez facilement.
Faire du tourisme, c’est bien, découvrir la vie quotidienne au Vietnam, aussi, mais en apprendre un peu plus sur l’économie, c’est intéressant aussi. Voici quelques chiffres pour mieux comprendre, comparés quand c’est possible aux chiffres de la France.
Combien d’habitants ?
Le Vietnam compte 92 millions d’habitants, dont 70% vivent en zone rurale.
A titre de comparaison, la France compte 67 millions d’habitants (sur 644 000 km² contre 331 000 km² pour le Vietnam). 20% d’entre eux seulement vivent en zone rurale.
Quel âge ont ils ?
52% des Vietnamiens ont moins de 30 ans, ce qui en fait un pays très jeune, et d’ailleurs également une raison pour les investisseurs étrangers qui trouvent ici une main d’oeuvre jeune et dynamique, plutôt formée, et bien sûr, pour l’instant en tout cas, plutôt bon marché.
25% des Français ont moins de 20 ans, 50% entre 20 et 50 ans. La courbe de la population est légèrement différente donc …
Les Français au Vietnam, et vice-versa
Environ 10 000 Français vivent au Vietnam, dont 70% à Ho Chi Minh City, où les Français se sont historiquement installés, et ce même si la capitale du Vietnam est Hanoï. Rappelons ici que la capitale économique du Vietnam est Ho Chi Minh City. Il y a au Vietnam plus de 300 entreprises Françaises installées dont 70% le sont à Ho Chi Minh City.
Les Français sont loin de représenter la communauté étrangère la plus importante au Vietnam, les Coréens (qui sont 130 000 ici), les Japonais et les Chinois sont bien plus nombreux.
Il y aurait environ 300 000 Vietnamiens en France. L’histoire veut que les Vietnamiens soient d’abord venus en France en tant que soldats ou ouvriers pour y travailler pendant la première et la deuxième guerre mondiale. Ont bien sûr suivi plusieurs autres vagues d’immigration plus tard.
L’activité économique des Vietnamiens
54 millions de Vietnamiens sont actifs, à 47% dans l’agriculture, 22% dans l’industrie et 31% dans les services. Le pays étant encore très rural, ces chiffres s’expliquent assez facilement et la France importe d’ailleurs du Vietnam beaucoup de produit issus de l’agriculture.
Le PIB par habitant est de 2171$.
En France en 2014, « seuls » 29 millions de Français étaient actifs; en 2016, 76% travaillaient dans le tertiaire, 14% dans l’industrie, 6% dans la construction et seulement 3% dans l’agriculture (le dernier % travaillait dans un autre secteur que ceux cités). Le PIB par habitant en France était de 36 800$ l’année dernière, soit 17 fois plus qu’au Vietnam.
C’était la parenthèse économie du jour, histoire d’avoir quelques repères.
Pour plus de chiffres, rendez-vous sur le site de la CCI France Vietnam ou ici pour de beaux graphiques
Je parie que lorsque vous avez cherché où passer votre long week-end du 1er mai, Dusseldorf ne vous est pas venu en tête. Et pourtant … Entre son vieux centre ville, les bords du Rhin, son port, ses belles avenues et ses parcs bien verts, vous avez râté quelque chose. Voilà les 10 raisons d’y prévoir un week-end de trois jours maintenant qu’il fait beau.
1// POUR L’AMBIANCE A LA FOIS FAMILIALE, DETENDUE, FLEURIE, CHIC, VERTE ET FESTIVE A LA FOIS
A Dusseldorf, on se sent tout de suite bien. C’est une grande ville, la 7ème plus grande d’Allemagne, avec plus de 600 000 habitants, mais son centre est à la fois animé et calme.
Elle se classe aussi à la 7ème place des villes où il fait bon vivre en Allemagne, c’est la capitale de la mode en Allemagne et c’est enfin l’une des plus riches, ce dont vous ne manquerez pas de vous apercevoir, entre autre en regardant de près les voitures qui y circulent.
Mais c’est surtout une ville qui respire, on ne se sent pas les uns sur les autres; c’est assez vert et l’eau, que ce soit celle de son canal ou du Rhin ajoute un sentiment de douceur. Bref, on se sent bien à flâner dans ses rues.
2 // POUR LONGER L’AVENUE « KO »
Aussi appelée l’allée du Roi, et rue commerçante par excellence, elle longe le canal, et offre ainsi une promenade bien agréable entre magasins chics et verdure. Il paraît que le soir elle est recolonisée par des perroquets verts qui se nichent sur les platanes. Trois jolis ponts enjambent le canal qui s’arrête à la Corneliusplatz.
Longer cette avenue, c’est croiser des passants qui y flânent, voir passer un nombre incalculable de très belles voitures, éviter les vélos qui sont clairement prioritaires sur les trottoirs partagés, bref, avoir un condensé de la ville de Dusseldorf.
3 // POUR VISITER SA VIEILLE VILLE
Etonnamment calme le matin, elle se remplit un peu plus dans la journée, et pour cause, quand on parle d’elle, on parle aussi du « plus long comptoir du monde ». Aussi appelée Altstradt , elle réunit plus de 260 cafés, bars et restaurants. Ajoutez à cela des boutiques en tout genre et vous avez de quoi y passer des heures.
Vous pouvez même en profiter pour goûter l’Altbier, bière brune brassée de manière artisanale et qui fait la fierté de Dusseldorf. A toute heure vous verrez d’ailleurs des groupes d’amis autour de grandes tables hautes en bois en train de boire des pintes, entre filles, entre garçons, ou tous ensemble. On sent vraiment que c’est culturel et que ça fait partie de leur quotidien.
Autre particularité, on peut manger de tout, en provenance de n’importe quel pays du monde ici. C’est drôle, vous allez tomber sur la rue des Italiens, la rue des Grecs, la rue des Irlandais, la rue des Espagnols, comme si les restaurants étrangers s’étaient mis d’accord pour se regrouper par origine.
4 // POUR LE MARCHE DE LA CARLPLATZ
Puisqu’on parle de manger, une façon de tout goûter, c’est d’aller manger un midi sur le marché de la Carlplatz. L’ambiance est détendue, familiale, festive, le marché est joli comme tout et on y trouve de grandes tablées où on pourrait presque faire connaissance avec son voisin … si seulement on parlait Allemand bien sûr. En mai, c’est la saison des asperges, à ne pas râter là-bas mais on trouve aussi sur le marché des spécialités de saucisses, ou de streetfood, quasiment toutes accompagnées de bière bien sûr, mais aussi de vin blanc.
5 // POUR TROUVER LES 10 STATUES de CHRISTOPH POGGELER
Dusseldorf est aussi une ville de culture, et il faudra plus de trois jours pour profiter de ses musées Kunstakademie, collections K20 et K21 ou encore Kunstbunker, etc.
Par contre, en ville, on peut s’amuser à chercher les 10 statues en polyester, peintes à l’acrylique et créées par l’artiste dusserldorfois Christoph Pöggeler. Dispersées dans le centre, elles représentent la société. Elles peuvent surprendre parce qu’elles sont posées sur des colonnes d’affichage et il peut y avoir un certain contraste entre la statue et l’affiche juste en dessous !
6 // POUR LES BATIMENTS GEHRY ET LA VUE SUR LE PORT
Ce qui fait la particularité du port de Dusseldorf, c’est l’hétérogénéité de son architecture. On y retrouve tout un tas de styles qui mis ensemble fonctionnent tout simplement bien.
Ce qui attire vraiment l’attention, ce sont les bâtiments Gehry, couleur blanc et argent, aux murs inclinés et aux fenêtres étrangement fixées. C’est à l’architecte du Musée Guggenheim de Bilbao que l’on doit ces bâtiments qui valent vraiment le détour.
7 // POUR PROFITER DES BORDS DU RHIN
Sur les bords du Rhin, vous pourrez tout faire : chiner, danser le tango, regarder le coucher de soleil, faire un tour de manège, boire un verre, dîner, vous balader, vous allonger dans l’herbe. Ca vaut vraiment la peine de se faire cette ballade qui montre « la vraie vie » à Dusseldorf. Un immanquable. Vous pouvez par contre vous épargner la ballade en bateau d’une heure qui ne vous fera rien voir de plus.
8 // POUR BIEN MANGER
Trois jours à l’hôtel, c’est autant d’occasions de tester les restaurants de la ville. Dans nos préférés ce week-end :
Le super brunch au Bistrot et Bar drei Raum : une jolie terrasse, un brunch bien complet et bien frais à 13 euros
La brasserie Brauerei Zum Schiffchen, dans la vieille ville, qui est apparemment le plus vieux restaurant de Dusseldorf, où l’on vient manger en famille des plats typiques, et notamment un jaret de porc grillé énorme, ou le fameux boeuf mariné au vinaigre, ou encore des saucisses avec de la choucroute et bien sûr un applestrudel pour finir
Le Loft Mark Restaurant sur la Carlplatz : chouette ambiance de marché, on peut manger dedans ou dehors, c’est frais, bon et pas très cher
9 // POUR UN SAUNA D’EXCEPTION AU SPA NABALI
A une petite demi-heure de Dusseldorf en voiture, rendez-vous dans un lieu comme seuls les Allemands savent en faire. En pleine nature, au bord d’un lac et dans un décor inspiré de Bali, vous voici dans un immense spa de 20 000 m² avec 10 saunas, deux piscines et de nombreux d’endroits charmants et au calme, pour se reposer, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur au nord du lac et même pas temps froid. Après chaque sauna, une douche bien froide vous attend ainsi que le transat ou le fauteuil et la couverture qui fera de ce moment un vrai moment de détente. On peut aussi se faire masser ou tout simplement lire ou rêvasser.
Il faut y passer au minimum deux ou trois heures pour bien profiter des différents saunas et de leurs rituels, et notamment le Aufguss qui consiste à ce qu’un sauna meister pousse vers vous une vapeur intense crée par des boules de glaces posées à même les pierres chaudes, et qui contiennent des huiles essentielles. Le sentiment de chaleur est intense, il faut pouvoir le supporter ! A ce rituel peut s’ajouter un sel que l’on vient s’appliquer comme un peeling. C’est un vrai cérémonial qui vaut le détour.
A ne pas oublier pour bien profiter du spa : il faut absolument réserver sous peine de ne pas entrer et c’est un spa naturiste, comme la plupart des spas en Allemagne.
L’entrée coûte 25€ pour 2 heures, 35€ pour 4 heures. C’est ouvert de 9h à minuit. Venir avec serviette ou peignoir et tongs, pour éviter d’avoir à les louer.
10 // PARCE QUE C’EST A 30 MINUTES DE LA CATHEDRALE DE COLOGNE
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la cathédrale de Cologne vaut forcément une visite quand on est à Dusseldorf d’autant que ça ne prend que 30 minutes d’y aller en train et que la gare de Cologne est littéralement au pied de la cathédrale. Sa construction a démarré au 13ème siècle et c’est aujourd’hui la 3ème plus grande cathédrale gothique au monde, après la cathédrale de Séville et le Dôme de Milan.
L’intérieur est tout simplement grandiose, majestueux, immense, les vitraux sont impressionnants de même que la fameuse « Châsse des Rois mages » qui est magnifique.
La ville de Cologne en elle-même ne nous a pas forcément inspirés, mais rien que la cathédrale valait vraiment la visite.
En résumé, courrez à Dusseldorf, il a largement de quoi y passer un long week-end ! C’est joli, dépaysant, agréable, et il y a énormément de choses à faire. C’est clairement un coup de coeur.
COMMENT Y ALLER ?
En Thalys, en un peu moins de 4 heures, ou en avion, depuis Charles de Gaulle, en moins d’une heure.
ET AVEC LES ENFANTS ?
Super facile, que ce soit pour trouver de quoi manger qui ne soit pas exclusivement des frites et des steacks hâchés ou pour se déplacer (il y a un super réseau de trams très facile à emprunter). Quelques parcs proposent aussi de chouettes aires de jeux, et les bords du Rhin sont une attraction à part entière, de même que le canal de l’avenue Ko avec ses nids flottants et ses oiseaux.
Une nouvelle catégorie ici, Inspis lectures, pour ceux qui comme moi sont souvent à la recherche des petites pépites que l’on a envie de trouver et pas envie de lâcher, qu’on dévore de pages en pages et qui nous font du bien.